Un autre commentaire de marché situait l’open interest total d’ETH, toutes plateformes confondues, autour de 16,37 milliards de dollars, au-dessus de sa moyenne sur 14 jours, avec des funding rates mondiaux encore négatifs. Pris ensemble, ces éléments suggèrent que de nombreux traders vendaient le rebond plutôt que de le suivre franchement à la hausse.
Un short squeeze se produit lorsque des traders positionnés à la baisse sont forcés de fermer leurs positions parce que le prix monte. Sur les contrats perpétuels ETH, cela peut signifier des rachats volontaires de shorts ou des liquidations automatiques, deux mécanismes qui ajoutent de la pression acheteuse à un marché déjà orienté vers le haut.
Le scénario de squeeze devient plus crédible quand trois éléments se combinent :
Un épisode récent illustre la vitesse à laquelle ce type de mouvement peut apparaître : un compte rendu a cité environ 24 millions de dollars de liquidations de positions short sur Binance pendant une heure qui a aussi enregistré environ 1,72 milliard de dollars de volume d’achat sur les dérivés ETH.
Un marché très short n’est pas forcément un marché qui va monter. De fortes positions vendeuses peuvent traduire des anticipations baissières sincères, des stratégies de couverture, une réduction du risque institutionnel ou une demande insuffisante.
Un rapport de mars liait ainsi des taux de financement très négatifs sur Binance à 210 millions de dollars de sorties sur les ETF Ethereum cotés aux États-Unis, à des risques macroéconomiques et à une baisse de l’activité on-chain.
Il existe aussi une nuance importante sur le positionnement. CryptoRank a noté que le funding commençait à se rapprocher de +0,01 % ; si cette évolution se confirme, le marché devient moins déséquilibré et le risque de short squeeze peut perdre en intensité avant même une grande cassure.
Dans les commentaires récents, la zone des 2 400 dollars ressort comme le seuil clé. Une cassure nette au-dessus de ce niveau renforcerait l’hypothèse du squeeze, car davantage de positions short se retrouveraient sous pression.
Mais le risque fonctionne dans les deux sens. Le même commentaire avertissait qu’un échec autour des 2 400 dollars pourrait ouvrir un risque de liquidations à la baisse vers environ 2 100 dollars. Dans ce cas, le levier accumulé ne servirait pas de carburant haussier : il pourrait au contraire accélérer un repli.
Pour l’ETH, la vraie question est simple : les vendeurs à découvert vont-ils se retrouver piégés, ou vont-ils être récompensés ? Les signaux les plus utiles sont les suivants :
L’accumulation rapportée de shorts ETH sur Binance doit être lue comme un signal de volatilité, pas comme la garantie d’un rally d’Ethereum. Si l’ETH franchit sa résistance pendant que le funding reste négatif, les vendeurs à découvert peuvent devenir des acheteurs forcés et accélérer la hausse.
À l’inverse, si l’ETH échoue sous résistance, ou si le funding se normalise avant une cassure, le scénario de squeeze peut s’essouffler — voire se transformer en pression baissière.