G P indique que 100 % des dirigeants interrogés utilisent l’IA, mais que 73 % estiment qu’au moins certains investissements ont été décevants ou inférieurs aux attentes [2][3]. La part des dirigeants déclarant utiliser agressivement l’IA pour innover est passée de 60 % l’an dernier à 42 % cette année [3].

Create a landscape editorial hero image for this Studio Global article: What does G-P’s latest AI at Work Report reveal about falling executive confidence in AI ROI, including the finding that 73% of executives s. Article summary: G-P’s 2026 AI at Work Report shows a clear shift from AI enthusiasm to ROI pressure: executives are still using AI, but many now say results are underwhelming, costly to validate, and harder to connect to real business v. Topic tags: general, general web. Reference image context from search candidates: Reference image 1: visual subject "With 73% of executives reporting at least some of their AI investments fell short of expectations over the past 12 months, this year's report" source context "The AI Reckoning: 73% of Executives Report Underwhelming ROI from AI Efforts as Focus Shifts from Hype to High-Stakes Pr" Reference image 2: visual subject "With 73% of ex
L’histoire de l’IA au bureau change de registre : moins d’effet vitrine, plus de comptes à rendre. Dans son rapport 2026 AI at Work, G-P, pour Globalization Partners, indique que tous les dirigeants interrogés utilisent l’IA, mais que 73 % jugent qu’au moins une partie de leurs investissements dans l’intelligence artificielle a été décevante ou inférieure aux attentes sur les douze derniers mois .
Le message est clair : le sujet n’est plus seulement de savoir si les entreprises déploient l’IA. Elles le font déjà. La vraie question devient : qu’est-ce que cela rapporte vraiment, une fois le travail de vérification, de correction et de pilotage pris en compte ?
Précision importante : le rapport repose sur une enquête menée auprès de 2 850 dirigeants dans six marchés mondiaux. Il reflète donc des perceptions de dirigeants, et non un audit financier détaillé entreprise par entreprise .
Les résultats de G-P dessinent un net passage de l’enthousiasme à l’exigence de preuve :
Le rapport ne dit pas que les entreprises abandonnent l’IA. Au contraire : G-P affirme que tous les dirigeants interrogés l’utilisent . Le basculement est ailleurs. Les dirigeants semblent passer d’une logique de déploiement à une logique de rendement mesurable.
C’est un changement notable par rapport au cycle précédent. Le rapport G-P 2025 AI at Work mettait l’accent sur l’accélération : 91 % des dirigeants déclaraient alors étendre activement leurs initiatives IA, et 74 % considéraient l’IA comme essentielle au succès de leur entreprise . En 2026, l’IA reste partout, mais le vocabulaire dominant devient celui de la responsabilité, du test et du retour sur investissement
.
G-P n’est pas seul à signaler ce décalage entre adoption et valeur. Boston Consulting Group a rapporté que 60 % des entreprises n’obtenaient pas de valeur tangible de l’IA à grande échelle, tandis que 35 % voyaient certains retours sans aller assez loin ou assez vite . McKinsey a de son côté constaté que 92 % des entreprises prévoyaient d’augmenter leurs investissements IA sur trois ans, mais que seulement 1 % des dirigeants jugeaient leur organisation assez mature pour avoir pleinement intégré l’IA aux flux de travail et en tirer des résultats commerciaux substantiels
.
Une partie du problème vient d’un effet très concret : l’IA peut produire vite, mais ce qu’elle produit doit souvent être relu, corrigé ou sécurisé. Selon G-P, 69 % des dirigeants déclarent que les salariés consacrent davantage de temps à surveiller, examiner ou mettre à jour du contenu généré par l’IA .
Autrement dit, un outil peut générer en quelques secondes un brouillon, une synthèse, du code ou une réponse client, tout en transférant la charge vers des humains chargés de vérifier l’exactitude, de réécrire, de gérer les risques ou de nettoyer les erreurs.
C’est là que la distinction devient essentielle entre productivité brute et productivité nette. Si l’IA augmente le volume produit mais oblige ensuite à multiplier les contrôles, le gain réel dépend de l’ensemble du processus, pas seulement de l’étape automatisée. Des travaux de Workday relayés par Channel Insider vont dans le même sens : les gains de temps liés à l’IA peuvent être absorbés par le retravail, notamment la correction d’erreurs, la réécriture et la double vérification des résultats générés par l’IA .
G-P met aussi en lumière un risque plus managérial : confondre activité IA et valeur économique. Le rapport indique que 88 % des dirigeants craignent que des salariés utilisent l’IA pour donner l’impression d’être productifs ou pour satisfaire des consignes d’usage, sans produire de résultats vraiment utiles à l’entreprise . Près de la moitié, 47 %, se disent très ou extrêmement préoccupés par le fait que cette situation existe déjà
.
Cela invite à se méfier des indicateurs trop superficiels : nombre de connexions à un outil, volume de prompts, quantité de textes générés ou déclarations d’usage par les équipes. Ces métriques prouvent une activité. Elles ne prouvent pas que le travail est devenu meilleur, plus rapide, plus sûr ou plus rentable.
Le chiffre le plus sensible du rapport est sans doute celui-ci : 82 % des dirigeants disent que l’IA a réduit la valeur qu’ils accordent aux salariés humains . Le paradoxe est fort, car le même rapport montre que ces salariés restent très sollicités pour contrôler, surveiller et améliorer les résultats produits par l’IA
.
Ce constat ne signifie pas, à lui seul, que les humains deviennent inutiles. Il suggère plutôt que certaines organisations risquent de sous-estimer le jugement humain nécessaire pour rendre l’IA fiable et exploitable. McKinsey recommande d’ailleurs de concentrer les efforts sur des usages pratiques qui renforcent les salariés dans leur travail quotidien et qui relient l’IA à des résultats mesurables, plutôt que de la traiter comme un simple déploiement technologique .
Le rapport G-P pousse les entreprises à déplacer leur tableau de bord : moins de métriques d’adoption, plus d’indicateurs de résultats. Une grille plus solide pourrait suivre :
La question centrale n’est donc plus : « Les équipes utilisent-elles l’IA ? » Elle devient : « L’IA améliore-t-elle réellement le travail validé qui compte pour l’entreprise ? »
Le rapport 2026 AI at Work de G-P n’est pas un réquisitoire contre l’IA. C’est un signal de maturité. Les dirigeants ne contestent pas l’importance de la technologie ; ils demandent désormais qu’elle prouve sa valeur.
Le fait que 100 % des dirigeants interrogés disent utiliser l’IA, tandis que 73 % jugent certains investissements décevants, résume bien le moment actuel . L’IA est entrée dans l’entreprise. Elle doit maintenant sortir du registre de la promesse pour démontrer, chiffres à l’appui, qu’elle améliore la productivité nette, la qualité et les résultats économiques.
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G P indique que 100 % des dirigeants interrogés utilisent l’IA, mais que 73 % estiment qu’au moins certains investissements ont été décevants ou inférieurs aux attentes [2][3].
G P indique que 100 % des dirigeants interrogés utilisent l’IA, mais que 73 % estiment qu’au moins certains investissements ont été décevants ou inférieurs aux attentes [2][3]. La part des dirigeants déclarant utiliser agressivement l’IA pour innover est passée de 60 % l’an dernier à 42 % cette année [3].
Le rapport pointe des coûts cachés : davantage de vérification humaine, des craintes de productivité de façade et une valeur accordée aux salariés qui se dégrade [3].