Ces chiffres proviennent de plusieurs instantanés de données et ne doivent donc pas être interprétés comme une lecture au tick près du marché. Une analyse antérieure évoquait par exemple un prix de revient de 68 700 $ et une perte d’environ 7,2 %, tandis que l’analyse plus récente retenait 67 300 $ et 6 %. Le message de fond reste toutefois le même : les acheteurs récents n’ont pas encore retrouvé leur seuil de rentabilité.
Le STH MVRV serait resté sous la parité de 1,0 pendant 98 jours consécutifs, soit plus de trois mois. Cette durée est importante : rester longtemps sous son prix d’achat peut mettre à l’épreuve la conviction des investisseurs récents et concentrer l’attention d’un groupe important autour du même niveau d’équilibre.
Si le Bitcoin remontait vers 67 300 $, le détenteur à court terme moyen approcherait d’un point de sortie sans perte nominale. Cela pourrait réduire la pression liée aux ventes à perte, mais aussi créer une résistance. Après plusieurs mois de faiblesse, certains investisseurs pourraient en effet profiter d’un retour à l’équilibre pour vendre et sortir de leur position. Le prix de revient constitue donc à la fois un niveau de soulagement potentiel et une possible zone d’offre.
Le MVRV décrit la position d’une cohorte, tandis que le SOPR renseigne sur le comportement des bitcoins effectivement dépensés. Les deux indicateurs racontent ici une histoire complémentaire :
La situation est donc mieux décrite comme une phase de pertes maîtrisées que comme un nettoyage complet du marché. Cela ne signifie ni que le marché est sain, ni que la baisse est terminée. Les données montrent simplement des détenteurs sous l’eau, sans preuve qu’ils réalisent collectivement de lourdes pertes à grande échelle.
L’absence de capitulation aujourd’hui n’élimine pas la pression vendeuse latente. L’analyse citée identifie 59 300 $ comme un support important : tant que ce niveau tient, la structure baissière ne serait pas fortement dégradée ; en revanche, une rupture augmenterait le risque d’une correction plus profonde.
Une cassure nette pourrait accentuer les pertes latentes des détenteurs à court terme et tester la résistance du comportement actuel. Les ventes déclenchées par les stop-loss, les débouclages de positions à effet de levier et les sorties de détenteurs réticents pourraient alors se renforcer mutuellement. Il s’agit toutefois d’un scénario conditionnel, pas d’une prévision : les indicateurs actuels ne permettent pas d’affirmer qu’une rupture du support provoquerait automatiquement une capitulation.
Le signal de soulagement le plus clair serait une reprise durable vers le prix de revient estimé à 67 300 $. Un retour du MVRV vers sa parité de 1,0 réduirait les pertes latentes agrégées et pourrait diminuer l’incitation à vendre sous pression.
Un retour à l’équilibre ne garantirait toutefois pas une envolée immédiate. Les acheteurs récents pourraient utiliser ce niveau pour sortir de position, surtout après 98 jours passés dans le rouge. Le marché se retrouverait alors face à une tension classique : la remontée des cours réduit les ventes forcées à perte, mais elle peut aussi faire apparaître une offre de la part des investisseurs qui souhaitent simplement récupérer leur mise.
Les données relatives aux détenteurs à court terme décrivent un stress persistant, sans capitulation confirmée. Un STH MVRV proche de 0,94, une perte latente moyenne estimée à 6 % et 98 jours sous le seuil de rentabilité montrent que les acheteurs récents restent exposés. En parallèle, un SOPR sur sept jours proche de 0,996 indique que les pertes réalisées demeurent relativement faibles.
Pour l’instant, les éléments disponibles évoquent davantage une consolidation fragile ou une phase de pertes maîtrisées qu’un véritable mouvement de purge. Dans ce cadre, les deux niveaux à surveiller sont environ 59 300 $ à la baisse et 67 300 $, proche du prix de revient de la cohorte. Aucun de ces seuils ne constitue toutefois, à lui seul, un signal de marché garanti.