Une experte de l’ONU dénonce de graves abus présumés contre des détenus palestiniens depuis octobre 2023
La rapporteuse spéciale de l’ONU Alice Jill Edwards affirme que des mesures de détention d’urgence après le 7 octobre 2023 pourraient avoir exposé des détenus palestiniens à la torture, à des violences sexuelles et à... Au moins 94 Palestiniens seraient morts en détention israélienne depuis octobre 2023, ce qui néce...
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La rapporteuse spéciale de l’ONU Alice Jill Edwards affirme que des mesures de détention d’urgence après le 7 octobre 2023 pourraient avoir exposé des détenus palestiniens à la torture, à des violences sexuelles et à...
Au moins 94 Palestiniens seraient morts en détention israélienne depuis octobre 2023, ce qui nécessite selon elle des enquêtes indépendantes et transparentes.
Des milliers de Palestiniens ont été arrêtés depuis le début de la guerre, dont plusieurs milliers placés en détention administrative sans inculpation ni procès.
L’experte de l’ONU appelle également à enquêter sur les abus commis par tous les acteurs du conflit, y compris les groupes armés palestiniens.
What did UN Special Rapporteur Alice Jill Edwards allege about Israel’s treatment of Palestinian detainees since October 2023, including theUN Special Rapporteur Alice Jill Edwards has called for independent investigations into alleged torture and deaths involving Palestinian detainees held since October 2023.
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Depuis l’intensification du conflit à Gaza après les attaques du 7 octobre 2023, la rapporteuse spéciale des Nations unies sur la torture, Alice Jill Edwards, a exprimé à plusieurs reprises de fortes inquiétudes concernant le traitement de Palestiniens détenus par Israël. Selon elle, les mesures de détention d’urgence et les arrestations massives pourraient avoir exposé certains détenus à de graves violations des droits humains.
Les informations citées proviennent notamment de témoignages d’anciens détenus, d’organisations de défense des droits humains et de mécanismes de surveillance de l’ONU. Edwards souligne que ces accusations doivent faire l’objet d’enquêtes indépendantes et rapides afin d’établir les faits et, si nécessaire, de poursuivre les responsables.
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Que dois-je faire ensuite en pratique ?
Des milliers de Palestiniens ont été arrêtés depuis le début de la guerre, dont plusieurs milliers placés en détention administrative sans inculpation ni procès.
D’après l’experte onusienne, les mesures de sécurité mises en place après le 7 octobre auraient créé un environnement où certains détenus palestiniens auraient subi des traitements cruels, inhumains ou dégradants, voire des actes assimilables à de la torture.
Les témoignages et rapports cités évoquent notamment :
des passages à tabac et violences physiques graves
l’utilisation de positions de stress et d’entraves prolongées
la privation de sommeil et des menaces
des humiliations et traitements dégradants
le refus ou le retard d’accès aux soins médicaux
des accusations d’abus sexuels ou de torture à caractère sexuel
Selon Edwards, le nombre et la gravité des accusations suggèrent une possible défaillance dans le respect de l’obligation internationale de traiter les détenus avec humanité.
Allégations de violences sexuelles en détention
La rapporteuse spéciale a également attiré l’attention sur des accusations de violences sexuelles dans certains centres de détention.
En août 2024, elle s’est dite choquée par une accusation selon laquelle des soldats israéliens auraient agressé sexuellement un détenu palestinien. Elle a appelé à ce que les responsables soient poursuivis si les faits sont confirmés.
Elle rappelle que la torture sexuelle ou les traitements dégradants à caractère sexuel ne peuvent jamais être justifiés, même en temps de guerre ou d’état d’urgence.
Décès signalés en détention
L’experte de l’ONU a également évoqué des informations selon lesquelles au moins 94 Palestiniens seraient morts en détention israélienne depuis octobre 2023.
Elle estime que chaque décès doit faire l’objet d’une enquête rapide, impartiale et transparente, car les États ont l’obligation d’examiner toute mort survenue pendant une détention.
Inquiétudes sur les enquêtes et la responsabilité
Un autre point soulevé par Edwards concerne ce qu’elle décrit comme une possible « culture d’impunité » dans certains lieux de détention.
Selon elle, de nombreuses plaintes pour abus n’auraient pas fait l’objet d’enquêtes suffisantes, et les auteurs présumés seraient rarement poursuivis. Elle appelle les autorités israéliennes à garantir des enquêtes crédibles et à engager des poursuites lorsque les preuves le justifient.
L’ampleur des arrestations depuis octobre 2023
La question ne concerne pas seulement des cas individuels : la dimension des arrestations depuis le début de la guerre a également suscité une attention internationale.
Selon des rapports de l’ONU et d’organisations de suivi des droits humains :
des milliers de Palestiniens ont été arrêtés depuis octobre 2023.
Les arrestations ont eu lieu à Gaza et en Cisjordanie occupée, y compris parmi des civils, du personnel médical et d’autres personnes arrêtées lors d’opérations militaires.
Certaines estimations fondées sur des données liées au Service pénitentiaire israélien indiquaient 10 863 Palestiniens détenus dans des prisons et centres de détention israéliens.
La controverse autour de la détention administrative
Les experts de l’ONU soulignent également l’usage étendu de la détention administrative, un dispositif permettant d’emprisonner des personnes sans inculpation ni procès, souvent sur la base d’éléments de preuve confidentiels.
Un rapport d’un groupe de travail de l’ONU indique qu’environ 3 424 Palestiniens se trouvaient dans ce type de détention depuis octobre 2023.
Les organisations de défense des droits humains estiment que l’utilisation à grande échelle de ce mécanisme soulève des inquiétudes concernant le respect des garanties judiciaires et le risque de détention arbitraire.
Appel à enquêter sur les abus de tous les acteurs
Alice Jill Edwards insiste sur un point central : l’interdiction de la torture est absolue en droit international.
Elle appelle donc à des enquêtes indépendantes sur les abus commis par toutes les parties au conflit, y compris les groupes armés palestiniens.
Elle a notamment condamné les actes de torture ou de mauvais traitements infligés aux otages israéliens capturés lors des attaques du 7 octobre, rappelant que les règles du droit international humanitaire s’appliquent à tous les acteurs, étatiques ou non.
En résumé, la rapporteuse spéciale affirme que, quelles que soient les circonstances du conflit, toute personne détenue — israélienne ou palestinienne — doit être traitée avec humanité et protégée par le droit international.