Donald Trump a-t-il obtenu de Xi Jinping l’arrêt d’une éventuelle aide chinoise à l’Iran ? Les déclarations publiques ne permettent pas de le confirmer. Au lendemain de leurs entretiens du 24 septembre à la Maison-Blanche, l’ambassadeur des États-Unis en Chine, David Perdue, a décrit un avertissement américain et fait état d’assurances chinoises. Ces assurances ne constituent pas, à elles seules, une preuve que toute assistance a cessé.
17
21
Ce que Perdue a dit à CNBC et à Fox News
Sur CNBC, Perdue a expliqué que Washington avait prévenu Pékin plusieurs semaines auparavant : toute aide à l’Iran, directe ou indirecte — qu’il s’agisse de renseignements, de pièces ou de matériel militaire — était « totalement inacceptable ». Selon lui, Trump a répété ce message à Xi lors de leur rencontre. La liste citée par l’ambassadeur mentionne des pièces, mais ne désigne pas expressément des composants de drones.
17
Sur Fox News, Perdue a déclaré que la Chine avait assuré aux États-Unis ne pas aider l’Iran. Il a également évoqué « une certaine évolution » au cours du mois précédent, sans dire précisément ce qui avait changé. Les éléments cités ne permettent pas de vérifier indépendamment ces assurances. Trump a, de son côté, confirmé avoir parlé de la guerre en Iran avec Xi.
21
24
Pourquoi Washington insiste sur ce point
Avant le sommet, le Wall Street Journal a rapporté, en s’appuyant sur des responsables américains, que l’Iran avait obtenu auprès d’entités chinoises des images satellite à haute résolution d’une base américaine en Jordanie. Ces images auraient été acquises avant une attaque menée en juillet, qui a tué trois militaires américains. Reuters a indiqué que Trump avait d’abord minimisé ces informations. Elles soulèvent la question du rôle de ces entités, mais ne prouvent ni que Pékin a ordonné la transmission des images ni que celles-ci ont déterminé l’issue de l’attaque.
35
33
La sénatrice démocrate Jeanne Shaheen s’est appuyée sur ce dossier pour demander à Trump d’interroger Xi sur le soutien chinois à l’Iran. D’autres articles évoquent de possibles livraisons de lanceurs de missiles antiaériens de fabrication chinoise ; les éléments cités ne confirment toutefois ni une livraison de 400 lanceurs, ni un ciblage de navires américains, ni une modification des procédures de la marine américaine.
34
25
Une rencontre sur fond de discussions avec l’Iran
Pendant le sommet de Washington, Reuters a rapporté que des négociateurs américains et iraniens étudiaient une sortie progressive du conflit, qui pourrait comprendre la réouverture du détroit d’Ormuz et la levée du blocus économique américain. Le ministre iranien des Affaires étrangères a aussi indiqué que Téhéran avait transmis, par des intermédiaires, une proposition de réouverture du détroit sous conditions. Il s’agissait de pistes de négociation, pas d’un accord conclu.
2
18
Le sommet de trois jours s’est achevé le vendredi 25 septembre autour d’un thé à la Maison-Blanche et d’une visite aux Archives nationales. Reuters y a relevé peu d’avancées majeures. Sur l’Iran, la distinction demeure essentielle : Perdue rapporte ce que Washington a demandé et ce que Pékin aurait assuré, mais les informations citées ne permettent pas de dire si le flux d’une éventuelle assistance a changé.
19
17
21