OpenSharing ne se contente pas de reproduire ce que Delta Sharing savait déjà faire. Le protocole introduit des avancées significatives :
L'initiative a immédiatement convaincu un large éventail d'acteurs majeurs de la tech et de l'industrie. Parmi les organisations qui soutiennent le projet, on trouve des noms comme Amadeus, Atlassian, LSEG (London Stock Exchange Group), SAP, Stripe et OpenAI . Ce mélange d'éditeurs de logiciels d'entreprise, d'infrastructures financières et de laboratoires d'IA de pointe confirme qu'OpenSharing répond à un besoin réel, qui dépasse les frontières d'un seul secteur.
Le projet est hébergé sur le site opensharing.io et sa gouvernance est assurée par la Linux Foundation . Cette structure de gouvernance neutre est essentielle pour instaurer la confiance entre concurrents et garantir que le protocole évolue dans l'intérêt de toute la communauté, et non d'un fournisseur unique. C'est la garantie d'un standard véritablement ouvert.
L'arrivée d'OpenSharing intervient à un moment charnière. L'industrie de l'IA est confrontée à une fragmentation à plusieurs niveaux, des protocoles de communication entre agents jusqu'aux licences des modèles. La Linux Foundation est en première ligne sur ce front. Elle a déjà annoncé la création de la Fondation pour l'IA Agentique (AAIF) en décembre 2025, offrant un foyer neutre pour des projets comme le Model Context Protocol (MCP) d'Anthropic . Elle héberge également le protocole Agent2Agent (A2A), initialement conçu par Google, pour standardiser la communication sécurisée entre agents autonomes
.
OpenSharing complète parfaitement ces efforts en s'attaquant à la couche fondamentale des données et des actifs qui alimentent ces agents. L'accent mis sur le support du stockage sur site est un signal fort : de nombreuses industries régulées, comme la finance ou la santé, pourront collaborer sur l'IA tout en respectant des exigences strictes de souveraineté des données, en gardant leurs informations les plus sensibles à l'intérieur de leurs propres murs.