Le verdict est à la fois une victoire juridique pour Qualcomm et un résultat financier dérisoire : le 13 octobre 2026, un jury fédéral du Delaware a conclu qu’Arm avait violé son accord de licence d’architecture avec Qualcomm et intentionnellement perturbé sa relation commerciale avec Meta Platforms. Il n’a toutefois accordé à Qualcomm que 2 $ de dommages-intérêts nominaux.
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Deux griefs retenus, quatre autres écartés
Le jury a donné raison à Qualcomm sur deux points : la violation de l’accord de licence et l’ingérence intentionnelle dans sa relation avec Meta. Arm a, de son côté, déclaré que les jurés s’étaient prononcés en sa faveur sur quatre autres griefs et avaient accordé 1 $ pour chacun des deux griefs retenus contre elle.
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Ces 2 $ constituent une indemnité symbolique, et non une compensation des pertes commerciales plus importantes invoquées par Qualcomm. L’entreprise soutenait qu’une divulgation attribuée à Arm avait contribué à réduire de 170 millions de dollars la valeur d’un éventuel accord avec Meta ; Arm contestait ce lien. Les informations disponibles ne permettent pas d’établir que le jury a accepté cette estimation, ni de préciser pourquoi il a fixé l’indemnité à seulement 2 $.
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Les outils logiciels et le dossier Meta
Qualcomm reprochait à Arm de ne pas lui avoir fourni des correctifs logiciels et des outils de test de puces prévus par leur accord. Ces outils devaient notamment servir à tester les conceptions de puces de Qualcomm. Le verdict valide le grief contractuel retenu par le jury, mais ne signifie pas que toutes les accusations formulées au procès ont été reconnues.
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Le volet Meta portait sur une autre accusation de Qualcomm : Arm aurait divulgué, en 2024, un avertissement concernant la possible résiliation d’une licence importante, alors que Qualcomm cherchait à conclure un accord commercial avec Meta. Qualcomm affirmait que cette divulgation avait nui au projet ; Arm contestait le lien avec la valeur de l’accord. Il s’agissait d’allégations débattues pendant la procédure, et non de conclusions du jury sur chacun de ces détails.
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Pourquoi chaque entreprise revendique une victoire
Qualcomm met en avant les deux conclusions défavorables à Arm : la violation du contrat et l’ingérence intentionnelle. Arm insiste plutôt sur les quatre autres griefs remportés et sur le montant minimal accordé. L’entreprise estime aussi avoir agi de bonne foi et accuse Qualcomm d’avoir intenté cette procédure pour la priver de milliards de dollars de redevances. Cette dernière affirmation est la position d’Arm, pas une conclusion distincte du jury.
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Le résultat est donc partagé : Qualcomm a obtenu deux constats juridiques importants, mais l’indemnité symbolique et les succès d’Arm sur d’autres griefs limitent la portée pratique du verdict telle qu’elle ressort des informations disponibles. Les sources ne montrent pas que les 2 $ règlent à eux seuls le différend plus large sur les redevances.
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Réaction des marchés : des chiffres pris à des moments différents
Les comptes rendus boursiers ne donnent pas tous le même instantané. Reuters signalait qu’après le verdict, l’action Arm reculait d’environ 1 % tandis que celle de Qualcomm progressait d’environ 1 %. Un compte rendu ultérieur d’Investing.com indiquait qu’Arm avait effacé ses gains précédents et perdu plus de 3 %. Ces chiffres reflètent des moments différents de la séance, et non une seule mesure définitive de la réaction à la clôture.
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Un partenariat dégradé, des questions encore ouvertes
Le verdict est intervenu après un procès de cinq jours, le deuxième affrontement judiciaire entre les deux entreprises en deux ans. Reuters décrit une relation qui s’est détériorée après la prise de contrôle d’Arm par SoftBank, en 2016, et le virage d’Arm : au lieu de se limiter à concéder sous licence sa technologie pour la fabrication de puces, l’entreprise s’est aussi mise à vendre ses propres puces.
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Le différend actuel s’inscrit dans un contexte de tensions antérieures, notamment autour du rachat de Nuvia par Qualcomm. Les informations fournies indiquent qu’Arm a poursuivi Qualcomm en 2022 après cette acquisition, mais ne permettent pas de vérifier de manière fiable l’ensemble des développements judiciaires ultérieurs.
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Enfin, le verdict n’a pas clos tous les débats. Des questions liées aux redevances et aux négociations restaient entre les mains de la juge fédérale Maryellen Noreika. Les sources disponibles ne précisent pas l’issue de ces points encore en suspens.
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