Les projets liés à l’IA pourraient à eux seuls ajouter 25 à 30 GW de demande électrique, tandis que le pic de consommation en 2040 pourrait atteindre 165 GW. La hausse de 26,8 GW du pic prévu équivaut, à titre de comparaison, à environ 19 réacteurs APR1400 de 1,4 GW si elle était couverte uniquement par le nucléaire.
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Create a landscape editorial hero image for this Studio Global article: What did South Korea’s Climate, Energy and Environment Minister Kim Sung-hwan say about the country’s expected surge in electricity demand f. Article summary: Kim said electricity demand will rise sharply as Samsung Electronics and SK Hynix add chip capacity, AI data centres proliferate, and transport and heating are electrified. The government’s next long-term electricity pla. Topic tags: general, general web, government, news. Style: premium digital editorial illustration, source-backed research mood, clean composition, high detail, modern web publication hero. Use reference image context only for broad subject, composition, and topical grounding; do not copy the exact image. Avoid: logos, brand marks, copyrighted characters, real person likenesses, fake screenshots, UI text, readable text, watermarks, charts with
La planification électrique sud-coréenne est désormais guidée par une question industrielle majeure : comment fournir, sans interruption, l’électricité nécessaire aux usines de semi-conducteurs et aux centres de données d’intelligence artificielle, tout en électrifiant les transports et le chauffage et en réduisant l’usage du charbon ?
Le ministre du Climat, de l’Énergie et de l’Environnement, Kim Sung-hwan, estime que la demande va fortement augmenter avec l’expansion des capacités de Samsung Electronics et de SK Hynix, ainsi qu’avec la construction de nouveaux centres de données d’IA. Dans un entretien accordé à Reuters, il a indiqué que les seuls besoins liés à l’IA pourraient ajouter 25 à 30 GW de demande ; l’essor des véhicules électriques et l’abandon progressif des motorisations à essence accentuent encore cette pression. 9
La nouvelle projection gouvernementale situe le pic de demande électrique en 2040 entre 158,4 et 165 GW, soit 26,6 à 26,8 GW de plus que l’estimation d’avril, comprise entre 131,8 et 138,2 GW. Les industries de pointe et les centres de données d’IA représenteraient à eux seuls 36,2 à 36,5 GW du pic de consommation en 2040. 7
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L’enjeu ne se résume pas à une statistique nationale. Selon des analystes cités par Reuters, les quatre usines de fabrication de puces prévues dans le cluster du sud-ouest pourraient consommer l’équivalent de 70 à 80 % de la consommation annuelle actuelle réunie de Gwangju et des provinces du Jeolla du Nord et du Jeolla du Sud. 20
Une comparaison, souvent citée dans le débat public, donne la mesure du défi sans constituer un programme de construction : couvrir entièrement la hausse de 26,8 GW avec des réacteurs APR1400 de 1,4 GW supposerait environ 19 réacteurs. 7
La position de Kim Sung-hwan n’est pas que de nouvelles centrales nucléaires ont été approuvées. Il affirme plutôt qu’il faut examiner cette option. La production de semi-conducteurs exige une alimentation électrique stable 24 heures sur 24 ; selon lui, répondre à cette hausse de consommation avec les seules énergies renouvelables serait difficile, ce qui rend nécessaire un examen rapide de capacités nucléaires supplémentaires. 10
Cette décision doit être intégrée au 12e Plan de base pour l’approvisionnement et la demande d’électricité, la feuille de route sud-coréenne à l’horizon 2040. Le ministre a précisé qu’aucune conclusion n’avait encore été arrêtée sur l’inclusion de réacteurs supplémentaires et que le choix du mix de production passerait par une consultation publique, sans résultat prédéterminé. 25
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Dans ce débat, le nucléaire présente l’avantage de fournir en continu de grands volumes d’électricité bas carbone, un profil compatible avec le fonctionnement permanent des usines de puces et des data centers. Mais cela ne fait pas disparaître les questions de sûreté, de gestion des déchets radioactifs, d’implantation des sites et d’acceptabilité locale. Les sources disponibles ne fournissent ni sondage national fiable ni répartition chiffrée des opinions favorables et opposées : il serait donc hasardeux d’avancer un niveau précis de soutien de la population.
La Corée du Sud exploite 26 réacteurs nucléaires, pour une capacité totale de 26,05 GW, selon des informations de Reuters publiées en 2025. 21
En 2024, le nucléaire a produit 188,8 TWh, soit 31,7 % de l’électricité du pays, devenant sa première source de production. Le charbon et le GNL ont chacun produit 167,2 TWh, soit 28,1 %, tandis que les renouvelables ont atteint 63,2 TWh, soit 10,6 %. 17
L’objectif de développement des renouvelables est très supérieur aux capacités actuelles : le gouvernement prévoit de passer de 37 GW en 2025 à 220 GW en 2040. 40 Le choix ne se pose donc pas en termes de nucléaire contre renouvelables. Il porte sur la manière de combiner production renouvelable intermittente, capacités pilotables, stockage et lignes de transport afin d’alimenter de manière fiable des sites industriels en forte croissance.
Kim Sung-hwan a indiqué que les 6,3 GW de demande actuellement anticipés pour le cluster de semi-conducteurs du sud-ouest pouvaient être couverts par des ajouts relativement limités aux sources existantes. À son échelle prévue aujourd’hui, ce pôle n’aurait donc pas nécessairement besoin d’un réacteur dédié. 12
Le problème de fond est celui de l’architecture du système : le réseau pourra-t-il acheminer une électricité fiable vers les nouveaux sites industriels, et les moyens de production comme les lignes de transport pourront-ils être construits assez vite ? Le gouvernement a promis de répondre aux besoins en électricité et en eau industrielle du cluster, tout en modernisant le réseau face à l’augmentation de la demande des usines de puces et des serveurs d’IA. 11
Le solaire constitue un pilier de la stratégie nationale de renouvelables, tandis que le GNL devrait conserver une fonction importante de production pilotable lorsque le solaire et l’éolien produisent peu. Kim Sung-hwan a déclaré que la part du GNL dans la production électrique augmenterait inévitablement dans les discussions sur le prochain plan, malgré l’ampleur du déploiement prévu des renouvelables. 23
L’orientation annoncée par la Corée du Sud est une sortie progressive du charbon d’ici à 2040, avec un rôle majeur maintenu pour le nucléaire, aux côtés des renouvelables et d’un réseau électrique renforcé. 49
Les éléments fournis ne confirment toutefois pas l’existence d’une décision finale visant à conserver certaines centrales à charbon comme réserve d’urgence après cette date. Une telle option peut apparaître dans les discussions sur la sécurité d’approvisionnement, mais elle ne doit pas être présentée comme une politique déjà adoptée.
L’essentiel est là : la stratégie sud-coréenne dans l’IA et les semi-conducteurs est devenue une stratégie de système électrique. Le 12e plan devra trancher non seulement le volume d’électricité requis, mais aussi la localisation des capacités pilotables, des renouvelables, du réseau et des solutions de flexibilité — ainsi que la question de savoir si l’écart restant justifie de nouveaux réacteurs nucléaires.
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Les projets liés à l’IA pourraient à eux seuls ajouter 25 à 30 GW de demande électrique, tandis que le pic de consommation en 2040 pourrait atteindre 165 GW.
Les projets liés à l’IA pourraient à eux seuls ajouter 25 à 30 GW de demande électrique, tandis que le pic de consommation en 2040 pourrait atteindre 165 GW. La hausse de 26,8 GW du pic prévu équivaut, à titre de comparaison, à environ 19 réacteurs APR1400 de 1,4 GW si elle était couverte uniquement par le nucléaire.
Le gouvernement envisage un mix associant forte expansion des renouvelables, modernisation du réseau, rôle durable du nucléaire et du GNL, avec une sortie progressive du charbon d’ici à 2040.