Le patron de Nvidia, Jensen Huang, a qualifié de « normales et sans rien d’inhabituel » les relations commerciales de l’entreprise avec Megaspeed International, un client du secteur du cloud basé à Singapour. Sa réponse, le 29 octobre 2026, intervient après un article du New York Times sur Alice Huang, ancienne dirigeante de Megaspeed, également connue sous le nom de Huang Le. Selon le journal, des responsables américains l’auraient considérée comme une source de renseignement pour la Chine.
1
5
16
35
Ces éléments sont des évaluations et des allégations rapportées par la presse, pas des faits établis par un jugement public. Nvidia conteste pour sa part les accusations de détournement de ses puces.
5
16
Nvidia défend une relation commerciale ordinaire
Jensen Huang a présenté les échanges de Nvidia avec Megaspeed comme relevant de relations commerciales habituelles. Selon un compte rendu citant un porte-parole de l’entreprise, Nvidia a également décrit les interactions de son dirigeant avec Alice Huang comme des contacts d’affaires ordinaires.
35
36
L’entreprise a aussi répondu aux accusations antérieures selon lesquelles Megaspeed aurait contribué à acheminer des puces Nvidia vers la Chine. Elle affirme que ces accusations ont été « examinées en profondeur et réfutées l’an dernier ». Il s’agit de la position de Nvidia : cette déclaration ne constitue pas, à elle seule, une conclusion indépendante sur les faits.
5
16
Un article publié le lendemain indique que Nvidia avait examiné les déploiements de GPU de Megaspeed. Le compte rendu disponible ne précise ni l’étendue de cet examen ni ses conclusions.
42
Ce que rapporte l’enquête sur Alice Huang
Le New York Times, qui dit s’appuyer sur des personnes informées de rapports classifiés, rapporte que des responsables américains du renseignement auraient estimé qu’Alice Huang recueillait des informations pour Pékin. Le journal fait également état d’une relation étroite entre elle et Jensen Huang. Ces conclusions présumées du renseignement restent des allégations rapportées : elles ne sont pas publiquement établies par une décision de justice.
1
2
Selon des articles consacrés à l’enquête du Times, le président Donald Trump aurait été informé de ces renseignements environ un an auparavant, sans que l’affaire donne lieu à une action supplémentaire de sa part. Les informations disponibles ne détaillent pas le contenu complet de cette séance d’information.
5
9
Des soupçons autour de l’accès aux puces avancées
Des articles indiquent que les autorités américaines enquêtaient sur Megaspeed depuis la fin de 2024, dans un contexte de préoccupations liées à l’accès d’entreprises chinoises à des puces Nvidia avancées malgré les restrictions américaines à l’exportation.
37
38
Des registres commerciaux cités dans cette couverture montrent que la société sœur de Megaspeed en Malaisie a acheté au moins 4,8 milliards de dollars d’équipements avancés d’intelligence artificielle intégrant des technologies Nvidia, entre juin 2024 et février 2026. Ces achats éclairent le contexte de l’enquête, mais ne prouvent pas, à eux seuls, que du matériel a été détourné illégalement.
38
Ce que l’on peut conclure — et ce qui reste à établir
Deux éléments distincts sont au cœur de cette affaire : d’un côté, Nvidia présente sa relation avec Megaspeed comme habituelle et affirme que les accusations de détournement ont été réfutées ; de l’autre, le New York Times rapporte que des responsables du renseignement américain soupçonnaient Alice Huang de recueillir des informations pour la Chine. Les informations publiées ne transforment pas cette évaluation en constat juridique public et ne tranchent pas indépendamment la question d’un éventuel détournement de puces.
1
5
16