Geoffrey Hinton a jugé « non déraisonnable » l’idée d’un risque de 10 % que l’IA tue tous les humains dans les dix prochaines années, tout en soulignant que personne ne sait évaluer cette probabilité de façon fiable. Evan Hubinger, responsable de la science de l’alignement chez Anthropic, évalue lui aussi ce risque...
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Create a landscape editorial hero image for this Studio Global article: What did Nobel Prize-winning AI pioneer Geoffrey Hinton say about the probability that artificial intelligence could kill all humans within. Article summary: Geoffrey Hinton said that a 10% chance of AI killing all humans within the next decade “doesn’t seem an unreasonable estimate,” while stressing that no one can calculate such a probability reliably. His concern is not to. Topic tags: general. Style: premium digital editorial illustration, source-backed research mood, clean composition, high detail, modern web publication hero. Use reference image context only for broad subject, composition, and topical grounding; do not copy the exact image. Avoid: logos, brand marks, copyrighted characters, real person likenesses, fake screenshots, UI text, readable text, watermarks, charts with fake numbers, clickbait thumbnai
Geoffrey Hinton, informaticien lauréat du prix Nobel et figure pionnière de l’IA moderne, a estimé qu’une probabilité de 10 % que l’intelligence artificielle tue tous les humains au cours des dix prochaines années ne lui paraissait pas déraisonnable. Il a toutefois immédiatement posé une limite majeure à cette formule : « personne ne sait vraiment » produire une estimation sensée de ce risque. 9
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Il ne s’agit donc ni d’une prédiction selon laquelle l’extinction va se produire, ni d’une affirmation que les chatbots actuels représentent déjà un tel danger. Son avertissement repose sur une logique de précaution : des systèmes futurs, beaucoup plus capables que les humains et difficiles à contrôler, pourraient présenter des risques extrêmes.
Dans son entretien à l’émission Newsnight de la BBC, Geoffrey Hinton a accepté l’idée qu’un risque de 10 % d’extinction humaine causée par l’IA dans la décennie n’était pas une estimation absurde. Son raisonnement tient d’abord à l’inconnu : l’humanité n’a jamais eu à coexister avec des entités susceptibles de devenir plus intelligentes qu’elle. 9
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Hinton avait déjà avancé des évaluations préoccupantes sur un horizon plus long. Fin 2024, il évoquait une probabilité de 10 % à 20 % que l’IA entraîne l’extinction humaine en trente ans ; en 2025, il a précisé qu’il s’agissait d’une intuition, et non d’une prévision calculée. 14
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La nuance est déterminante : une estimation de risque ne signifie pas qu’un événement est inévitable. Pour Hinton, l’ampleur potentielle des conséquences justifie la prudence, précisément parce que l’incertitude demeure immense.
Le scénario envisagé n’est pas celui d’une révolte de machines digne d’un film. Hinton redoute plutôt qu’un système doté de capacités stratégiques et techniques très supérieures à celles des humains puisse provoquer le chaos ou poursuivre des objectifs incompatibles avec les intérêts humains.
Parmi les voies de nuisance évoquées figurent la manipulation de personnes, la création de virus biologiques ou informatiques, des cyberattaques ou encore la perturbation d’infrastructures critiques. Ce sont des mécanismes théoriques de dommages liés à de futurs systèmes très puissants, et non des capacités démontrées par les outils d’IA actuels. 10
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Cette distinction est centrale. Evan Hubinger, qui dirige les travaux sur la science de l’alignement chez Anthropic, a explicitement estimé que le risque posé par les modèles existants était faible. Son inquiétude, comme celle de Hinton, porte sur des systèmes qui deviendraient bien plus capables ou s’amélioreraient eux-mêmes plus rapidement que les chercheurs ne pourraient les encadrer en sécurité. 1
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La controverse s’est intensifiée après le départ de Jacob Coxon d’Anthropic et, plus largement, du secteur de l’IA. Il a accusé Anthropic et OpenAI de foncer vers une superintelligence auto-améliorante sans agir de manière suffisamment responsable, qualifiant cette course de pari avec des vies humaines. 3
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Jacob Coxon n’a pas prédit avec précision la disparition de l’humanité d’ici 2030. Son affirmation est plus ciblée, mais reste spectaculaire : les personnes qui construisent les systèmes d’IA les plus avancés croiraient sincèrement que cette technologie pourrait tuer tout le monde avant la fin de la décennie. 5
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Evan Hubinger a publiquement soutenu le sérieux de cette inquiétude. Il a écrit qu’il attribuait personnellement une probabilité supérieure à 10 % à la possibilité que l’IA tue tous les humains dans les dix prochaines années, tout en affirmant qu’Anthropic faisait de son mieux. Il a surtout ajouté que l’entreprise n’avait pas encore de plan pour résoudre le problème de l’alignement d’une superintelligence et ne semblait pas clairement en bonne voie pour y parvenir. 16
L’alignement désigne le défi consistant à faire en sorte que des systèmes d’IA avancés agissent de manière fiable conformément aux objectifs humains voulus et restent contrôlables, y compris dans des situations imprévues par leurs concepteurs.
Pour les chercheurs spécialisés dans la sûreté de l’IA, il ne s’agit pas seulement d’obtenir qu’un outil refuse une requête problématique. La question est de savoir si un système très autonome, ayant accès à des outils et disposant de capacités dépassant la compréhension de ses opérateurs, pourrait rester orienté et contrôlé dans des conditions réelles.
Les déclarations de Hubinger ne démontrent pas que l’alignement est impossible. Elles établissent qu’à ses yeux, aucune solution éprouvée n’existe encore pour aligner une IA superintelligente avant que ce type de système n’apparaisse potentiellement. 16
Il n’existe pas de consensus autour du chiffre précis de 10 % avancé par Hinton.
Gary Marcus a approuvé le principe de précaution défendu par Hinton : il serait imprudent de développer une superintelligence sans consensus scientifique sur la possibilité de la rendre sûre et contrôlable. Des articles rapportent cependant que Marcus ne voit pas de trajectoire réaliste vers l’extinction à court terme. Cela illustre une fracture importante : on peut s’accorder sur la nécessité de garde-fous sans partager la même estimation du risque ou le même calendrier. 11
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Les débats publics opposent ainsi une préoccupation réelle face aux risques de long terme à des désaccords sur la possibilité que les trajectoires techniques actuelles mènent prochainement à une superintelligence autonome et incontrôlable. Les pourcentages avancés doivent donc être lus comme des jugements d’experts, pas comme des mesures établies.
Le terrain d’entente le plus solide n’est pas l’idée que l’extinction liée à l’IA serait certaine. Il est plutôt qu’une possibilité non négligeable de perdre le contrôle de systèmes plus capables que leurs opérateurs mérite un débat public avant que les capacités technologiques ne dépassent les travaux de sûreté.
L’estimation de Hinton, la démission de Coxon et l’avertissement de Hubinger convergent vers une même question encore sans réponse : quelles preuves la société doit-elle exiger avant de déployer ou de continuer à accroître la puissance de systèmes susceptibles de devenir stratégiquement surhumains ?
Pour comprendre le débat, il faut distinguer trois affirmations souvent confondues :
Les sources étayent la deuxième affirmation comme une préoccupation sérieuse soulevée par des chercheurs reconnus. Elles indiquent aussi que Hubinger juge le risque des modèles actuels faible et que Hinton considère l’estimation précise de cette probabilité comme fondamentalement incertaine. 1
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Geoffrey Hinton a jugé « non déraisonnable » l’idée d’un risque de 10 % que l’IA tue tous les humains dans les dix prochaines années, tout en soulignant que personne ne sait évaluer cette probabilité de façon fiable.
Geoffrey Hinton a jugé « non déraisonnable » l’idée d’un risque de 10 % que l’IA tue tous les humains dans les dix prochaines années, tout en soulignant que personne ne sait évaluer cette probabilité de façon fiable. Evan Hubinger, responsable de la science de l’alignement chez Anthropic, évalue lui aussi ce risque à plus de 10 % sur dix ans, mais considère que les modèles actuels présentent un risque faible.
Le débat ne porte pas sur une extinction jugée certaine, mais sur la nécessité de ne pas développer une superintelligence sans preuve crédible qu’elle peut être contrôlée en toute sécurité.