Le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, a publiquement déclaré qu'Israël « ne permettra pas » un accord de paix entre les États Unis et l'Iran, le qualifiant de « mauvais accord » pour la sécu... La déclaration de Ben Gvir, faite lors d'une conférence de presse à la Knesset, a explicitement...

Create a landscape editorial hero image for this Studio Global article: What did Israeli National Security Minister Itamar Ben-Gvir declare about the US-Iran deal on Tuesday, and how did his statement coincide wi. Article summary: On Tuesday, Israeli National Security Minister Itamar Ben-Gvir declared that **Israel "will not allow" US President Donald Trump to make a peace deal with Iran**, calling any such agreement a "bad deal" that would harm I. Topic tags: general, general web, user generated. Reference image context from search candidates: Reference image 1: visual subject "Christian nuns and a monk leave the archaeological and religious site of the Tomb of Samuel at the Nabi Samuel village between Ramallah and Jerusalem" source context "Iran reviews latest US deal, Israel deports flotilla activists" Reference image 2: visual subject "Smoke billows following an Israeli strike on the
L'architecture déjà fragile de la diplomatie entre Washington et Téhéran a volé en éclats, un mardi de la fin mai 2026, percutée de plein fouet par une escalation de la violence et une déclaration politique incendiaire. Alors que les médiateurs internationaux affirmaient être proches d'un accord pour prolonger un cessez-le-feu précaire et discuter du programme nucléaire iranien, le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, est monté au créneau. Son message, délivré devant les caméras de la Knesset, était sans appel : Israël ne permettrait pas que cet accord aboutisse, et les bombardements massifs qui s'abattaient simultanément sur le Liban n'étaient pas une coïncidence.
Lors d'une conférence de presse de son parti d'extrême droite Otzma Yehudit, Ben Gvir a lancé un défi direct au processus de négociation mené par les États-Unis. Il a décrit tout accord potentiel entre le président Donald Trump et l'Iran comme un « mauvais accord » ("bad deal"), qui mettrait en danger des vies humaines et nuirait à la sécurité d'Israël . Son langage ne laissait aucune place à l'ambiguïté.
« Je sais que le Premier ministre Netanyahou et nous tous, membres du cabinet… en tant que gouvernement d'Israël, ne pouvons pas permettre que cela arrive », a-t-il déclaré, insistant sur le fait que l'ensemble du gouvernement était uni contre cette voie diplomatique . Il a exhorté Netanyahou à « taper du poing sur la table » lors de ses conversations avec Trump pour bloquer l'accord naissant
.
Le timing était critique. Quelques jours plus tôt, le secrétaire d'État américain Marco Rubio avait indiqué que des « progrès » avaient été réalisés sur un accord qui obligerait l'Iran à se séparer de son stock d'uranium hautement enrichi et à rouvrir le détroit d'Ormuz, en échange d'une levée du blocus américain . Les médiateurs pensaient être proches d'une prolongation du cessez-le-feu de 60 jours
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Au moment même où Ben Gvir s'exprimait, Israël menait l'une de ses campagnes de bombardements les plus lourdes depuis des semaines. Des sources de sécurité libanaises ont fait état de plus de 120 frappes aériennes à travers le sud et l'est du Liban, visant notamment les villes de Burj al-Shamali, Kawthariyet El Riz, Habboush, Maarakeh et Selaa . Le ministère libanais de la Santé a rapporté qu'au moins 18 personnes avaient été tuées, certaines sources avançant un bilan pouvant atteindre 31 morts, et plus de 40 blessés
.
Les frappes ont durement touché des zones civiles. Dans la vallée de la Bekaa occidentale, des avions de guerre israéliens ont lancé huit frappes aériennes consécutives sur la ville de Mashghara, créant ce que l'Agence nationale d'information libanaise a décrit comme un « cercle de feu » qui a tué au moins cinq personnes . À Tyr, des quartiers résidentiels entiers ont été rasés, et les équipes de la défense civile ont travaillé toute la nuit pour extraire des corps des décombres
.
Le Premier ministre Benjamin Netanyahou a déclaré avoir ordonné à l'armée d'intensifier son offensive pour « réduire en miettes » le Hezbollah . Ces frappes ont achevé d'effilocher le cessez-le-feu annoncé le 16 avril, déjà violé quotidiennement
. Depuis la reprise des hostilités début mars, plus d'un million de Libanais ont été déplacés et plus de 3 100 personnes ont été tuées
.
Ce qui a rendu cette journée unique, c'est le lien explicite établi entre l'action militaire et le processus diplomatique. Ben Gvir a suggéré que les bombardements visaient à faire dérailler les négociations entre les États-Unis et l'Iran, un lien que de nombreux médias internationaux ont immédiatement souligné . Le journal Asia Times a titré : « alors qu'Israël lançait un nouveau bombardement sur le Liban mardi, son ministre de la Sécurité d'extrême droite, Itamar Ben Gvir, a suggéré qu'il s'agissait de faire dérailler les négociations de paix en cours »
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Cette stratégie n'était pas nouvelle. Quelques heures après l'annonce d'un précédent cessez-le-feu entre les États-Unis et l'Iran en avril, Israël avait déclenché une campagne de bombardements massive au Liban. Le ministre pakistanais des Affaires étrangères avait alors accusé Netanyahou d'essayer de saboter les efforts de médiation alors que les deux parties étaient « sur le point de s'asseoir pour négocier » . Une analyse de The Business Standard a documenté un schéma récurrent : « Depuis plus de deux ans, à Gaza, au Liban, et maintenant dans l'ombre d'une fragile trêve américano-iranienne, Israël, sous la direction du Premier ministre Benjamin Netanyahou, a escaladé à plusieurs reprises, précisément au moment où la diplomatie prenait de l'élan »
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Les responsables iraniens ont été directs dans leurs accusations. Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Nasser Kanaani, a déclaré qu'il ne fallait « rien attendre d'Israël, si ce n'est le sabotage de tout processus » . La position de négociation de Téhéran exigeait explicitement que tout accord pour mettre fin aux hostilités entre les États-Unis et l'Iran mette également fin aux attaques d'Israël contre le Liban, où les responsables ont signalé plus de 12 000 morts et blessés
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La déclaration de Ben Gvir a également exposé les lignes de fracture au sein de la politique israélienne. Alors qu'il se positionnait, avec son parti Otzma Yehudit, comme le gardien de la sécurité israélienne contre un « mauvais accord », les leaders de l'opposition critiquaient vivement l'accord naissant, mais pour des raisons différentes. Le chef de l'opposition, Yaïr Lapid, a critiqué la gestion de la situation par Netanyahou et le fait qu'Israël semblait exclu du processus de négociation .
Cette manœuvre politique fait écho aux interventions précédentes de Ben Gvir, qui s'était vanté par le passé d'avoir réussi à empêcher « à maintes reprises » un accord sur les otages à Gaza « grâce à [son] pouvoir politique » . Son opposition à la diplomatie avec l'Iran représente une extension de la ligne dure qui considère tout règlement négocié comme une capitulation.
En coulisses, la voie diplomatique donnait des signes de vie, alors même que les bombes tombaient. Le Financial Times rapportait que les médiateurs se rapprochaient d'un accord pour prolonger de 60 jours le cessez-le-feu entre les États-Unis et l'Iran et jeter les bases de discussions sur le programme nucléaire de la République islamique . Le secrétaire d'État Marco Rubio avait même suggéré qu'un accord pourrait intervenir d'ici quelques jours
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Mais la combinaison du veto public de Ben Gvir et de la campagne militaire qui s'intensifiait a jeté une ombre menaçante sur ces perspectives. L'enchaînement des événements — une déclaration publique rejetant tout accord, synchronisée avec une escalade militaire majeure visant explicitement à torpiller les négociations — a brossé le tableau d'une stratégie délibérée pour rendre la diplomatie impossible.
Par cette journée de la fin mai 2026, la doctrine israélienne semblait s'écrire en lettres de feu au-dessus du Liban : aucune paix négociée ne verra le jour, quel qu'en soit le prix.
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