Dans ce contexte tendu, le Pakistan s’est imposé comme un intermédiaire clé. Des discussions médiatisées par Islamabad et des rencontres organisées dans la capitale pakistanaise ont permis de maintenir un canal de dialogue entre les deux pays.
Islamabad a également multiplié les gestes diplomatiques pour soutenir ce processus. Le chef de l’armée pakistanaise s’est notamment rendu à Téhéran pendant les négociations, un déplacement interprété comme une tentative de consolider la médiation et d’éviter une escalade.
En coulisses, certains médiateurs explorent des solutions progressives. L’une des pistes évoquées consisterait à rouvrir d’abord le détroit d’Ormuz et stabiliser la situation sécuritaire régionale, tout en repoussant à plus tard les discussions détaillées sur le programme nucléaire iranien.
Le détroit d’Ormuz, qui relie le golfe Persique à l’océan Indien, est l’un des passages maritimes les plus stratégiques au monde. Environ un cinquième du pétrole et du gaz naturel liquéfié transportés dans le monde y transitent habituellement.
Cette importance explique pourquoi la moindre perturbation inquiète les marchés énergétiques et les gouvernements. Depuis le cessez‑le‑feu, la circulation maritime dans la zone n’a pas totalement retrouvé des conditions normales, ce qui renforce la pression pour parvenir à un compromis diplomatique.
Une fermeture prolongée ou une instabilité persistante dans cette zone pourrait entraîner une hausse des prix de l’énergie, perturber les routes commerciales et accroître les risques pour la navigation internationale.
Les négociations se déroulent dans un climat d’incertitude. Des informations évoquant la possibilité de nouvelles frappes américaines alimentent la crainte que la situation ne dégénère à nouveau.
Pour l’instant, les efforts de médiation — notamment ceux du Pakistan et d’autres acteurs régionaux — cherchent à maintenir la diplomatie sur les rails et à bâtir une solution progressive.
Mais les désaccords persistants sur les sanctions, la sécurité régionale et les questions nucléaires montrent qu’un accord global reste loin d’être acquis. L’issue des discussions pourrait avoir des conséquences bien au‑delà de Washington et de Téhéran, en influençant à la fois la stabilité du Moyen‑Orient et l’équilibre des marchés énergétiques mondiaux.