Stéphane Boujnah estime qu’un rapprochement des activités de Bourse d’Euronext et de Deutsche Börse aurait du sens, tout en affirmant qu’aucune discussion n’est actuellement en cours. Les actions des deux groupes ont gagné environ 2 % après ses déclarations.
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Create a landscape editorial hero image for this Studio Global article: What did Euronext CEO Stéphane Boujnah say about the strategic rationale and current status of a possible merger between Euronext and Deutsc. Article summary: Boujnah has reopened the strategic case for a Euronext–Deutsche Börse combination, but not announced a transaction: he said a tie-up in their exchange businesses could make sense and could create a European market-infras. Topic tags: general, news, general web, user generated, government. Style: premium digital editorial illustration, source-backed research mood, clean composition, high detail, modern web publication hero. Use reference image context only for broad subject, composition, and topical grounding; do not copy the exact image. Avoid: logos, brand marks, copyrighted characters, real person likenesses, fake screenshots, UI text, readable text, watermar
La perspective d’un rapprochement entre Euronext et Deutsche Börse refait surface. Mais il faut distinguer l’idée stratégique d’une opération réelle : Stéphane Boujnah, directeur général d’Euronext, a déclaré qu’un regroupement de leurs activités de Bourse pourrait avoir du sens. Il a aussi été très clair : aucune discussion n’est en cours entre les deux groupes. 1
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Autrement dit, il s’agit pour l’instant d’une spéculation de marché, non d’une négociation officiellement lancée.
Le dirigeant d’Euronext n’a pas exclu une fusion complète des deux groupes. Ses propos portent néanmoins avant tout sur un rapprochement des activités d’exploitation de places boursières, plutôt que sur une opération globale et déjà structurée couvrant toutes les entités des deux groupes.
L’intérêt avancé est celui de la taille critique : un ensemble plus vaste pourrait constituer une infrastructure de marché paneuropéenne d’envergure mondiale et renforcer la profondeur des marchés européens. 1
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Cela ne vaut pas annonce d’un projet. À ce stade, ni calendrier, ni modalités, ni négociations n’ont été communiqués. 1
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L’argument économique n’est pas nouveau. Lors d’une audition devant le Parlement italien en mai, Stéphane Boujnah avait déjà déclaré qu’une fusion avec Deutsche Börse « aurait du sens », tout en disant ne pas en attendre dans un avenir proche. Il avait rappelé qu’Euronext avait déjà tenté à trois reprises de se rapprocher de son concurrent allemand. 2
En septembre, son propos paraît plus ouvert : il présente explicitement l’union des activités de Bourse comme une opération pertinente et ne ferme pas la porte à une fusion complète. La limite essentielle, elle, demeure : il n’y a pas de pourparlers en cours. 1
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Le marché a immédiatement réagi à ce regain de spéculation. Le 14 septembre, les actions Euronext et Deutsche Börse ont chacune progressé d’environ 2 %, selon Reuters. 1 En milieu de séance, Euronext gagnait 2,2 % à 161,70 euros et Deutsche Börse 3,3 % à 285,30 euros.
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La réaction est donc nette pour les deux sociétés directement concernées. En revanche, les éléments disponibles ne permettent pas d’affirmer qu’un mouvement chiffré et homogène a touché l’ensemble des autres opérateurs boursiers cotés.
Un rapprochement s’inscrirait dans le débat plus large sur la fragmentation des marchés de capitaux européens. La Commission européenne estime que la capitalisation boursière dans l’UE représente 73 % du PIB, contre 270 % aux États-Unis, et juge les marchés européens insuffisamment développés et trop fragmentés. 35
Sur le papier, un ensemble Euronext–Deutsche Börse pourrait présenter plusieurs atouts :
Ces bénéfices restent hypothétiques. Une opération devrait démontrer que ses synergies compensent d’éventuels effets négatifs sur la concurrence, les prix et l’accès aux marchés.
Stéphane Boujnah a lui-même reconnu qu’une fusion complète se heurterait à d’importants obstacles réglementaires. 5
Les autorités examineraient les chevauchements entre les activités de négociation et les services voisins d’infrastructure financière. Le précédent du projet de fusion entre Deutsche Börse et le London Stock Exchange Group montre l’ampleur du contrôle possible : la Commission européenne avait alors soulevé des préoccupations concernant notamment la compensation, les produits dérivés et les licences d’indices. 26
Ce dossier s’inscrirait aussi dans les réformes européennes visant à réduire les freins aux activités transfrontalières dans la négociation et le post-marché. Malgré ces efforts, la supervision fragmentée, les divergences fiscales et les différences d’infrastructures continuent de limiter l’intégration des marchés de capitaux européens. 29
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La question ne serait donc pas seulement de savoir si les deux entreprises veulent conclure un accord. Les autorités européennes et nationales devraient évaluer la concurrence, la résilience et la gouvernance d’infrastructures considérées comme stratégiques. Des remèdes, cessions d’actifs ou contraintes structurelles pourraient modifier, voire réduire, l’intérêt économique de l’opération.
Stéphane Boujnah a indiqué qu’il achèverait son troisième mandat lors de l’assemblée générale d’Euronext de mai 2027. Le conseil de surveillance pilote le processus de succession. 48
Giorgio Modica, directeur financier d’Euronext, fait partie des candidats internes évoqués dans la presse, mais aucun successeur n’a été désigné. 45
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Cette succession compte : un rapprochement transfrontalier complexe nécessiterait l’adhésion durable de la future direction d’Euronext, de Deutsche Börse, des deux conseils d’administration, des actionnaires et des régulateurs. Le prochain dirigeant pourrait prolonger la logique de consolidation défendue par Boujnah, la réorienter ou privilégier l’exécution du plan stratégique déjà en place.
Le retour de cette hypothèse de fusion coïncide avec l’agenda européen de l’Union de l’épargne et des investissements. Cette stratégie vise à approfondir et mieux connecter les marchés de capitaux de l’UE, à améliorer leur liquidité et à réduire les cloisonnements entre États membres. 36
Mais une fusion d’entreprises, à elle seule, ne créerait pas un marché unique des capitaux. La Banque centrale européenne souligne que la fragmentation de la supervision, les différences fiscales et les écarts entre infrastructures de marché restent des freins majeurs. 34
Pour les investisseurs, le constat immédiat est simple : Stéphane Boujnah a remis en lumière une option stratégique ancienne, et le marché a réagi. Mais aucune négociation n’a été révélée, tandis que le parcours réglementaire d’un éventuel rapprochement s’annonce particulièrement exigeant. 1
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Stéphane Boujnah estime qu’un rapprochement des activités de Bourse d’Euronext et de Deutsche Börse aurait du sens, tout en affirmant qu’aucune discussion n’est actuellement en cours.
Stéphane Boujnah estime qu’un rapprochement des activités de Bourse d’Euronext et de Deutsche Börse aurait du sens, tout en affirmant qu’aucune discussion n’est actuellement en cours. Les actions des deux groupes ont gagné environ 2 % après ses déclarations. Une éventuelle opération se heurterait toutefois à un examen très poussé des autorités de concurrence et des régulateurs des infrastructures d...