Emmanuel Macron a cherché à couper court à une ambiguïté : selon lui, la France n’a pas prévu d’envoyer directement des navires de guerre dans le détroit d’Ormuz. Lors d’une conférence de presse à Nairobi, le président français a affirmé que Paris n’avait « jamais envisagé » un déploiement naval dans ce passage stratégique, mais travaillait plutôt à une mission de sécurité qui serait « coordonnée avec l’Iran » [17].
Ce que Macron a exactement démenti
Le point central de sa déclaration porte sur la nature du dispositif. Macron a dit qu’il n’avait « jamais été question d’un déploiement » dans le détroit d’Ormuz, tout en ajoutant que la France était « prête » et avait préparé une mission ad hoc [17].
Il a également réaffirmé son opposition à un blocus « de part et d’autre » et rejeté l’idée d’un péage imposé aux navires pour traverser cette voie maritime [17]. En clair, l’Élysée distingue une présence militaire française plus large dans la région d’une entrée directe de bâtiments de guerre français dans le détroit lui-même.
Une mission présentée comme défensive
Les prises de parole françaises précédentes décrivaient déjà l’initiative comme une opération de sécurité maritime, et non comme une action offensive. En mars, Macron avait indiqué que la France et ses alliés préparaient une mission navale « purement défensive » pour aider à rouvrir le détroit d’Ormuz et escorter les navires une fois passée la phase la plus intense du conflit au Moyen-Orient [1].





