Elon Musk a confirmé que SpaceX et Tesla avaient créé des comités spéciaux composés d’administrateurs indépendants afin d’étudier une éventuelle fusion, à la demande d’actionnaires. Il s’est dit favorable à un rapprochement, tout en précisant qu’il ne pouvait pas prendre part aux discussions en raison de son conflit d’intérêts.
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9 L’annonce officialise l’examen de cette possibilité, pas l’existence d’un accord.
Des comités indépendants, sans participation de Musk
Les deux comités doivent étudier l’idée séparément de Musk, qui dirige les deux entreprises. Il a qualifié cette situation de « curieux ballet kabuki », en expliquant qu’il ne pouvait pas participer à leurs échanges.
8 La formule souligne le caractère inhabituel du processus, mais ne précise pas à elle seule comment les comités traiteront chaque question de gouvernance.
Musk a évoqué l’intérêt d’un rapprochement, notamment pour le développement de la superintelligence.
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9 Il s’agit d’un argument stratégique général, pas d’un plan détaillé convenu entre les entreprises. Des analystes ont aussi avancé des synergies possibles entre les activités d’intelligence artificielle de SpaceX, la robotique de Tesla et le projet de puces Terafab. Ces pistes relèvent toutefois de scénarios hypothétiques, et non d’avantages confirmés d’une fusion.
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Pas d’accord, de prix ni de calendrier
Musk a déclaré que les comités n’avaient pas arrêté de conditions et qu’une fusion n’était pas certaine.
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12 Aucun prix, montage financier ni calendrier de réalisation n’a été annoncé. Présenter l’opération comme déjà conclue irait donc au-delà des faits rapportés.
Musk a également indiqué qu’une transaction devrait obtenir l’approbation de la majorité de l’ensemble des actions Tesla, et non seulement de la majorité des votes exprimés. Il a qualifié cette exigence d’obstacle important.
10 Les questions de gouvernance et les autorisations réglementaires, notamment en Chine, figurent également parmi les incertitudes soulevées par des analystes.
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Les résultats de SpaceX attirent aussi l’attention
L’annonce est intervenue alors que SpaceX faisait état d’un chiffre d’affaires trimestriel de 14,58 milliards de dollars, en hausse de 161 % sur un an, et d’une activité liée à l’IA qui a été multipliée par environ neuf. L’action a progressé d’environ 5 % lors des échanges après la clôture des marchés.
3 D’autres informations ont chiffré le bénéfice net trimestriel à 4,4 milliards de dollars.
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Ces résultats éclairent l’attention portée à SpaceX, mais la hausse du titre ne prouve pas que les investisseurs réagissaient uniquement à la perspective d’une fusion.
Les scénarios des analystes ne sont pas des offres
Barclays a étudié l’hypothèse d’un rachat de Tesla par SpaceX entièrement payé en actions. Dans ce scénario, Elon Musk détiendrait environ 37 % du capital de l’entreprise réunie et 56 % de ses droits de vote, selon les estimations de la banque.
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21 Ce ne sont pas des chiffres arrêtés par les deux entreprises.
RBC a, de son côté, évoqué une offre hypothétique de 480 dollars par action Tesla et une valorisation de 3 740 milliards de dollars pour l’ensemble fusionné. Là encore, ni le prix ni la valorisation ne correspondent à une proposition annoncée ou acceptée.
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L’assemblée annuelle des actionnaires de Tesla est prévue le 3 décembre 2026.
33 Certains commentaires d’analystes envisagent cette échéance comme un possible repère pour le calendrier d’une fusion, mais sa tenue ne signifie pas qu’une opération sera annoncée ou soumise au vote ce jour-là.
21 Le document officiel de Tesla destiné aux actionnaires ne leur demande pas d’approuver une fusion avec SpaceX.
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À retenir : la création des comités rend l’examen d’un rapprochement plus concret, mais son issue reste ouverte. Tant que les entreprises n’auront pas communiqué de conditions convenues, il faut distinguer le soutien de Musk et les scénarios des analystes d’un projet de transaction formel.
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