Kyiv distingue ainsi une trêve durable d’une pause symbolique. En avril 2026, après que Poutine a évoqué une suspension temporaire autour de la Fête de la Victoire du 9 mai en Russie, Zelenskyy a répondu que l’Ukraine proposait un cessez-le-feu de long terme, et non quelques heures de calme autour d’une parade .
Il serait toutefois trop simple de dire que Zelenskyy refuse toute rencontre tant qu’un cessez-le-feu n’a pas déjà commencé. Kyiv a parfois présenté un face-à-face au sommet comme un moyen d’obtenir ou de verrouiller une trêve, pas seulement comme une étape venant après.
Après la proposition russe de pourparlers en Turquie, Zelenskyy a dit qu’il serait sur place pour attendre Poutine personnellement, tout en continuant à espérer un cessez-le-feu . Certains comptes rendus notaient alors qu’il n’était pas clair s’il conditionnait strictement sa présence au démarrage préalable de cette trêve
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Plus tard, il a été rapporté que Zelenskyy jugeait l’Ukraine prête à s’asseoir à la table même sans les préconditions précédemment évoquées — cessez-le-feu ou garanties de sécurité . Plus récemment encore, il a affirmé que l’Ukraine était prête depuis longtemps à des rencontres, l’enjeu pratique étant désormais de définir un format, de mettre fin à la guerre et de garantir la sécurité
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La lecture la plus juste est donc la suivante : l’Ukraine veut fortement un cessez-le-feu d’abord, mais peut accepter une rencontre si celle-ci a une chance réaliste d’arrêter la guerre.
Autre condition politique majeure : Kyiv refuse d’entrer dans un processus dont le point de départ serait l’acceptation des exigences russes. En juin 2025, Zelenskyy a rejeté une proposition russe de cessez-le-feu comme un « ultimatum » et a renouvelé son appel à des discussions directes avec Poutine pour sortir de l’impasse .
La distinction est essentielle. Accepter de parler ne signifie pas, pour l’Ukraine, reconnaître les demandes de Moscou comme cadre de départ ni traiter les conditions russes comme déjà acquises.
Pour un sommet au niveau des chefs d’État, l’Ukraine insiste aussi sur l’interlocuteur : Poutine doit être à la table, pas seulement des responsables russes. Dans le contexte des discussions envisagées en Turquie, Zelenskyy a insisté pour rencontrer Poutine en face-à-face plutôt que de remplacer cette rencontre par des échanges avec d’autres responsables russes .
La question territoriale explique en partie cette exigence. Zelenskyy a déclaré que des accords sur les territoires étaient impossibles sans contact direct avec Poutine. Il a aussi dit que l’Ukraine était ouverte à des formats impliquant la Russie et les États-Unis, tout en souhaitant que l’Europe soit présente à un stade des négociations, car une partie des garanties de sécurité est liée à l’Union européenne et à une plus large « coalition des volontaires » .
Pour Kyiv, l’objectif n’est pas seulement de geler temporairement la ligne de front. Zelenskyy a résumé l’enjeu ainsi : trouver un cadre concret de dialogue, mettre fin à la guerre et garantir solidement la sécurité .
C’est pourquoi l’Ukraine lie toute rencontre aux questions de format : qui participe, ce qui figure à l’ordre du jour, et comment les garanties de sécurité seraient construites avec les partenaires concernés, notamment américains et européens .
Avant des discussions substantielles Zelenskyy-Poutine, les conditions ukrainiennes privilégiées sont :