Elle a également souligné que les dossiers de fond – en particulier les programmes nucléaire et balistique iraniens – devront, à terme, être réglés dans le cadre d’un règlement durable.
Le détroit d’Ormuz est l’un des goulets d’étranglement énergétiques les plus sensibles de la planète. Toute perturbation y affecte directement les flux mondiaux de pétrole et de gaz, avec des conséquences immédiates sur les économies européennes et l’approvisionnement énergétique du continent.
C’est la raison pour laquelle le rétablissement d’une liberté de navigation permanente, sans restrictions ni péages, est devenu une exigence centrale de l’Europe dans les discussions liées au conflit.
Pour Bruxelles, rouvrir ce passage maritime n’est pas seulement une affaire de stabilité régionale : il s’agit d’éviter de nouveaux chocs sur les marchés mondiaux de l’énergie.
Même si les routes maritimes venaient à rouvrir, l’UE ne considère pas cela comme suffisant pour un règlement global. Von der Leyen a indiqué qu’un allègement des sanctions ne saurait être automatique, estimant que des changements profonds et des engagements crédibles de la part de Téhéran sont nécessaires avant que l’Europe envisage de relâcher la pression.
Cette position témoigne des préoccupations internationales de longue date autour du programme nucléaire iranien et du risque qu’un accord temporaire laisse ce problème sans solution.
Les efforts diplomatiques entre Washington et Téhéran ont enregistré quelques progrès, mais des divergences de fond subsistent. Des sources indiquent que les deux parties restent en désaccord sur plusieurs clauses d’un projet de protocole d’accord, et des canaux iraniens ont contesté les affirmations selon lesquelles l’essentiel du texte serait déjà bouclé.
Ces désaccords expliquent la prudence des responsables européens, qui se gardent d’annoncer une percée imminente.
Plusieurs sources décrivent un canevas diplomatique qui se déroulerait en trois étapes :
Ce séquençage s’aligne en partie sur les priorités européennes – surtout la réouverture du détroit –, mais il suscite aussi des inquiétudes à Bruxelles. Si les engagements nucléaires ne sont repoussés qu’aux phases ultérieures, l’UE craint que l’accord ne se révèle être qu’un arrangement temporaire plutôt qu’un règlement durable.
Prises dans leur ensemble, les déclarations d’Ursula von der Leyen dessinent une approche prudente mais favorable à la diplomatie. L’UE soutient globalement les négociations entre les États‑Unis et l’Iran, mais elle exige des assurances qu’un éventuel accord apportera une stabilité durable et non une simple pause dans les tensions.
En pratique, la position européenne combine plusieurs priorités :