Ces absences lui ont laissé très peu de matches dans les jambes au moment d’aborder la dernière ligne droite avant le Grand Chelem parisien — une situation rare pour un joueur qui s’appuie généralement sur un rythme de compétition élevé pour affiner sa forme.
Djokovic a finalement fait son retour à la compétition lors du Masters de Rome, l’un des derniers grands rendez‑vous avant Roland‑Garros. Mais au lieu de relancer sa dynamique, ce tournoi a soulevé de nouvelles interrogations.
Le Serbe s’est incliné contre le jeune Croate Dino Prizmic, qui a renversé le match après la perte du premier set pour l’emporter 2–6, 6–2, 6–4 . Cette défaite surprise a mis en lumière son manque de rythme et les doutes persistants autour de sa condition physique.
Après la rencontre, Djokovic a reconnu que les problèmes physiques récurrents faisaient désormais partie de sa « nouvelle réalité », un constat lucide sur les défis que pose une longue carrière au plus haut niveau .
Malgré cette préparation chaotique, l’enjeu reste immense. À Paris, Djokovic vise un 25e titre du Grand Chelem, ce qui renforcerait encore son record dans l’histoire du tennis masculin .
Mais la concurrence est devenue plus intense. À 38 ans, il doit composer avec une nouvelle génération emmenée par Carlos Alcaraz et Jannik Sinner, qui dominent de plus en plus les grands tournois du circuit ATP .
Dans ce contexte, la question n’est plus seulement de savoir si Djokovic peut gagner un autre Grand Chelem, mais s’il peut encore atteindre son meilleur niveau au moment crucial malgré une préparation limitée.
Roland‑Garros 2026 pourrait donc être un moment clé dans la dernière phase de la carrière du champion serbe. Une performance solide à Paris confirmerait sa capacité à rester compétitif malgré les blessures et l’âge.
À l’inverse, de nouvelles difficultés pourraient renforcer les doutes sur sa capacité à rivaliser régulièrement avec les joueurs plus jeunes.
Quoi qu’il arrive, la présence de Djokovic à Roland‑Garros ajoute une dimension particulière au tournoi : celle d’un champion de 38 ans qui poursuit l’histoire, tout en affrontant les réalités physiques d’une carrière parmi les plus longues et les plus marquantes du tennis moderne.