1. Les négociations Iran-États-Unis au point mort maintiennent le détroit d'Ormuz quasiment fermé.
Bien que l'Iran ait déclaré qu'un accord avec Oman sur de nouvelles voies de navigation était dans sa "phase finale" , Téhéran a constamment refusé des pourparlers directs avec les États-Unis, posant des conditions supplémentaires, notamment une compensation pour les "violations" américaines du protocole d'accord d'Islamabad . L'impasse diplomatique a laissé le détroit virtuellement fermé, l'Iran ayant frappé un autre navire des Émirats arabes unis le 8 août . Un responsable américain avait déclaré à Reuters qu'un accord entre l'Iran et Oman était proche et pourrait bientôt rouvrir la voie navigable, qui transportait un cinquième des cargaisons mondiales de pétrole et de GNL avant le blocus iranien , mais la percée ne s'est jamais matérialisée.
2. Le Brent brut a bondi au-dessus de 87 dollars le baril.
Sans percée diplomatique, les contrats à terme sur le Brent ont grimpé de plus de 5% lundi 10 août et se sont maintenus près de leurs plus hauts d'une semaine mardi, à 87,72 $ . Mardi après-midi, le Brent a brièvement touché 90,19 $ avant de se stabiliser autour de 88 $ . La prime de risque liée à la fermeture d'Ormuz était le moteur direct : les deux indices de référence ont bondi alors que l'optimisme quant à une percée diplomatique entre Washington et Téhéran s'estompait .
3. La hausse des prix du pétrole a ravivé les craintes d'inflation avant le rapport CPI américain.
Le rallye pétrolier — un bond de 5% en une seule séance — a injecté un risque de hausse supplémentaire dans les perspectives d'inflation, alors que les marchés attendaient le rapport CPI de juillet . Les économistes prévoyaient un CPI global de seulement 0,1% sur un mois et un CPI sous-jacent de 0,2%, avec des taux annuels de 3,4% et 2,5% respectivement . Le bond du pétrole a rendu ces prévisions potentiellement trop optimistes, menaçant d'empêcher la Fed de baisser ses taux et soutenant ainsi le dollar américain.
4. Le S&P 500 a baissé, l'appétit pour le risque s'étant effrité.
Le S&P 500 a cédé 0,13% mardi à 7 747,87 et a clôturé à 7 728,20, en baisse de 0,32%, prolongeant son recul par rapport aux sommets records . Ce déclin a été alimenté par deux forces liées. D'abord, la flambée du pétrole a ravivé l'anxiété "stagflationniste" : des coûts énergétiques plus élevés agissent comme un impôt sur les consommateurs et les marges des entreprises. Ensuite, la publication imminente du CPI a rendu les traders réticents à conserver des positions risquées, les analystes notant que le recul était "extrêmement faible" pour un jour où le pétrole brut a bondi de 5% et les taux d'intérêt à long terme ont augmenté de 6 points de base, ce qui suggère que le marché considérait toujours la hausse des prix de l'énergie comme une prime géopolitique temporaire . Les valeurs technologiques à grande capitalisation et les hyperscalers du cloud ont fait l'objet de prises de bénéfices notables .
5. Les probabilités de hausse des taux de la BCE sont restées élevées, mais cela n'a pas aidé l'euro mardi.
Les marchés tablaient sur 70 à 84% de chances d'une hausse des taux de la BCE le 10 septembre, à 2,50%, soutenus par un solide PIB de la zone euro au T2 (+0,4% t/t) et un ICH au-dessus de l'objectif à 2,9% . Normalement, des paris hawkish sur la BCE soutiennent l'euro. Mardi, cependant, le moteur dominant était spécifique aux États-Unis : la combinaison de la flambée du pétrole, de l'attente du CPI et de la hausse des probabilités de hausse des taux de la Fed a poussé le dollar à la hausse, submergeant le soutien de la BCE à l'euro . L'écart de politique monétaire de 137,5 points de base entre la BCE (2,25%) et la Fed (3,625%) favorisait toujours largement le dollar .
| Élément | Rôle |
|---|---|
| Négociations États-Unis-Iran au point mort, fermeture d'Ormuz | Cause racine — risque de rupture d'approvisionnement |
| Brent > 87 $/baril | Mécanisme de transmission — flambée du pétrole |
| La flambée du pétrole ranime la crainte d'inflation avant le CPI | Catalyseur — augmente les enjeux pour les données de mercredi |
| Le S&P 500 chute d'environ 0,3% | Conséquence de marché — avversion au risque : prises de bénéfices, prudence avant le CPI |
| Probabilité de hausse de la BCE en septembre ~70-84% | Contexte structurel — normalement positif pour l'euro, mais submergé par la force du dollar ce jour-là |
| L'euro s'affaiblit à environ 1,1542 | Conséquence sur le Forex — la force du USD due au pétrole/CPI/anticipations Fed l'emporte sur le hawkishness de la BCE |
Le fil conducteur est simple : l'échec de la diplomatie autour du détroit d'Ormuz a propulsé le pétrole à la hausse, ce qui a ravivé les inquiétudes sur l'inflation à quelques heures de la publication de données américaines cruciales pour le mois. Cela a entraîné un repositionnement défensif, favorable au dollar, sur les actions, le forex et les taux, l'euro étant entraîné à la baisse dans le processus.