Le Brent et le WTI se dirigeaient vers une perte hebdomadaire supérieure à 9 %, après être repassés sous les 90 dollars le baril. L'annonce par Donald Trump d'une pause dans une nouvelle attaque contre l'Iran et l'ouverture de discussions ont d'abord provoqué une forte baisse des cours.
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Les cours du pétrole brut ont connu une semaine particulièrement heurtée. Le Brent, référence internationale, et le West Texas Intermediate (WTI), référence américaine, se dirigeaient tous deux vers une baisse hebdomadaire de plus de 9 %, après avoir dépassé les 90 dollars le baril.\n\nLe marché a alterné entre l'espoir de voir revenir rapidement des cargaisons dans le détroit d'Ormuz et la crainte que les négociations échouent, laissant intact le risque de perturbation des approvisionnements. Un indicateur économique américain décevant a finalement empêché une chute encore plus marquée.\n\n## Lundi : l'espoir diplomatique fait plonger les cours\n\nLe 3 août, les prix du pétrole ont chuté de plus de 7 % en séance après l'annonce du président américain Donald Trump, qui a indiqué qu'il renonçait pour l'instant à une nouvelle attaque contre l'Iran afin de privilégier un accord nucléaire rapide et la réouverture du détroit d'Ormuz .\n\nÀ 23 h 52 GMT, les contrats à terme sur le Brent avaient reculé de 4,08 dollars, soit 4,64 %, à 83,85 dollars le baril. Le WTI avait perdu 4,01 dollars, soit 4,74 %, à 80,66 dollars .\n\nLes investisseurs ont alors intégré la possibilité d'un retour des flux dans ce passage maritime stratégique, par lequel transitent habituellement environ un cinquième des cargaisons mondiales de pétrole et de gaz naturel liquéfié, soit près de 20 millions de barils par jour .\n\n## En milieu de semaine : les négociations s'enlisent\n\nL'optimisme diplomatique s'est progressivement dissipé. Les discussions envisagées entre l'Iran et Oman pour rouvrir le détroit se sont heurtées à des désaccords sur les droits à payer et aux inquiétudes liées aux sanctions américaines . Le marché est donc resté dans le flou : quelles concessions permettraient réellement de conclure un accord intérimaire ?\n\nCette incertitude a favorisé un rebond des cours, les investisseurs réévaluant le risque qu'une réouverture rapide ne se concrétise pas.\n\n### Le projet de loi iranien durcit le ton\n\nDans le même temps, une commission parlementaire iranienne examinait un projet de loi qui interdirait aux navires américains, israéliens et à d'autres bâtiments considérés comme « hostiles » de franchir le détroit d'Ormuz. Le texte prévoit des amendes pouvant atteindre 20 % de la valeur de la cargaison en cas d'infraction .\n\nLe projet, présenté sous le titre « Action stratégique pour la sécurité et le développement durable du détroit d'Ormuz et du golfe Persique », reste en cours d'examen par des experts parlementaires. Il traduit toutefois la volonté de Téhéran de lier la gestion du passage maritime à une indemnisation des dommages de guerre .\n\n## En fin de semaine : le mauvais rapport sur l'emploi soutient les prix\n\nLe rapport américain sur l'emploi de juillet a fait état de 23 000 suppressions de postes, alors que les économistes tablaient sur la création de 85 000 emplois. Cette faiblesse a nettement réduit la probabilité d'une nouvelle hausse des taux de la Réserve fédérale américaine.\n\nPour le pétrole, le mécanisme est indirect mais important : des taux moins susceptibles d'augmenter peuvent peser sur le dollar et soutenir les anticipations de demande. Ce facteur a contribué à établir un plancher sous les cours, même si le risque géopolitique restait dominant.\n\n## Un risque régional qui dépasse le seul détroit d'Ormuz\n\nLes tensions n'ont pas diminué ailleurs au Moyen-Orient. L'Arabie saoudite s'attendrait à des attaques coordonnées imminentes de milices irakiennes et des forces houthies. Riyad, Islamabad et Ankara ont par ailleurs signé un accord de défense commun, signe d'un rapprochement militaire régional plus large.\n\nCes développements ont entretenu la prime de risque intégrée dans les prix du brut : les opérateurs ne se contentent pas d'évaluer la probabilité d'un accord sur Ormuz, ils surveillent aussi le risque d'une extension du conflit.\n\n## Pourquoi la volatilité devrait persister\n\nLe détroit d'Ormuz reste un point de passage essentiel pour le commerce énergétique mondial. Tant qu'un accord crédible ne sera pas conclu, ou que le conflit ne montrera pas de signes nets de désescalade, une prime correspondant au risque de perturbation devrait rester incorporée aux cours.\n\nLa trajectoire de la semaine résume cette tension : les espoirs diplomatiques ont déclenché une vague de ventes le lundi, puis les difficultés des négociations et le projet de loi iranien ont poussé les investisseurs à reconsidérer le risque d'approvisionnement. Le rapport décevant sur l'emploi américain a limité la baisse, mais n'a pas supprimé l'incertitude. Résultat : une perte hebdomadaire de plus de 9 % pour les deux grands contrats de référence, dans un marché qui reste extrêmement sensible à chaque signal venu de la région.
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Le Brent et le WTI se dirigeaient vers une perte hebdomadaire supérieure à 9 %, après être repassés sous les 90 dollars le baril.
Le Brent et le WTI se dirigeaient vers une perte hebdomadaire supérieure à 9 %, après être repassés sous les 90 dollars le baril. L'annonce par Donald Trump d'une pause dans une nouvelle attaque contre l'Iran et l'ouverture de discussions ont d'abord provoqué une forte baisse des cours.
Les obstacles aux négociations sur la réouverture du détroit d'Ormuz, ainsi qu'un projet de loi iranien prévoyant l'interdiction de navires « hostiles » et des amendes pouvant atteindre 20 % de la cargaison, ont ensui...