Plusieurs facteurs se sont conjugués pour ne laisser aucune porte de sortie au marché.
Les fonds ETF Bitcoin au comptant américains ont enregistré une hémorragie nette de 4,4 milliards de dollars, répartie sur 13 séances consécutives jusqu'au 5 juin . C'est la plus longue et la plus sévère série de sorties jamais enregistrée. Il ne s'agissait pas simplement de prises de bénéfices, mais d'un véritable désengagement des institutionnels. Rien que le 5 juin, les 11 ETF ont affiché des sorties nettes cumulées se chiffrant en centaines de millions de dollars, accentuant la pression vendeuse .
Des chiffres de l'emploi américain bien plus solides que prévu ont réduit à néant les anticipations d'une détente monétaire rapide. Les marchés ont soudainement réévalué le scénario : la Réserve fédérale, désormais dirigée par le nouveau président Kevin Warsh, connu pour ses positions strictes (un « faucon » en jargon de marché), pourrait maintenir ses taux élevés bien plus longtemps, voire les augmenter à nouveau. Cette perspective a vidé l'attrait pour les actifs spéculatifs comme les cryptomonnaies .
La suspension des pourparlers de cessez-le-feu entre les États-Unis et l'Iran, couplée à de nouvelles menaces sur le détroit d'Ormuz, point de passage crucial pour le pétrole, a fait flamber les cours du brut vers les 100 $ le baril . Le risque d'une poussée inflationniste alimentée par l'énergie n'a pas seulement renforcé le discours restrictif des banques centrales ; il a directement provoqué un mouvement d'aversion au risque (« risk-off »), les investisseurs délaissant les cryptos au profit de valeurs refuges plus traditionnelles .
La société Strategy Inc. (anciennement MicroStrategy), le plus grand détenteur corporate de Bitcoin au monde, a vendu 32 BTC pour couvrir des obligations liées aux dividendes. Il s'agit de sa première vente depuis 2022 . La somme, dérisoire en termes financiers, a eu un impact psychologique colossal en brisant le récit selon lequel l'entreprise ne vendrait jamais. Le titre a chuté de 9 % à l'annonce, et l'onde de choc a parcouru tout le marché .
Avant le crash, le marché des contrats à terme du Bitcoin était une véritable poudrière. Le ratio de levier (c'est-à-dire le montant de dettes contractées par rapport à la taille du marché) avait grimpé à des niveaux dangereusement élevés. Le 2 juin, les positions ouvertes sur le marché à terme représentaient 2,63 % de la capitalisation boursière du Bitcoin . Lorsque le prix est passé sous le support crucial des 70 000 $ le 2 juin, cela a déclenché les premières liquidations automatiques de positions trop endettées . Ces ventes forcées ont encore fait baisser le prix, ce qui a provoqué de nouvelles liquidations, créant une boucle de rétroaction infernale.
Techniquement, le Bitcoin a perdu sa moyenne mobile à 200 jours, un indicateur clé suivi par de nombreux gérants de fonds, et n'a trouvé aucun plancher à 65 000 $, 62 000 $, ni même 60 000 $. Plus de 50 % de toute l'offre de BTC est passée en moins-value latente, une condition qui a historiquement marqué les points bas des grands marchés baissiers .
Cette cascade de quatre jours a produit des chiffres de liquidation vertigineux. Comme les différents agrégateurs de données capturent des fenêtres de 24 heures et des plateformes légèrement différentes, les totaux varient. Le tableau ci-dessous présente les fourchettes rapportées.
| Date | Liquidations en 24h rapportées | Ce qui s'est passé |
|---|---|---|
| 2 juin | ~1,35 Mrd $ | Les liquidations de positions longues s'accélèrent alors que le BTC passe sous les 67 000 $ . |
| 3 juin | 1,1 Mrd $ – 1,86 Mrd $ | L'hécatombe s'étend ; CoinGlass enregistre 1,1-1,65 Mrd $, CryptoTimes rapporte 1,86 Mrd $ . |
| 4 juin | ~1,1 Mrd – 1,5 Mrd $ | Le BTC est proche de 62 000 $ ; plus de 208 000 traders sont liquidés . |
| 5 juin | 1,75 Mrd $ | Le pic : 351 233 traders sont liquidés en un seul jour alors que le BTC touche 59 100 $ . |
Le plus lourd tribut a été payé par les positions dites « longues », c'est-à-dire les paris sur une hausse du prix. Rien que le 5 juin, sur le total de 1,75 milliard de dollars liquidés, plus de 1,57 milliard provenaient de ces positions acheteuses . Sur l'ensemble de la semaine, les liquidations cumulées ont probablement franchi la barre des 5 à 6 milliards de dollars, un bain de sang historique.
Malgré l'ampleur de la chute, de nombreux experts estiment que le point bas n'a pas encore été atteint.
Le risque de baisse pour le Bitcoin :
Un chemin encore plus escarpé pour l'Ethereum :
Le tableau macroéconomique reste périlleux. Le risque d'inflation importée par le pétrole, une Réserve fédérale toujours en mode restrictif et des ventes institutionnelles qui n'ont pas encore montré de signes d'inversion — toutes les forces qui ont causé ce krach — sont encore à l'œuvre. Les 4,4 milliards de dollars sortis des ETF n'ont pas été récupérés . Jusqu'à ce que ces pressions s'atténuent ou qu'un nouveau catalyseur positif émerge, le risque de nouveaux décrochages reste élevé, tant pour le Bitcoin que pour l'Ethereum.
Plusieurs facteurs se sont conjugués pour ne laisser aucune porte de sortie au marché.
Les fonds ETF Bitcoin au comptant américains ont enregistré une hémorragie nette de 4,4 milliards de dollars, répartie sur 13 séances consécutives jusqu'au 5 juin . C'est la plus longue et la plus sévère série de sorties jamais enregistrée. Il ne s'agissait pas simplement de prises de bénéfices, mais d'un véritable désengagement des institutionnels. Rien que le 5 juin, les 11 ETF ont affiché des sorties nettes cumulées se chiffrant en centaines de millions de dollars, accentuant la pression vendeuse .
Des chiffres de l'emploi américain bien plus solides que prévu ont réduit à néant les anticipations d'une détente monétaire rapide. Les marchés ont soudainement réévalué le scénario : la Réserve fédérale, désormais dirigée par le nouveau président Kevin Warsh, connu pour ses positions strictes (un « faucon » en jargon de marché), pourrait maintenir ses taux élevés bien plus longtemps, voire les augmenter à nouveau. Cette perspective a vidé l'attrait pour les actifs spéculatifs comme les cryptomonnaies .
La suspension des pourparlers de cessez-le-feu entre les États-Unis et l'Iran, couplée à de nouvelles menaces sur le détroit d'Ormuz, point de passage crucial pour le pétrole, a fait flamber les cours du brut vers les 100 $ le baril . Le risque d'une poussée inflationniste alimentée par l'énergie n'a pas seulement renforcé le discours restrictif des banques centrales ; il a directement provoqué un mouvement d'aversion au risque (« risk-off »), les investisseurs délaissant les cryptos au profit de valeurs refuges plus traditionnelles .
La société Strategy Inc. (anciennement MicroStrategy), le plus grand détenteur corporate de Bitcoin au monde, a vendu 32 BTC pour couvrir des obligations liées aux dividendes. Il s'agit de sa première vente depuis 2022 . La somme, dérisoire en termes financiers, a eu un impact psychologique colossal en brisant le récit selon lequel l'entreprise ne vendrait jamais. Le titre a chuté de 9 % à l'annonce, et l'onde de choc a parcouru tout le marché .
Avant le crash, le marché des contrats à terme du Bitcoin était une véritable poudrière. Le ratio de levier (c'est-à-dire le montant de dettes contractées par rapport à la taille du marché) avait grimpé à des niveaux dangereusement élevés. Le 2 juin, les positions ouvertes sur le marché à terme représentaient 2,63 % de la capitalisation boursière du Bitcoin . Lorsque le prix est passé sous le support crucial des 70 000 $ le 2 juin, cela a déclenché les premières liquidations automatiques de positions trop endettées . Ces ventes forcées ont encore fait baisser le prix, ce qui a provoqué de nouvelles liquidations, créant une boucle de rétroaction infernale.
Techniquement, le Bitcoin a perdu sa moyenne mobile à 200 jours, un indicateur clé suivi par de nombreux gérants de fonds, et n'a trouvé aucun plancher à 65 000 $, 62 000 $, ni même 60 000 $. Plus de 50 % de toute l'offre de BTC est passée en moins-value latente, une condition qui a historiquement marqué les points bas des grands marchés baissiers .
Cette cascade de quatre jours a produit des chiffres de liquidation vertigineux. Comme les différents agrégateurs de données capturent des fenêtres de 24 heures et des plateformes légèrement différentes, les totaux varient. Le tableau ci-dessous présente les fourchettes rapportées.
| Date | Liquidations en 24h rapportées | Ce qui s'est passé |
|---|---|---|
| 2 juin | ~1,35 Mrd $ | Les liquidations de positions longues s'accélèrent alors que le BTC passe sous les 67 000 $ . |
| 3 juin | 1,1 Mrd $ – 1,86 Mrd $ | L'hécatombe s'étend ; CoinGlass enregistre 1,1-1,65 Mrd $, CryptoTimes rapporte 1,86 Mrd $ . |
| 4 juin | ~1,1 Mrd – 1,5 Mrd $ | Le BTC est proche de 62 000 $ ; plus de 208 000 traders sont liquidés . |
| 5 juin | 1,75 Mrd $ | Le pic : 351 233 traders sont liquidés en un seul jour alors que le BTC touche 59 100 $ . |
Le plus lourd tribut a été payé par les positions dites « longues », c'est-à-dire les paris sur une hausse du prix. Rien que le 5 juin, sur le total de 1,75 milliard de dollars liquidés, plus de 1,57 milliard provenaient de ces positions acheteuses . Sur l'ensemble de la semaine, les liquidations cumulées ont probablement franchi la barre des 5 à 6 milliards de dollars, un bain de sang historique.
Malgré l'ampleur de la chute, de nombreux experts estiment que le point bas n'a pas encore été atteint.
Le risque de baisse pour le Bitcoin :
Un chemin encore plus escarpé pour l'Ethereum :
Le tableau macroéconomique reste périlleux. Le risque d'inflation importée par le pétrole, une Réserve fédérale toujours en mode restrictif et des ventes institutionnelles qui n'ont pas encore montré de signes d'inversion — toutes les forces qui ont causé ce krach — sont encore à l'œuvre. Les 4,4 milliards de dollars sortis des ETF n'ont pas été récupérés . Jusqu'à ce que ces pressions s'atténuent ou qu'un nouveau catalyseur positif émerge, le risque de nouveaux décrochages reste élevé, tant pour le Bitcoin que pour l'Ethereum.