Linux 7.2 introduit l’ordonnancement sensible au cache, derrière l’option CONFIG_SCHED_CACHE. Plutôt que de considérer tous les cœurs et toutes les zones de cache comme équivalents, l’ordonnanceur peut essayer de placer sur un même domaine de cache de dernier niveau les tâches qui partagent des données.
L’objectif est de limiter les déplacements de données entre caches — le « cache bouncing » — ainsi que les défauts de cache. Cette évolution peut être intéressante sur les machines dotées d’une architecture complexe à plusieurs chiplets ou sockets, notamment certaines plateformes AMD EPYC et Intel Xeon.
Il ne s’agit pas pour autant d’un bouton universel garantissant davantage de performances. Le bénéfice dépendra de la topologie du processeur et de la charge de travail. Cette nouveauté vise surtout les systèmes où déplacer des tâches liées d’un domaine de cache à un autre crée une surcharge évitable.
Plusieurs changements de Linux 7.2 ciblent les chemins d’entrée-sortie plutôt que des fonctions directement visibles par l’utilisateur.
io_uring, mais ces résultats ne constituent pas une promesse générale pour tous les disques et toutes les applications. En pratique, les gains de Linux 7.2 sont répartis entre plusieurs sous-systèmes. Les utilisateurs ont le plus de chances d’en profiter si leurs applications sollicitent fortement la proximité des données en cache, les métadonnées des systèmes de fichiers, le stockage à haut débit, les tubes ou la gestion mémoire de Btrfs.
La version apporte plusieurs étapes importantes pour la compatibilité matérielle :
D’autres évolutions concernent le réseau, la virtualisation, la sécurité, les systèmes embarqués et la télémétrie énergétique. Linux 7.2 est donc autant une version d’activation de nouvelles plateformes qu’une mise à jour de performances.
Linux 7.2 supprime plus de 13 000 lignes de code dédiées à l’émulation des instructions flottantes x87 sur i486. La version retire également AppleTalk ainsi que la prise en charge des anciens adaptateurs ARCnet utilisant les bus ISA et PCMCIA.
Le noyau exige désormais systématiquement la présence d’un compteur d’horodatage x86 utilisable, le TSC. Les systèmes x86 modernes en dépendent déjà généralement : ce changement concerne donc surtout du matériel exceptionnellement ancien ou atypique, plutôt que les ordinateurs et serveurs actuels.
Cette version achève aussi un long nettoyage visant à supprimer du code du noyau toutes les utilisations de l’API obsolète strncpy(). Celle-ci est remplacée par des fonctions de manipulation de chaînes plus explicites.
Linux 7.2 a brièvement intégré un nouvel ordonnanceur GPU « plus équitable », conçu pour améliorer l’ordre d’exécution des travaux graphiques. Des régressions sur les cartes graphiques AMD ont conduit les développeurs à revenir à une politique FIFO avant la publication.
Ce retour en arrière rappelle qu’une fonction présente pendant le développement n’est pas nécessairement prête pour les utilisateurs de la version stable. Les mainteneurs ont ici privilégié un comportement graphique prévisible plutôt que la livraison d’un modèle d’ordonnancement plus ambitieux.
Le développement de Linux 7.2 a duré environ neuf semaines et mobilisé plus de 2 100 contributeurs, établissant un record annoncé pour la participation à la fenêtre de fusion. Une analyse citée par plusieurs médias estime qu’environ 5 % des commits comportaient une attribution signalant l’assistance d’une IA.
Le sujet n’est pas principalement de savoir si l’IA a écrit les fonctions phares du noyau. Les outils d’IA alimentent plutôt un flux plus important de rapports de vulnérabilités, de correctifs proposés, de remarques de revue et de corrections ultérieures. Certaines modifications acceptées traitent bien des problèmes identifiés grâce à des analyses assistées par IA, mais chaque changement proposé représente toujours du travail pour les mainteneurs et les relecteurs humains.
Quand Linus Torvalds décrit les mises à jour tardives et surdimensionnées comme la « nouvelle normalité », il semble davantage constater une réalité opérationnelle croissante qu’abaisser les exigences de revue. Linux 7.2 a été publié dans les délais, mais les remous de fin de cycle illustrent pourquoi les responsables du noyau restent prudents face au volume, aux régressions et à la qualité des correctifs.
La fenêtre de fusion de Linux 7.3 s’est ouverte immédiatement après la sortie de Linux 7.2. Selon les informations disponibles, environ 40 demandes de fusion étaient déjà en attente. Les deux semaines suivantes doivent déterminer quelles évolutions majeures entreront dans cette prochaine version.
Pour Ubuntu 26.10, l’équipe noyau de Canonical a identifié Linux 7.2 comme version cible. Ubuntu 26.10 doit être publié le 15 octobre 2026, avec un gel du noyau prévu le 1er octobre. Ce calendrier fait de Linux 7.2 la cible la plus établie, mais les plans de la distribution peuvent encore évoluer si les tests révèlent de graves régressions ou des problèmes d’intégration.
Pour les développeurs du noyau, la priorité est désormais la poursuite des tests de régression et des revues de code. Pour les utilisateurs, la question essentielle n’est pas de savoir si Linux 7.2 possède la plus longue liste de fonctions, mais si leur matériel et leurs usages correspondent à ses points forts : proximité des données en cache, débit des systèmes de fichiers, prise en charge de nouvelles plateformes ou amélioration des pilotes.
Linux 7.2 introduit l’ordonnancement sensible au cache, derrière l’option CONFIG_SCHED_CACHE. Plutôt que de considérer tous les cœurs et toutes les zones de cache comme équivalents, l’ordonnanceur peut essayer de placer sur un même domaine de cache de dernier niveau les tâches qui partagent des données.
L’objectif est de limiter les déplacements de données entre caches — le « cache bouncing » — ainsi que les défauts de cache. Cette évolution peut être intéressante sur les machines dotées d’une architecture complexe à plusieurs chiplets ou sockets, notamment certaines plateformes AMD EPYC et Intel Xeon.
Il ne s’agit pas pour autant d’un bouton universel garantissant davantage de performances. Le bénéfice dépendra de la topologie du processeur et de la charge de travail. Cette nouveauté vise surtout les systèmes où déplacer des tâches liées d’un domaine de cache à un autre crée une surcharge évitable.
Plusieurs changements de Linux 7.2 ciblent les chemins d’entrée-sortie plutôt que des fonctions directement visibles par l’utilisateur.
io_uring, mais ces résultats ne constituent pas une promesse générale pour tous les disques et toutes les applications. En pratique, les gains de Linux 7.2 sont répartis entre plusieurs sous-systèmes. Les utilisateurs ont le plus de chances d’en profiter si leurs applications sollicitent fortement la proximité des données en cache, les métadonnées des systèmes de fichiers, le stockage à haut débit, les tubes ou la gestion mémoire de Btrfs.
La version apporte plusieurs étapes importantes pour la compatibilité matérielle :
D’autres évolutions concernent le réseau, la virtualisation, la sécurité, les systèmes embarqués et la télémétrie énergétique. Linux 7.2 est donc autant une version d’activation de nouvelles plateformes qu’une mise à jour de performances.
Linux 7.2 supprime plus de 13 000 lignes de code dédiées à l’émulation des instructions flottantes x87 sur i486. La version retire également AppleTalk ainsi que la prise en charge des anciens adaptateurs ARCnet utilisant les bus ISA et PCMCIA.
Le noyau exige désormais systématiquement la présence d’un compteur d’horodatage x86 utilisable, le TSC. Les systèmes x86 modernes en dépendent déjà généralement : ce changement concerne donc surtout du matériel exceptionnellement ancien ou atypique, plutôt que les ordinateurs et serveurs actuels.
Cette version achève aussi un long nettoyage visant à supprimer du code du noyau toutes les utilisations de l’API obsolète strncpy(). Celle-ci est remplacée par des fonctions de manipulation de chaînes plus explicites.
Linux 7.2 a brièvement intégré un nouvel ordonnanceur GPU « plus équitable », conçu pour améliorer l’ordre d’exécution des travaux graphiques. Des régressions sur les cartes graphiques AMD ont conduit les développeurs à revenir à une politique FIFO avant la publication.
Ce retour en arrière rappelle qu’une fonction présente pendant le développement n’est pas nécessairement prête pour les utilisateurs de la version stable. Les mainteneurs ont ici privilégié un comportement graphique prévisible plutôt que la livraison d’un modèle d’ordonnancement plus ambitieux.
Le développement de Linux 7.2 a duré environ neuf semaines et mobilisé plus de 2 100 contributeurs, établissant un record annoncé pour la participation à la fenêtre de fusion. Une analyse citée par plusieurs médias estime qu’environ 5 % des commits comportaient une attribution signalant l’assistance d’une IA.
Le sujet n’est pas principalement de savoir si l’IA a écrit les fonctions phares du noyau. Les outils d’IA alimentent plutôt un flux plus important de rapports de vulnérabilités, de correctifs proposés, de remarques de revue et de corrections ultérieures. Certaines modifications acceptées traitent bien des problèmes identifiés grâce à des analyses assistées par IA, mais chaque changement proposé représente toujours du travail pour les mainteneurs et les relecteurs humains.
Quand Linus Torvalds décrit les mises à jour tardives et surdimensionnées comme la « nouvelle normalité », il semble davantage constater une réalité opérationnelle croissante qu’abaisser les exigences de revue. Linux 7.2 a été publié dans les délais, mais les remous de fin de cycle illustrent pourquoi les responsables du noyau restent prudents face au volume, aux régressions et à la qualité des correctifs.
La fenêtre de fusion de Linux 7.3 s’est ouverte immédiatement après la sortie de Linux 7.2. Selon les informations disponibles, environ 40 demandes de fusion étaient déjà en attente. Les deux semaines suivantes doivent déterminer quelles évolutions majeures entreront dans cette prochaine version.
Pour Ubuntu 26.10, l’équipe noyau de Canonical a identifié Linux 7.2 comme version cible. Ubuntu 26.10 doit être publié le 15 octobre 2026, avec un gel du noyau prévu le 1er octobre. Ce calendrier fait de Linux 7.2 la cible la plus établie, mais les plans de la distribution peuvent encore évoluer si les tests révèlent de graves régressions ou des problèmes d’intégration.
Pour les développeurs du noyau, la priorité est désormais la poursuite des tests de régression et des revues de code. Pour les utilisateurs, la question essentielle n’est pas de savoir si Linux 7.2 possède la plus longue liste de fonctions, mais si leur matériel et leurs usages correspondent à ses points forts : proximité des données en cache, débit des systèmes de fichiers, prise en charge de nouvelles plateformes ou amélioration des pilotes.