Saudi Aramco relève ses prix officiels pour juin 2026 de 1 à 3 %, à 760 $/t pour le propane et 820 $/t pour le butane, portée par une demande asiatique robuste. À l'inverse, Sonatrach sabre ses prix de 18 % pour le propane et de 31 % pour le butane, pour contrer un excès d'offre sur le marché méditerranéen.

Create a landscape editorial hero image for this Studio Global article: What are the key differences in Aramco's and Sonatrach's June 2026 LPG official selling prices, and what regional supply dynamics and broade. Article summary: ## Key Price Differences for June 2026. Topic tags: general, general web. Reference image context from search candidates: Reference image 1: visual subject "# Saudi Aramco and Sonatrach raise LPG prices for February by 1-5%. Saudi Aramco's February OSP increased by $20 a metric ton to $545 a ton for propane and by $20 a ton to $540 a" source context "Saudi Aramco and Sonatrach raise LPG prices for February by 1-5%" Reference image 2: visual subject "Saudi Arabia's state oil producer Saudi Aramco TADAWUL:2222 has raised official selling prices for liquefied petroleum gas by between 1% and" source context "Saudi Aramco raises LPG OSPs by up to 3% for June, Sonat
Dans une illustration frappante de la fragmentation actuelle des marchés de l'énergie, deux des plus grands producteurs publics de GPL au monde ont pris des directions complètement opposées pour juin 2026. D'un côté, Saudi Aramco a relevé ses prix de vente officiels (Official Selling Prices, OSP) pour ses clients d'Asie-Pacifique de 3 % maximum. De l'autre, la société nationale algérienne Sonatrach a sabré ses tarifs méditerranéens de près d'un tiers [18, 29]. Résultat : l'un des écarts les plus importants jamais observés entre ces deux références, dessinant une carte très claire des zones où l'offre de GPL s'accumule et de celles où la demande reste ferme.
Saudi Aramco, dont les prix contractuels servent de baromètre pour l'essentiel des contrats à terme en Asie-Pacifique, a fixé pour le mois de juin les niveaux suivants [1, 3] :
Sonatrach, qui fixe le prix des cargaisons destinées aux marchés de la Méditerranée et de l'Europe du Nord-Ouest, a fait le chemin inverse :
Ce grand écart n'est pas une anomalie mensuelle. En mai 2026, Sonatrach avait déjà réduit ses prix de 2 à 18 %, tandis qu'Aramco les maintenait stables. Le fossé de juin n'est donc que l'accélération d'une tendance qui dure depuis des mois .
Les opérateurs de marché attribuent directement les réductions drastiques de Sonatrach à une « offre plus abondante sur le marché méditerranéen » . L'Algérie est en concurrence directe avec un flot croissant de GPL en provenance des terminaux d'exportation du golfe du Mexique américain, qui se déverse dans le bassin atlantique. D'autres fournisseurs nord-africains et de la mer Noire pressent également les prix. La demande européenne, de son côté, n'a pas crû assez vite pour absorber ces volumes additionnels, maintenant la région en situation de surcapacité [29, 2].
Pour Sonatrach, dont les méthaniers effectuent un court trajet vers l'Europe du Sud, la seule manière de rester compétitif a été d'appliquer des remises agressives. Avec une baisse de 18 à 31 %, il s'agit clairement d'une démarche délibérée pour écouler les cargaisons plutôt que de les voir s'accumuler.
La hausse modérée de Saudi Aramco montre à l'inverse que le marché du GPL en Asie-Pacifique obéit à des fondamentaux différents. Les prix d'Aramco servent de référence aux acheteurs à terme en Chine, en Inde, en Corée du Sud et au Japon, qui restent structurellement dépendants du GPL du Moyen-Orient comme matière première pour la pétrochimie et pour les usages résidentiels [3, 6].
L'augmentation de 10 $/tonne pour le propane suggère que la demande asiatique est restée stable ou s'est légèrement raffermie d'un mois sur l'autre, et que les disponibilités à l'exportation de l'Arabie saoudite n'étaient pas assez abondantes pour justifier un rabais. Même le prix du butane, inchangé, indique un marché équilibré, plutôt qu'un marché saturé.
Le mois de juin 2026 offre l'un des exemples les plus nets de décorrélation entre les prix de référence régionaux du GPL. La même vague d'offre mondiale – portée par une production record de gaz de schiste aux États-Unis, l'expansion des infrastructures de liquides de gaz naturel et de nouvelles capacités au Moyen-Orient – se traduit de façon très différente selon la destination.
En somme, le marché mondial du GPL n'est pas un marché unique avec des écarts régionaux, mais bien plusieurs bassins distincts, chacun avec son propre équilibre offre-demande. La donne de juin 2026 le rend plus clair que jamais.
L'ampleur des baisses de prix de Sonatrach pose la question de savoir si le marché méditerranéen approche d'un plancher. Si les marges à l'exportation américaines faiblissent ou si les stockages européens arrivent à saturation, de nouvelles baisses pourraient être nécessaires. À l'inverse, si les achats asiatiques ralentissent de manière saisonnière plus tard en 2026, l'avantage tarifaire d'Aramco pourrait s'éroder rapidement.
Pour les acheteurs et les négociants, le message de juin 2026 est sans équivoque : les dynamiques régionales comptent désormais bien plus que les gros titres sur l'offre mondiale de GPL. Et l'écart entre les prix de référence d'Aramco et ceux de Sonatrach est devenu un baromètre clé pour mesurer à quel point ce marché est fracturé.
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Saudi Aramco relève ses prix officiels pour juin 2026 de 1 à 3 %, à 760 $/t pour le propane et 820 $/t pour le butane, portée par une demande asiatique robuste.
Saudi Aramco relève ses prix officiels pour juin 2026 de 1 à 3 %, à 760 $/t pour le propane et 820 $/t pour le butane, portée par une demande asiatique robuste. À l'inverse, Sonatrach sabre ses prix de 18 % pour le propane et de 31 % pour le butane, pour contrer un excès d'offre sur le marché méditerranéen.
Cet écart historique confirme une fragmentation du marché mondial : le bassin atlantique est noyé sous l'offre, tandis que l'Asie Pacifique reste un marché vendeur.