Le GPU est la vraie vedette. Avec ses 6 144 cœurs CUDA, la partie graphique intégrée du N1X égalerait le nombre d’unités de calcul d’une RTX 5070 de bureau. Dans la pratique, les performances devraient se rapprocher d’une RTX 5060 pour PC portable, bridées par la bande passante mémoire partagée et l’enveloppe thermique .
Nvidia n’a pas conçu cette puce seule. Début 2026, le PDG Jensen Huang a confirmé publiquement que l’entreprise co-développait un SoC « AI PC » avec MediaTek . La répartition des rôles est claire : MediaTek s’occupe des cœurs Arm, tandis que Nvidia fournit le GPU Blackwell, les cœurs Tensor et le tissu d’accélération IA
.
L’alliance n’est pas une surprise. Dès mi-2025, les dirigeants des deux groupes étaient cités dans la presse, et leurs keynotes respectives au Computex 2025 avaient mis la puce à l’oreille . La confirmation officielle de Huang en janvier 2026 a transformé un vieux serpent de mer en un programme produit bien réel, même s’il n’est pas encore commercialisé
.
Les manifestes d’expédition et les sources industrielles pointent vers un petit nombre de grands constructeurs :
Le planning a déjà dérapé plusieurs fois. D’abord attendu fin 2025, le N1X a été repoussé à début 2026, officiellement pour des raisons de refonte du silicium, de maturation de Windows on Arm et de demande atone pour les PC portables . Cette fenêtre est passée sans annonce.
Les dernières fuites dessinent le scénario suivant :
Si ce calendrier se vérifie, le N1X ne sera pas un produit de masse à sa sortie. Il équipera une poignée de PC portables premium, le temps que Nvidia et ses partenaires valident la plate-forme à grande échelle.
Le N1X s’annonce comme la puce Arm la plus ambitieuse jamais destinée à Windows. En combinant un GPU de classe bureau, une mémoire unifiée massive et un moteur IA dédié, elle se place en concurrence directe avec les puces Apple M Pro/Max — et avec les meilleures plates-formes x86 d’Intel et AMD .
Concrètement, cela signifie des PC portables capables de jeu en 1440p à haut taux de rafraîchissement, de charges de travail IA locales et d’applications créatives exigeantes, le tout depuis un SoC intégré. Mais les inconnues restent nombreuses : Nvidia n’a rien officialisé, la maturité logicielle et pilotes pour Windows on Arm demeure un point d’interrogation, et le marché ne verra arriver que quelques machines avant 2027.
Pour qui attend un PC portable haut de gamme, le Computex 2026 sera le rendez-vous à suivre. En revanche, inutile d’espérer repartir avec une machine N1X sous le bras dès la fin du salon.