SAIC, propriétaire de MG, prévoit une usine de véhicules électriques à 200 millions d'euros en Galice, créant plus de 2 300 emplois et visant une production de 120 000 voitures par an d'ici 2028. Cette implantation permet à MG d'éviter les droits de douane de 45 % sur les véhicules électriques chinois et de se prépa...

Create a landscape editorial hero image for this Studio Global article: What are the key details of MG's confirmed €200 million investment to build its first EU factory in Ferrol, Spain, including the timeline, j. Article summary: On June 1, 2026, SAIC Motor (MG's parent company) confirmed it will build its first European Union factory in Ferrol, Galicia, Spain, with an initial investment of approximately €200 million (~$233 million) [2][5][6]. He. Topic tags: general, general web, government, user generated. Reference image context from search candidates: Reference image 1: visual subject "Home > News > MG confirms new Spain plant as part of European growth plans. # MG confirms new Spain plant as part of European growth plans. * MG has announced it will be building a" source context "MG confirms new Spain plant as part of European growth plans – Car Dealer Magazine" Reference image 2: v
C'est un véritable coup de tonnerre dans le paysage automobile européen. SAIC Motor, le géant public chinois propriétaire de la marque MG, a confirmé le 1er juin 2026 la construction de sa toute première usine en Europe. Le site choisi ? La région de Ferrol et As Pontes, en Galice, au nord-ouest de l'Espagne . Avec une enveloppe initiale de près de 200 millions d'euros, ce projet, qualifié de « projet industriel stratégique » par le gouvernement régional galicien, n'est pas qu'un simple investissement : c'est la réponse directe et frontale de MG aux droits de douane punitifs imposés par Bruxelles sur les voitures électriques chinoises
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Le complexe industriel sera scindé en deux entités complémentaires : une usine de production située dans le port extérieur de Ferrol et un centre logistique implanté dans la commune voisine d'As Pontes de García Rodríguez, toutes deux dans la province de La Corogne .
L'impact socio-économique s'annonce massif pour cette région à la tradition industrielle marquée. La première phase du projet prévoit la création de plus de 2 300 emplois directs . À pleine capacité, l'usine devrait sortir jusqu'à 120 000 véhicules par an de ses chaînes d'assemblage
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Le calendrier, bien qu'encore soumis au feu vert définitif du gouvernement central espagnol, est ambitieux. SAIC a déposé sa demande officielle le 1er juin 2026. Si tout se passe comme prévu, les travaux de construction débuteront en 2027 pour une mise en service avant la fin de l'année 2028 . Une course contre la montre qui illustre la pression à laquelle sont soumis les constructeurs chinois pour poser leurs valises en Europe.
Pour comprendre ce virage stratégique, il faut remonter à octobre 2024. À cette date, la Commission européenne a tranché : après une longue enquête, elle a imposé des droits compensateurs définitifs sur les véhicules électriques importés de Chine, au motif que la filière chinoise bénéficie de subventions déloyales pénalisant les producteurs européens .
Parmi les constructeurs dans le collimateur de Bruxelles, la maison mère de MG a été la plus lourdement sanctionnée. SAIC s'est vu infliger un droit additionnel de 35,3 %, qui vient s'ajouter aux 10 % de droits de douane déjà en vigueur, portant le total à environ 45 % . Pour le dire simplement, chaque MG arrivant par bateau voyait son prix gonflé de près de moitié, anéantissant du jour au lendemain l'avantage compétitif de la marque
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L'impact commercial a été immédiat et dévastateur. La part de marché de MG sur le segment des véhicules électriques dans l'UE s'est effondrée, passant de 4,1 % à environ 1 % début 2026 . En France et en Allemagne, marchés clés pour la marque, les ventes se sont littéralement écroulées
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Produire au sein même de l'Union européenne permet de contourner totalement ces barrières douanières. Une fois l'usine de Ferrol opérationnelle, MG pourra de nouveau aligner des prix compétitifs . Au-delà de l'aspect tarifaire, cette localisation constitue aussi une assurance-vie face aux futures réglementations. L'UE s'oriente en effet vers l'obligation, pour les véhicules électriques bénéficiant d'aides publiques, d'intégrer au moins 70 % de composants sourcés au sein du bloc – un seuil impossible à atteindre avec une stratégie 100 % import
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L'annonce de SAIC n'est pas un cas isolé. Elle s'inscrit dans une lame de fond qui voit les géants chinois de l'automobile passer d'une logique d'exportation à une stratégie d'implantation industrielle massive sur le Vieux Continent. En 2025, les trois premiers constructeurs chinois en Europe de l'Ouest et centrale — SAIC Motor, BYD et Chery — ont immatriculé collectivement 617 600 véhicules, contre seulement 25 900 en 2020 .
Pour dépasser durablement les parts de marché à un chiffre, les analystes sont unanimes : l'assemblage local n'est plus une option, c'est un impératif . Le paysage concurrentiel est désormais celui d'une course à l'usine :
Avec l'usine de Ferrol, SAIC signe le plus gros investissement ex-nihilo jamais annoncé par un constructeur chinois dans l'UE. Le message est limpide : même la marque la plus taxée ne bat pas en retraite. Au contraire, elle s'enterre. L'aventure européenne des voitures électriques chinoises prend un tournant résolument industriel, où le label « Made in EU » devient un impératif stratégique vital.
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SAIC, propriétaire de MG, prévoit une usine de véhicules électriques à 200 millions d'euros en Galice, créant plus de 2 300 emplois et visant une production de 120 000 voitures par an d'ici 2028.
SAIC, propriétaire de MG, prévoit une usine de véhicules électriques à 200 millions d'euros en Galice, créant plus de 2 300 emplois et visant une production de 120 000 voitures par an d'ici 2028. Cette implantation permet à MG d'éviter les droits de douane de 45 % sur les véhicules électriques chinois et de se préparer aux futures règles européennes exigeant 70 % de contenu local pour les aides d'État.
Ce projet accélère une tendance de fond : BYD, Chery, Dongfeng et d'autres constructeurs chinois construisent ou cherchent des usines en Europe pour s'y implanter durablement plutôt que de battre en retraite face au p...