| Instrument | Titres perpétuels subordonnés convertibles contingents |
| Date d’émission envisagée | 18 mai 2026 |
| ISIN | US404280FR58 |
| Formule de remboursement anticipé | |
| Cotation attendue | Admission à l’Official List et à la négociation sur le Global Exchange Market d’Euronext Dublin dans les 30 jours suivant la date d’émission |
Le montage de mai est plus lisible que celui de mars : le document disponible identifie une seule série de US$1,5 milliard, alors que l’opération précédente était divisée en deux tranches AT1 distinctes.
Dans une AT1, le « call » — l’option de remboursement anticipé par l’émetteur — est un point central. Ces titres sont perpétuels : ils ne sont donc pas présentés comme des obligations classiques avec une échéance finale fixe.
Le document de mai précise que les titres sont remboursables pendant toute « période optionnelle de remboursement » définie dans la documentation applicable. En revanche, l’extrait fourni ne donne pas la première date de remboursement optionnel, les modalités de reset du coupon, ni le fonctionnement complet de cette période optionnelle pour les titres de mai 2026.
C’est une différence importante avec l’opération de mars, où les deux tranches étaient explicitement associées à des périodes optionnelles de remboursement liées aux titres 2031 et 2036.
En mars 2026, HSBC avait levé US$2,5 milliards via deux tranches de US$1,25 milliard : une AT1 perpétuelle à 6,750 % liée à une période optionnelle 2031, et une AT1 à 7,000 % liée à une période optionnelle 2036.
La lecture la plus simple est donc la suivante : HSBC ajoute un nouvel instrument AT1 au même coupon que la tranche de mars la moins coûteuse, mais dans un format plus petit et à série unique.
Les émissions AT1 sont très sensibles au coût de financement. Quand les spreads — l’écart de rendement exigé par rapport aux références de marché — se resserrent, la prime demandée par les investisseurs diminue. Pour une banque, cela peut rendre une émission nouvelle ou un refinancement nettement plus intéressant.
La couverture de marché autour du retour de HSBC en mai décrit un coût du capital suffisamment attractif pour ramener des émetteurs bancaires, tout en soulignant que HSBC commercialisait une nouvelle AT1 en dollars moins de deux mois après avoir levé US$2,5 milliards en mars.
L’opération de mars avait déjà montré une forte profondeur de demande. GlobalCapital a fait état d’un carnet d’ordres de US$17 milliards pour la vente AT1 de US$2,5 milliards de HSBC. Un autre compte rendu de marché indiquait que le prix s’était resserré d’environ un demi-point de pourcentage par rapport aux indications initiales, avec des titres finalement pricés à des rendements de 6,75 % et 7,00 %.
La prudence reste toutefois nécessaire. Les sources disponibles ne fournissent ni série complète de spreads actuels, ni calendrier global des émissions AT1. Elles permettent surtout de dire que les conditions se sont assez améliorées pour que HSBC revienne rapidement, pas que toutes les banques pourraient émettre aux mêmes conditions.
Les titres de mai sont officiellement décrits comme des titres perpétuels subordonnés convertibles contingents, la forme utilisée pour des instruments bancaires de type AT1. Le document de mai disponible ne contient pas de paragraphe détaillé sur l’utilisation opérationnelle des fonds ; il serait donc excessif d’affirmer que le produit est destiné à un portefeuille de prêts, une acquisition, un dividende ou une ligne métier spécifique.
La logique est plutôt réglementaire. Les AT1 sont conçues comme des instruments de capital capables d’absorber des pertes ; la synthèse de marché fournie indique aussi que les régulateurs européens et britanniques continuent de soutenir les AT1 comme outils d’absorption des pertes. La couverture de l’opération de mars de HSBC indiquait également que cette émission visait à renforcer la base de capital de la banque.
Sous réserve des critères de reconnaissance réglementaire et des conditions définitives, l’émission de mai doit donc être lue avant tout comme une opération de capital réglementaire.
Le retour de HSBC est un signal positif pour le pipeline AT1, mais pas un feu vert général. Le point favorable est clair : HSBC revient avec une nouvelle AT1 en dollars après une opération de mars qui, selon les comptes rendus de marché, avait attiré un carnet d’ordres de US$17 milliards.
GlobalCapital a également évoqué un coût du capital attractif comme facteur de retour pour les émetteurs bancaires, et cité Belfius Bank comme candidat possible à une nouvelle émission AT1.
Mais les éléments disponibles portent surtout sur HSBC, pas sur l’ensemble du calendrier mondial des AT1. La conclusion la plus solide est donc mesurée : l’appétit des investisseurs et les conditions de prix semblent assez favorables pour permettre à un grand émetteur comme HSBC de revenir vite sur le marché, tandis que les prochaines opérations dépendront encore de la volatilité, des spreads secondaires, de la profondeur des carnets d’ordres et des clauses précises de call et de reset proposées aux investisseurs.
L’AT1 prévue par HSBC le 18 mai 2026 est une émission de US$1,5 milliard à coupon de 6,750 %, perpétuelle, subordonnée et convertible contingente, avec une possibilité de remboursement pendant une période optionnelle.
Elle est plus petite que la vente AT1 de US$2,5 milliards réalisée en mars, mais son calendrier renforce l’idée que le marché AT1 reste accessible à certains grands émetteurs bancaires lorsque la demande est solide et que le coût du capital est jugé acceptable.