Malgré ces déclarations optimistes, des responsables des deux côtés soulignent que les questions les plus complexes restent à négocier.
La principale difficulté concerne le sort du stock d’uranium hautement enrichi détenu par l’Iran — un matériau qui, s’il était enrichi davantage, pourrait théoriquement servir à fabriquer une arme nucléaire.
Selon certaines informations relayées par des responsables américains et régionaux, le cadre proposé inclurait un engagement iranien à abandonner ce stock, les modalités précises étant renvoyées à des négociations ultérieures.
Mais des sources iraniennes contestent cette version. D’après des informations citant des responsables à Téhéran, l’Iran n’aurait pas accepté de remettre ce matériau, et la question nucléaire pourrait même être exclue de la première phase de l’accord.
Cette contradiction explique pourquoi de nombreux analystes estiment que le sujet reste entièrement en négociation.
Plusieurs solutions techniques auraient été discutées pour réduire les risques de prolifération nucléaire tout en permettant aux deux parties de revendiquer un compromis.
Parmi les scénarios évoqués :
Aucune de ces options n’a été confirmée officiellement dans le projet de mémorandum, et elles pourraient être traitées uniquement lors des négociations ultérieures.
La politique intérieure iranienne pourrait compliquer tout compromis.
Selon des informations citant des sources proches du pouvoir, le Guide suprême iranien a donné instruction que l’uranium proche du niveau militaire ne doit pas être envoyé à l’étranger. Cette directive constitue une véritable ligne rouge dans les négociations.
Des responsables iraniens estiment qu’exporter ce stock pourrait affaiblir la capacité de dissuasion du pays en cas de pressions militaires futures.
Cette position s’oppose directement à la demande attribuée aux négociateurs américains, ce qui fait du dossier de l’uranium l’obstacle principal des discussions.
Au‑delà du dossier nucléaire, le projet d’accord‑cadre inclurait également plusieurs mesures géopolitiques et économiques.
Parmi les points évoqués dans les différentes informations publiées :
Ces mesures constitueraient la dimension économique et sécuritaire de l’accord, tandis que les questions nucléaires seraient traitées plus en profondeur dans la phase suivante.
Selon plusieurs informations concordantes, le mémorandum lancerait une nouvelle phase de négociations d’environ un à deux mois pour parvenir à un accord nucléaire plus complet.
Durant cette période, les négociateurs devraient tenter de régler les questions les plus délicates, notamment :
Malgré les annonces de progrès, plusieurs points essentiels restent ouverts :
Pour l’instant, le projet semble donc un premier pas vers des négociations plutôt qu’un accord final. Les prochaines semaines de discussions détermineront si ce cadre peut déboucher sur un véritable accord nucléaire — ou si les mêmes blocages qui ont marqué la diplomatie américano‑iranienne depuis des années réapparaîtront.