Le conseil d’administration de Kneat a approuvé l’offre à l’unanimité et recommande aux actionnaires de voter en faveur de l’opération .
Kneat évolue sur un créneau très spécialisé mais critique : la digitalisation et l’automatisation des processus de validation et qualité pour les industries les plus réglementées, principalement les sciences de la vie (biotechnologies, pharmacie, dispositifs médicaux) . Sa plateforme phare, Kneat Gx, automatise la validation, les dossiers de lots électroniques, la préparation aux audits et la gestion documentaire, réduisant la dépendance aux systèmes papier traditionnels
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Avec près de 183 milliards de dollars US d’actifs sous gestion en 2026, Thoma Bravo est le plus gros fonds d’investissement mondial dédié aux logiciels . Fondé en 1980, le groupe s’est agressivement concentré sur l’édition et les services logiciels à partir du début des années 2000, en utilisant une stratégie dite de « buy-and-build » (acheter et construire) : il acquiert des éditeurs de logiciels d’entreprise avant de les aider à changer d’échelle
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Thoma Bravo a réalisé plus de 565 transactions dans les logiciels et la technologie, représentant environ 285 milliards de dollars US de valeur d’entreprise . Sur le marché canadien, le fonds a récemment frappé un grand coup avec le rachat pour 12,3 milliards de dollars américains du fournisseur de logiciels RH Dayforce, qui a également été retiré du TSX
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La finalisation de l’opération est attendue au troisième trimestre 2026, sous réserve des conditions suspensives habituelles : approbation par les actionnaires de Kneat, homologation par un tribunal et autorisations réglementaires . Une fois la transaction bouclée, Kneat deviendra une entreprise privée et ses actions seront radiées à la fois du TSX et du marché OTCQX américain
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Le rachat de Kneat n’est pas un cas isolé. Il s’inscrit pleinement dans une vague de retraits de la cote qui touche les sociétés technologiques canadiennes depuis plusieurs années. Les fonds américains voient une valeur importante dans les éditeurs de logiciels verticaux cotés au Canada, en raison bien souvent de leurs solides revenus récurrents, de leur position de leader sur une niche, et de leurs valorisations relativement plus faibles que celles de leurs homologues américains .
Les chiffres sont éloquents :
L’acquisition de Kneat par Thoma Bravo est un cas d’école : une pépite SaaS verticale de grande qualité, dirigée par son fondateur, protégée par des barrières concurrentielles élevées et des liens étroits avec ses clients, dont la valorisation paraît suffisamment attractive aux yeux du capital-investissement pour justifier une prime significative. Pour les actionnaires de Kneat, cela se traduit par une prime de 40 % payée en espèces . Pour le TSX, c’est la perte d’une nouvelle réussite logicielle cotée sur son marché. Et pour Thoma Bravo, c’est un actif logiciel leader sur son marché de plus à ajouter à un portefeuille qui compte déjà plus de 80 sociétés
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