Si les autorités européennes jugent ces accusations fondées, les plaintes pourraient ouvrir la voie à des enquêtes formelles ou à des sanctions au titre du DSA.
Les plaintes s’appuient sur une enquête menée par des organisations de consommateurs dans 13 pays européens. Les chercheurs ont collecté 893 exemples de publicités suspectées d’être frauduleuses sur les plateformes de Google, Meta et TikTok.
Les captures d’écran ont été réalisées entre décembre 2025 et mars 2026 afin de documenter la présence d’annonces promouvant des investissements trompeurs ou de fausses opportunités financières.
Le constat des associations est jugé préoccupant :
Pour les plaignants, ce faible taux de retrait suggère que les mécanismes de détection et de modération ne répondent pas suffisamment aux signalements liés à la fraude financière.
Dans les informations rendues publiques, Google indique avoir supprimé environ 60 % des annonces qui lui ont été directement signalées après en avoir eu connaissance.
En revanche, les réponses détaillées de Meta et TikTok étaient plus limitées dans les rapports publics évoquant ces plaintes.
Les associations de consommateurs affirment que, malgré certains retraits, la réaction globale des plateformes reste trop lente ou incohérente, et qu’elles devraient identifier plus rapidement ce type de publicité frauduleuse sans dépendre principalement de signalements externes.
Les plaintes s’inscrivent dans le cadre du Digital Services Act, entré en vigueur pour renforcer la régulation des grandes plateformes en ligne dans l’Union européenne.
La loi impose notamment aux très grandes plateformes de :
Le dispositif commence déjà à produire des volumes importants de surveillance réglementaire : plus de 9 milliards de décisions de modération de contenu ont été signalées par les plateformes au premier semestre 2025, la majorité étant prises de manière proactive selon leurs propres règles.
Pour les organisations de consommateurs, la persistance des arnaques financières montre toutefois que l’application du DSA pourrait devoir être renforcée.
La Commission européenne et les régulateurs nationaux vont examiner les preuves fournies dans les plaintes.
S’ils estiment que Google, Meta ou TikTok n’ont pas respecté leurs obligations au titre du Digital Services Act, les autorités pourraient ouvrir des enquêtes officielles et engager des mesures d’application de la loi.
L’affaire pourrait ainsi devenir un test important pour mesurer la capacité de l’Union européenne à faire appliquer ses nouvelles règles face aux plus grandes plateformes technologiques du monde.