Zach Pandl, responsable de la recherche chez Grayscale, cite l’adoption durable du Bitcoin, la maturité du marché baissier et un contexte macroéconomique potentiellement plus favorable. La remontée au dessus de 79 000 dollars repose sur la demande au comptant et les ETF, mais aussi sur des rachats forcés de position...
Réponse de recherche

Create a landscape editorial hero image for this Studio Global article: What are Grayscale research head Zach Pandl’s three reasons for viewing Bitcoin’s current price as a potentially favorable entry point for l. Article summary: Pandl’s thesis is a long-horizon valuation and macro thesis—not a claim that Bitcoin has definitively bottomed or that the post-rally price is attractive for short-term trading. The evidence supports a constructive strat. Topic tags: general, general web, news, user generated. Style: premium digital editorial illustration, source-backed research mood, clean composition, high detail, modern web publication hero. Use reference image context only for broad subject, composition, and topical grounding; do not copy the exact image. Avoid: logos, brand marks, copyrighted characters, real person likenesses, fake screenshots, UI text, readable text, watermarks, charts w
La thèse de Zach Pandl, responsable de la recherche chez Grayscale, relève davantage de l’allocation stratégique que du pari de court terme. Selon lui, trois éléments pourraient soutenir la demande de Bitcoin sur la durée : une tendance d’adoption toujours intacte, un marché baissier qui approche peut-être la durée des cycles précédents et un environnement macroéconomique susceptible de s’améliorer si la Réserve fédérale américaine cesse de relever ses taux. 145
Mais cette analyse est devenue moins évidente après le rebond marqué du Bitcoin au-dessus de 79 000 dollars. La hausse a été accompagnée d’une demande réelle sur le marché au comptant et les produits négociés en Bourse, tout en bénéficiant de rachats forcés de positions vendeuses. Pour un investisseur de long terme, il faut donc distinguer une thèse potentiellement convaincante d’un point d’entrée qui serait précisément identifiable.
Le premier argument de Pandl est que les moteurs structurels de l’adoption du Bitcoin restent présents malgré le marché baissier. Grayscale cite notamment la persistance des déficits publics, l’essor de la blockchain dans les services financiers et les changements générationnels dans la construction des portefeuilles. 35
La question de la dette est devenue plus visible alors que la dette fédérale américaine a dépassé 40 000 milliards de dollars en août 2026. Ce niveau peut renforcer le récit du Bitcoin comme actif rare et indépendant des États, mais il ne démontre pas à lui seul que son cours doit progresser. Le lien entre l’endettement public et la demande de Bitcoin n’est pas mécanique : les conditions financières générales, notamment la vigueur du dollar, les rendements des obligations du Trésor et les anticipations d’inflation, jouent également un rôle. 3539
La blockchain constitue un autre volet de cette thèse. Les stablecoins et la tokenisation illustrent son intégration progressive aux services financiers traditionnels. Cette évolution peut soutenir l’écosystème des actifs numériques au sens large, sans pour autant prouver que le Bitcoin progressera selon un calendrier donné. 3
Le deuxième argument concerne la position du Bitcoin dans son cycle. L’analyse de Grayscale estime que le marché baissier actuel dure environ 10 mois, contre une durée moyenne et médiane d’environ 11 à 12 mois pour les quatre précédents marchés baissiers cycliques. 47
Cette comparaison peut donner l’impression que le cycle est déjà bien avancé. Elle ne constitue toutefois pas un compte à rebours. L’échantillon historique du Bitcoin reste limité et rien ne garantit que le cycle actuel s’achèvera selon le même calendrier. Dans le cadre historique cité par Pandl, les précédents replis ont atteint en moyenne près de 80 %, ce qui laisse ouverte la possibilité d’une nouvelle baisse, même après une longue période de recul. 1112
La conclusion pratique est donc mesurée : la durée du marché baissier peut améliorer le rapport potentiel entre risque et rendement pour un investisseur patient, mais elle ne prouve pas que le point bas a déjà été atteint.
Le troisième argument de Pandl repose sur le lien entre le Bitcoin et les conditions macroéconomiques, en particulier les taux d’intérêt réels et la politique de la Réserve fédérale. Son scénario favorable suppose que la croissance résiste et que la Fed n’ajoute pas de nouvelles hausses de taux. Dans ce cas, le récent point bas du Bitcoin pourrait tenir. 1112
Le risque inverse est important : le Bitcoin se comporte de plus en plus comme un actif risqué sensible aux variables macroéconomiques. Une remontée des taux réels, un dollar plus fort ou un nouveau resserrement monétaire pourraient peser sur sa valorisation.
La décision de juillet de maintenir le taux des fonds fédéraux entre 3,5 % et 3,75 %, alors que trois responsables préconisaient une hausse de 25 points de base, ne constitue donc pas un véritable feu vert. Elle souligne plutôt l’incertitude persistante concernant la trajectoire de la politique monétaire. 732
Le rebond du Bitcoin complique l’idée d’acheter simplement « la baisse ». La cryptomonnaie a atteint environ 79 455 dollars, son plus haut niveau depuis la fin du mois de mai. Dans le même temps, les produits Bitcoin au comptant américains ont enregistré près de 520 millions de dollars d’entrées nettes sur une journée. 17
Ces flux témoignent d’une demande institutionnelle tangible, mais ils n’expliquent pas tout le mouvement. Les rachats de positions vendeuses ont également accéléré la progression, tandis que d’autres rapports de marché ont fait état d’importantes liquidations de positions short lors de la cassure. 171920
Cette distinction est essentielle. Une hausse alimentée à la fois par de nouveaux achats au comptant et par des rachats forcés peut perdre de la vitesse si les flux des ETF ralentissent. Une progression hebdomadaire très rapide peut aussi déclencher des prises de bénéfices. Le transfert vers les plateformes d’échange de bitcoins en gain et des indicateurs de momentum élevés sont des signaux de prudence à court terme, pas une réfutation de la thèse d’adoption à long terme.
Le cadre de Grayscale ne dit pas que le Bitcoin a définitivement touché le fond. Dans le scénario favorable, une croissance stable et l’absence de nouvelles hausses de taux de la Fed permettraient au récent point bas de tenir. Dans le scénario défavorable, des taux plus élevés pourraient encore faire baisser les prix. 1112
L’analyse historique des cycles comporte par ailleurs plusieurs limites. Le nombre de cycles précédents est faible, les observations ne sont pas totalement indépendantes et la structure actuelle du marché, marquée par les ETF, diffère de celle des périodes antérieures. Les comparaisons de durée et d’amplitude restent donc utiles pour situer le marché, mais constituent de mauvais signaux de timing lorsqu’elles sont utilisées seules.
Les projections de cours doivent être interprétées de la même manière. Une estimation proche de 75 000 dollars en fin d’année, une probabilité issue d’un marché prédictif pour un passage à 90 000 dollars ou l’objectif distinct de 100 000 dollars avancé par un analyste reflètent des opinions de marché, pas des certitudes fondamentales. Ces projections peuvent changer rapidement après un mouvement important, et les commentaires disponibles présentent des scénarios très divergents, à la hausse comme à la baisse. 383334
L’argument de Pandl est le plus solide lorsqu’il est considéré comme un cadre d’allocation, et non comme un signal de trading à court terme. Un investisseur qui accepte une forte volatilité et des drawdowns importants peut voir dans la combinaison d’une adoption structurelle, d’un cycle apparemment avancé et d’un contexte macroéconomique potentiellement moins hostile une raison d’envisager une position limitée en Bitcoin. 45
En revanche, cette thèse ne suffit pas à présenter 79 000 dollars comme un prix garanti avantageux. Le rallye peut se poursuivre, mais il peut aussi s’essouffler si la demande des ETF diminue, si les prises de bénéfices s’intensifient ou si la Fed adopte un ton plus restrictif.
Une approche disciplinée consiste à séparer la conviction de long terme de la décision d’entrée : limiter la taille de la position à un niveau compatible avec des pertes importantes, échelonner les achats plutôt que d’investir tout le capital en une fois et ne pas utiliser d’argent nécessaire à court terme. Les indicateurs à surveiller sont la continuité de la demande au comptant et via les ETF, les taux réels, la vigueur du dollar et les signes indiquant que la Réserve fédérale a cessé de resserrer sa politique.
En résumé, Grayscale avance trois raisons d’un optimisme prudent à long terme. Les éléments disponibles plaident pour la patience et la maîtrise du risque, pas pour la certitude que le Bitcoin a déjà trouvé son plancher.
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Zach Pandl, responsable de la recherche chez Grayscale, cite l’adoption durable du Bitcoin, la maturité du marché baissier et un contexte macroéconomique potentiellement plus favorable.
Zach Pandl, responsable de la recherche chez Grayscale, cite l’adoption durable du Bitcoin, la maturité du marché baissier et un contexte macroéconomique potentiellement plus favorable. La remontée au dessus de 79 000 dollars repose sur la demande au comptant et les ETF, mais aussi sur des rachats forcés de positions vendeuses, ce qui augmente le risque de correction.
La thèse de Grayscale peut justifier une allocation mesurée pour les investisseurs capables d’absorber de fortes baisses, pas la certitude que 79 000 dollars représentent une véritable aubaine.