Ces données aident à faire une première sélection, mais elles ne remplacent pas un vrai face-à-face indépendant, avec les mêmes prompts, les mêmes outils, le même budget de tokens, le même environnement d’exécution et les mêmes critères de notation.
Si l’on doit trancher de manière pratique :
Si votre question est très ciblée — quel modèle choisir pour un agent qui lit un dépôt, corrige des bugs, modifie du code et tente de faire passer les tests — Claude Opus 4.7 dispose aujourd’hui d’un signal quantitatif plus favorable. VentureBeat rapporte qu’Opus 4.7 résout 64,3 % des tâches sur SWE-bench Pro, contre 58,6 % pour GPT-5.5 selon Interesting Engineering.
Cela ne veut pas dire que Claude sera forcément meilleur sur votre codebase. Les benchmarks de code peuvent être sensibles à beaucoup de paramètres : environnement de test, droits accordés aux outils, formulation du prompt, limite de tokens, dépendances du projet ou façon de juger la réussite. Le bon résumé est donc : Opus 4.7 est devant sur les chiffres SWE-bench Pro cités ici, mais votre choix final doit se faire sur vos propres dépôts et workflows.
GPT-5.5 n’est pas pour autant hors-jeu. OpenAI indique que GPT-5.5 est disponible dans Codex comme nouveau modèle frontier pour le code complexe, l’usage de l’ordinateur, le travail de connaissance et les workflows de recherche. Si votre agent ne se contente pas de corriger un bug, mais doit aussi comprendre le contexte, chercher des informations, manipuler des fichiers, produire une note ou finaliser une tâche en plusieurs étapes, l’intégration de GPT-5.5 dans Codex devient un avantage à examiner sérieusement.
Sur le raisonnement, Claude Opus 4.7 affiche des chiffres marquants dans les sources citées : 94,2 % sur GPQA Diamond et un Elo de 1753 sur GDPVal-AA, un benchmark de travail de connaissance. C’est un signal positif pour les tâches qui demandent de tenir un raisonnement long, de comparer des hypothèses ou de traiter des informations complexes.
Mais il faut éviter de transformer un benchmark en verdict universel. LLM Stats place Claude Opus 4.7 et GPT-5.5 autour de 0,94 sur GPQA. Autrement dit, Opus 4.7 dispose de meilleurs signaux publics sur certains tests, mais les données disponibles ne permettent pas de conclure que GPT-5.5 serait inférieur dans toutes les formes de raisonnement.
L’argument le plus fort de GPT-5.5 n’est pas seulement son score sur un test : c’est son positionnement dans un environnement de travail. La System Card d’OpenAI le présente comme un modèle conçu pour du travail réel et complexe : écrire du code, faire de la recherche en ligne, analyser des informations, créer des documents et des feuilles de calcul, et passer d’un outil à l’autre pour terminer une tâche.
OpenAI indique aussi que GPT-5.5 est actuellement disponible dans ChatGPT et Codex, avec une disponibilité API à venir. Le changelog de Codex le décrit comme le nouveau modèle frontier d’OpenAI pour le code complexe, l’usage de l’ordinateur, le travail de connaissance et les workflows de recherche.
En clair : si vous travaillez déjà dans ChatGPT ou Codex, et que vos tâches ressemblent moins à un exercice isolé qu’à une chaîne complète — analyser des fichiers, corriger du code, rédiger une synthèse, préparer un tableur, faire de la recherche puis livrer un résultat exploitable — GPT-5.5 est probablement celui à tester en priorité.
Pour choisir un modèle dans un produit, le benchmark n’est qu’une partie de l’équation. Il faut aussi regarder l’accès API, le prix d’entrée et de sortie, la consommation réelle de tokens, le nombre d’appels outils, la longueur des réponses et le coût complet d’un workflow.
Côté OpenAI, la documentation indique que GPT-5.5 est disponible dans ChatGPT et Codex, avec une disponibilité API à venir. La page de tarification liste GPT-5.5 comme à venir et indique un prix d’entrée de 5,00 $ par million de tokens.
Côté Anthropic, les notes de version indiquent que Claude Opus 4.7 est lancé sur Claude Platform avec le même tarif 5 $/25 $ par MTok qu’Opus 4.6. Mais Anthropic précise aussi qu’Opus 4.7 utilise un tokenizer mis à jour : le même input peut représenter environ 1,0 à 1,35 fois plus de tokens selon le type de contenu. L’entreprise ajoute que le modèle peut produire davantage de tokens de sortie lorsqu’il réfléchit plus à des niveaux d’effort élevés, notamment dans les tours agentiques plus tardifs.
Conclusion pratique : un modèle mieux classé sur un benchmark peut coûter plus cher à l’usage si vos tâches sont longues, multi-étapes, riches en contexte ou très dépendantes des outils.
Choisissez plutôt Claude Opus 4.7 si :
Choisissez plutôt GPT-5.5 si :
Testez les deux si :
Pour éviter de choisir au feeling, constituez une petite évaluation maison :
Cette méthode est importante parce que le tableau actuel n’est pas univoque : Opus 4.7 possède des signaux publics plus forts sur certains benchmarks de code et de raisonnement, tandis que GPT-5.5 est présenté par OpenAI comme un modèle intégré à ChatGPT/Codex pour des workflows réels en plusieurs étapes.
Claude Opus 4.7 prend l’avantage si vous jugez surtout sur les benchmarks publics d’agents de code et sur certains signaux de raisonnement. VentureBeat rapporte 64,3 % sur SWE-bench Pro, 94,2 % sur GPQA Diamond et un Elo de 1753 sur GDPVal-AA pour Opus 4.7.
GPT-5.5 prend l’avantage si votre priorité est le workflow dans ChatGPT/Codex. OpenAI le décrit pour le code, la recherche en ligne, l’analyse d’informations, les documents, les feuilles de calcul et le passage d’un outil à l’autre ; la documentation indique aussi qu’il est disponible dans ChatGPT et Codex.
Le verdict le plus utile est donc simple : Claude Opus 4.7 a l’avantage benchmark le plus clair ; GPT-5.5 a l’avantage workflow le plus clair ; aucun des deux ne peut être déclaré meilleur en tout sur la base des seules données publiques citées ici.