La recherche divise l'autorégulation des enfants en trois dimensions principales : les fonctions exécutives, l'autorégulation comportementale et la régulation émotionnelle, et examine leurs liens avec les compétences pré-académiques et les capacités socio-émotionnelles.
Pour mesurer les fonctions exécutives, l'étude utilise des tâches telles que le test jour-nuit, qui nécessite d'inhiber les réponses intuitives (par exemple, dire « nuit » quand on voit un soleil) afin d'évaluer le contrôle inhibiteur et la flexibilité cognitive.
Pour mesurer l'autorégulation comportementale, l'étude utilise plusieurs sources de données, notamment la tâche « Head-Toes-Knees-Shoulders », des évaluations des enseignants et des rapports d'observateurs, montrant que la recherche ne s'appuie pas sur une seule perspective d'observation.
La régulation émotionnelle est mesurée à l'aide d'une échelle qui évalue la capacité de l'enfant à se remettre d'un événement émotionnel, à exprimer des émotions appropriées et à prendre conscience de ses émotions.
L'étude examine également le lien entre l'autorégulation et les compétences pré-académiques (reconnaissance de lettres/mots et problèmes appliqués) ainsi que les compétences en littératie et en mathématiques.
Des recherches antérieures ont montré que l'autorégulation peut présenter une structure multifactorielle, par exemple une structure latente à trois facteurs comprenant la conformité, le contrôle exécutif « froid » et le contrôle exécutif « chaud », ce qui soutient l'idée que l'autorégulation n'est pas une capacité unique et plate.
Des études récentes indiquent également que les fonctions exécutives et le contrôle volontaire sont conceptuellement très proches, mais qu'ils proviennent respectivement des traditions de recherche en neurocognition et en tempérament, ce qui nécessite de traiter les chevauchements conceptuels et d'intégrer les théories dans le domaine de l'autorégulation.
D'autres recherches préscolaires montrent que les fonctions exécutives et l'autorégulation sont longitudinalement liées aux premiers apprentissages, ce qui suggère que l'autorégulation n'est pas seulement un comportement en classe, mais une capacité fondamentale liée à l'apprentissage futur de l'enfant.
Une étude menée dans des écoles maternelles de quartiers défavorisés montre que les profils d'autorégulation évalués par les enseignants et les fonctions exécutives évaluées par des tests peuvent former différents profils de capacités, liés aux résultats moteurs, sociaux et à la préparation scolaire.
Une autre étude indique que l'apprentissage avancé continu est lié à des facteurs sociodémographiques, au développement cognitif et à l'autorégulation, soulignant la nécessité de comprendre l'autorégulation dans le contexte familial et environnemental de l'enfant.
L'autorégulation chez l'enfant d'âge préscolaire ne doit pas être réduite à une simple question d'« obéissance » ou de « capacité à rester assis ». Plus précisément, il s'agit d'une capacité de développement intégrative qui implique la manière dont l'enfant inhibe ses impulsions, se souvient des règles, déplace son attention, gère ses émotions et agit de manière conforme aux objectifs et aux normes dans des contextes sociaux. Par conséquent, si l'on se contente d'observer le comportement extérieur de l'enfant pour voir s'il est calme ou obéissant, on sous-estime les mécanismes cognitifs et émotionnels complexes qui sous-tendent l'autorégulation.
La valeur théorique de cette étude réside dans le fait qu'elle transforme l'autorégulation d'une « capacité unique » en une « structure à plusieurs niveaux ». Dans ce cadre, les fonctions exécutives représentent la capacité de contrôle cognitif de l'enfant, comme l'inhibition des réponses impulsives, le maintien de la mémoire de travail et la flexibilité cognitive ; l'autorégulation comportementale est l'extériorisation de ces capacités cognitives dans les actions physiques et les performances en classe ; la régulation émotionnelle se concentre sur la façon dont l'enfant se stabilise et réagit de manière appropriée face à la frustration, l'excitation, l'anxiété ou les conflits.
Ces trois dimensions sont liées entre elles, mais ne sont pas identiques.
L'utilisation du modèle bifactoriel est la conception méthodologique la plus cruciale de cette étude. Il permet aux chercheurs d'examiner simultanément deux choses : premièrement, s'il existe un noyau commun d'« autorégulation globale » ; deuxièmement, une fois ce noyau commun retiré, les fonctions exécutives, l'autorégulation comportementale et la régulation émotionnelle conservent-elles leur pouvoir explicatif propre ?
Cette conception évite les problèmes courants des études précédentes, qui soit mélangeaient tous les indicateurs d'autorégulation en un score total unique, soit fragmentaient excessivement les différentes capacités.
Du point de vue des implications éducatives, l'autorégulation est une capacité préparatoire essentielle avant l'entrée dans les apprentissages formels. Les premiers apprentissages en lecture et en mathématiques ne dépendent pas seulement de l'apport de connaissances, mais aussi de la capacité de l'enfant à prêter attention aux instructions de l'enseignant, à inhiber les réponses erronées, à se souvenir des règles de la tâche, à maintenir une stabilité émotionnelle après un échec et à s'engager durablement dans l'activité d'apprentissage.
L'autorégulation peut donc être considérée comme un pont entre le « développement psychologique » et la « réussite scolaire » dans l'éducation préscolaire.
Plus profondément, cette étude nous rappelle que la performance scolaire d'un enfant n'est pas seulement le résultat de son intelligence ou de la qualité de l'enseignement, mais aussi le résultat du fonctionnement coordonné des systèmes cognitif, émotionnel et comportemental. Un enfant, même s'il possède des capacités cognitives de base, peut avoir du mal à montrer des performances d'apprentissage stables en classe s'il ne peut pas inhiber ses impulsions, suivre les règles de l'activité ou se remettre d'un échec.
Inversement, si une intervention éducative se concentre uniquement sur la mémorisation des lettres, des chiffres ou des connaissances, sans tenir compte de la capacité d'autorégulation de l'enfant, elle risque de ne pas améliorer sa préparation à l'apprentissage à long terme.
Cette étude a également des implications pour le développement socio-émotionnel. La régulation émotionnelle ne consiste pas seulement à éviter les pleurs ou à réduire les comportements problématiques ; elle est fondamentale pour que l'enfant puisse comprendre une situation, ajuster l'intensité de ses émotions, faire preuve d'empathie et maintenir des relations interpersonnelles.
Ainsi, l'autorégulation influence à la fois l'engagement d'apprentissage de l'enfant et ses relations avec ses pairs, remplissant une double fonction développementale.
Dans le contexte théorique, cette étude répond aux problèmes de chevauchement conceptuel qui persistent depuis longtemps dans le domaine de l'autorégulation. Les fonctions exécutives proviennent de la tradition de recherche en neurocognition, tandis que le contrôle volontaire provient de la tradition de recherche sur le tempérament ; tous deux impliquent un contrôle orienté vers un objectif, mais leurs sources théoriques et leurs méthodes de mesure diffèrent.
Par conséquent, si les chercheurs ne clarifient pas les similitudes et les différences entre ces constructions, ils risquent de les confondre, ce qui affecterait les évaluations éducatives et la conception des interventions.
La position centrale de cette étude peut se résumer en une phrase : l'autorégulation chez les enfants d'âge préscolaire est un système de développement composé d'un « noyau commun et de capacités spécifiques ». Le noyau commun nous permet de comprendre pourquoi différentes mesures de l'autorégulation sont corrélées entre elles ; les capacités spécifiques nous rappellent qu'un enfant peut exceller dans certains domaines tout en ayant besoin de soutien dans d'autres.
Par exemple, certains enfants peuvent faire preuve d'un bon contrôle inhibiteur dans un test structuré, mais avoir encore du mal à gérer leur comportement physique ou leurs réactions émotionnelles dans les interactions réelles en classe.
Par conséquent, dans la pratique, les enseignants et les chercheurs ne devraient pas évaluer la capacité d'autorégulation d'un enfant à l'aide d'un seul test. Les tests directs, les évaluations des enseignants, les observations des évaluateurs et les échelles émotionnelles capturent chacun différents aspects de la performance. En les combinant, on obtient une image plus complète des capacités de régulation de l'enfant dans différentes situations.
Cela montre également que l'autorégulation est hautement contextuelle ; la performance d'un enfant peut ne pas être cohérente entre un test individuel, une classe en groupe, un conflit entre pairs ou un jeu libre.
La principale source est l'étude de Korucu et al. (2022) sur la structure factorielle de l'autorégulation chez les enfants d'âge préscolaire et ses associations avec les compétences pré-académiques et la compétence socio-émotionnelle.
L'axe principal de la recherche est l'utilisation d'un modèle bifactoriel pour vérifier si l'autorégulation possède à la fois un facteur global et des facteurs spécifiques.
Des recherches contextuelles soutiennent la structure multifactorielle de l'autorégulation, et non une structure à capacité unique.
Des études récentes indiquent que les fonctions exécutives et le contrôle volontaire sont très proches, ce qui suggère que le domaine de l'autorégulation nécessite une délimitation conceptuelle plus fine.
Des études longitudinales et transversales fournissent des preuves complémentaires montrant que l'autorégulation et les fonctions exécutives préscolaires sont liées aux résultats d'apprentissage, sociaux et de préparation scolaire.
Les preuves disponibles proviennent principalement d'extraits d'articles, de résumés en ligne et de contenu extrait d'outils ; par conséquent, pour la rédaction d'un article académique formel, il est conseillé de retourner au PDF complet pour vérifier les caractéristiques de l'échantillon, tous les tableaux statistiques, les coefficients du modèle et les tailles d'effet.
Les éléments de preuve actuels soutiennent l'argument selon lequel « l'autorégulation est multidimensionnelle et liée aux résultats du développement préscolaire », mais il ne faut pas en tirer de conclusions causales, car les preuves extraites ne présentent pas de manière complète si la conception de la recherche est suffisante pour étayer un jugement causal.
Les définitions de l'autorégulation, des fonctions exécutives et du contrôle volontaire ne sont pas complètement cohérentes d'une étude à l'autre ; par conséquent, lors de la comparaison entre études, il est nécessaire de prêter attention aux différences de sources théoriques et d'outils de mesure.
Cette thématique est mieux abordée avec pour argument central la « structure de développement à plusieurs niveaux de l'autorégulation chez les enfants d'âge préscolaire ». Il ne s'agit pas seulement de savoir si l'enfant peut contrôler son comportement, mais du résultat du fonctionnement coordonné du contrôle cognitif, de l'expression comportementale et de la gestion émotionnelle.
Pour former un argumentaire approfondi, le message principal de l'article peut être formulé ainsi : l'autorégulation est une capacité fondamentale pour l'apprentissage et l'adaptation sociale de l'enfant, dont la structure interne comprend un noyau commun et des dimensions spécifiques ; si les évaluations et les interventions éducatives ne se concentrent que sur l'obéissance apparente ou une seule fonction exécutive, elles ne pourront pas comprendre pleinement les besoins développementaux de l'enfant.
La conclusion la plus forte est : l'éducation préscolaire devrait considérer l'autorégulation comme une capacité centrale pour la préparation à l'apprentissage précoce et le développement socio-émotionnel, et non comme un problème de gestion du comportement subordonné aux matières académiques.
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