Il est important de noter que les pressions thérapeutiques les plus souvent validées par la science se situent aux alentours de 1,9 à 3,0 ATA. Des pressions plus faibles, comme celles de 1,5 à 2,0 ATA parfois proposées, sont situées dans une fourchette basse et leur efficacité pour une indication donnée doit être confirmée par un protocole médical approprié .
La FDA (l’agence américaine du médicament) a donné son feu vert à l’utilisation des caissons hyperbares pour une liste précise de 13 pathologies. Cette liste résulte de décennies de recherche clinique et d’un consensus fondé sur des bases physiologiques solides, des études in vivo et in vitro, et une vaste expérience clinique . L’Undersea & Hyperbaric Medical Society (UHMS), société savante de référence dans le domaine, aligne ses recommandations sur ces données
.
Ces indications incluent :
Vous pourrez parfois voir mentionnées d’autres maladies comme la perte auditive brutale ou l’occlusion de l’artère centrale de la rétine. Ces indications ne font pas partie de la liste officielle de la FDA telle qu’elle est documentée ici. Si certains praticiens y ont recours, cela doit s’appuyer sur les recommandations d’autres sociétés savantes ou des données locales, et être clairement distingué d’une indication « approuvée par la FDA » .
L’engouement pour l’HBOT a conduit de nombreux centres à en vanter les mérites pour des affections pour lesquelles les preuves scientifiques manquent. La FDA elle-même a mis en garde contre la promotion de cette technique pour traiter l’autisme, la maladie d’Alzheimer, le cancer ou la maladie de Lyme, des usages non validés .
Avant d’envisager une oxygénothérapie hyperbare, quelques règles de prudence s’imposent :
En résumé, l’oxygénothérapie hyperbare est un outil thérapeutique remarquable quand il est utilisé à bon escient, dans un cadre médical strict, pour des maladies où son efficacité est démontrée. Elle ne saurait être réduite à une panacée moderne.