Certaines sources arrondissent le chiffre à près de 400 drones, ce qui en fait l'un des plus gros barrages nocturnes jamais dirigés contre la capitale russe depuis le début de la guerre . Cette attaque survient un peu plus d'une semaine après un autre raid majeur, le 20 juillet 2026, au cours duquel la Russie avait signalé que l'Ukraine avait lancé 400 drones sur la région de Moscou, blessant deux personnes et incendiant des bâtiments .
Les autorités russes ont indiqué que la plupart des drones avaient été interceptés, mais certains impacts ont été confirmés. Une usine et un centre logistique ont été incendiés à la suite de l'attaque, selon des médias ukrainiens et russes . Le gouverneur de la région de Moscou, Andreï Vorobiov, a signalé qu'un immeuble d'habitation de la ville de Tchekhov, à environ 50 kilomètres au sud de Moscou, avait été touché par des débris .
Aucun bilan immédiat en termes de morts ou de blessés massifs n'a été rapporté par les responsables russes pour cette attaque spécifique sur Moscou. Cependant, une frappe de drone ukrainienne distincte dans la région de Belgorod, la même nuit, a blessé au moins 19 personnes, selon The Moscow Times .
L'assaut des drones a contraint à des restrictions temporaires des opérations aériennes dans plusieurs aéroports de Moscou. Les aéroports de Vnoukovo et Domodedovo — deux des principales plateformes internationales de la capitale — ont suspendu leurs vols, et un « régime de danger drone » a été instauré dans toute la région .
L'organisme de régulation de l'aviation russe, Rosaviatsia, a imposé ces restrictions de vol pendant que la défense antiaérienne engageait les drones entrants . Ces perturbations ont paralysé les déplacements de milliers de passagers, bien que les opérations normales aient dû reprendre une fois la menace immédiate écartée. Cela s'inscrit dans un schéma plus large : les aéroports de Moscou ont subi des fermetures répétées en 2026 en raison d'une campagne soutenue de drones ukrainiens à longue portée .
L'aspect peut-être le plus significatif de cette attaque est son timing. Le barrage de drones a frappé la région de Moscou quelques heures avant que le président Volodymyr Zelensky ne rencontre le président américain Donald Trump à la Maison-Blanche le 28 juillet .
La rencontre avait été confirmée par un responsable de la Maison-Blanche le 24 juillet, une source ukrainienne indiquant que Zelensky était désireux de se rendre à Washington, même si son équipe attendait une confirmation formelle . Selon des rapports d'Eurointegration et de l'UNN, le voyage de Zelensky à Washington coïncidait également avec les funérailles du sénateur Lindsey Graham, décédé le 12 juillet .
Avant la rencontre, Zelensky a déclaré que la défense de l'Ukraine contre les missiles balistiques russes serait un sujet de discussion prioritaire . Le rapport de l'UPI notait qu'il solliciterait le soutien des États-Unis pour la défense antimissile et un partenariat plus large afin d'accélérer la fin de la guerre . Cette rencontre était cruciale pour la poursuite du soutien militaire américain sous l'administration Trump.
En résumé, l'attaque du 28 juillet a été un assaut massif de près de 400 drones contre Moscou, provoquant des incendies industriels, clouant les avions au sol dans les aéroports de la capitale, et envoyant un signal clair de la capacité de frappe à longue portée de l'Ukraine, le jour même où Zelensky s'asseyait avec Trump pour des discussions à enjeux élevés sur la poursuite du soutien militaire américain.
Note : Certaines sources proviennent de médias grand public et peuvent contenir des affirmations de responsables russes difficiles à vérifier de manière indépendante dans une zone de conflit. Lorsque les sources divergent sur le nombre de drones ou les détails des dégâts, la fourchette des chiffres officiels est fournie.