Sony annonce l’arrêt des disques physiques pour les nouveaux jeux PlayStation en janvier 2028, provoquant une vague d’indignation. Quelques jours plus tard, Sony Electronics fait la promotion d’une platine vinyle, ce qui est perçu comme une hypocrisie.

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En juillet 2026, Sony s'est retrouvé au cœur d'une tempête médiatique qui pourrait bien devenir le scandale le plus marquant de l'ère PlayStation 5. Tout a commencé par une annonce choc : la fin programmée des disques physiques pour les nouveaux jeux PlayStation. Puis, dans ce que les critiques ont qualifié de chef-d'œuvre de maladresse marketing, Sony a fait la promotion d'une platine vinyle pour célébrer le support physique... tout en expliquant aux joueurs qu'ils allaient bientôt perdre la possibilité d'acheter des jeux en boîte.
Le 1er juillet 2026, Sony Interactive Entertainment a publié un article sur le blog officiel de PlayStation annonçant que « la production de disques physiques pour tous les nouveaux jeux sortant sur consoles PlayStation sera interrompue à partir de janvier 2028 ». La firme a justifié cette décision par « l'évolution des tendances de consommation » et le mouvement général de l'industrie du divertissement vers le numérique. Passé cette date, les nouveaux titres ne seront disponibles qu'en téléchargement via le PlayStation Store ou dans une boîte contenant un code de téléchargement.
Les exemplaires physiques des jeux déjà sortis continueront de fonctionner normalement.
La communauté des joueurs a réagi avec fureur. Forbes a décrit cette décision comme « le plus gros scandale de Sony en 20 ans », rapportant que 99 % des réponses à l'annonce sur les réseaux sociaux exprimaient leur colère. Business Insider notait que le message sur X (anciennement Twitter) cumulait 145 millions de vues et 90 000 réponses en quelques jours, dont une écrasante majorité négatives.
Quelques jours ou semaines plus tard — les dates exactes varient, mais les articles se concentrent autour du 26-27 juillet — la division Sony Electronics (une branche distincte de PlayStation) a fait la promotion de la platine vinyle sans fil PS-LX3BT sur les réseaux sociaux. Le message disait : « Redécouvrez la chaleur, les détails et le rituel du vinyle avec la platine LX3. Posez le diamant et écoutez votre musique comme elle a été conçue pour être entendue. »
Les joueurs ont envahi les commentaires, accusant Sony d'hypocrisie. Si Sony croit encore au support physique au point de vendre une platine à 399,99 $ pour honorer le vinyle, pourquoi la même entreprise tue-t-elle les disques de jeux ? PushSquare a qualifié la promotion de « maladroite ».
GamesRadar l'a décrite comme le « dernier chef-d'œuvre de relations publiques » de Sony, citant un commentateur : « Si vous pouvez faire du physique pour la musique, vous pouvez le faire pour les jeux. »
Plusieurs médias ont rapporté que le message avait accumulé plus de 3 000 commentaires, la plupart critiquant l'abandon des disques. Les réactions ont été si intenses que la publicité pour la platine est devenue un deuxième front dans la bataille plus large pour le support physique des jeux.
L'expression la plus organisée de la colère des joueurs a été la pétition « Don't Kill the Disc » sur Change.org, lancée par Jade Pearce, PDG de PNP Games, un magasin de jeux vidéo à Winnipeg, au Canada. La pétition soutenait : « Un disque, c'est un vrai jeu que vous possédez. Vous pouvez le prêter, l'échanger, le revendre, l'offrir, le collectionner ou le transmettre à vos enfants. Une boîte qui ne contient qu'un code de téléchargement, ce n'est pas la même chose. »
Avec 40 000 signatures en 48 heures, la pétition a franchi le cap des 117 000 en quatre jours,
puis 250 000 en un peu plus d'une semaine,
et dépassé les 320 000 le 17 juillet.
Le 20 juillet, CTV News rapportait qu'elle avait dépassé les 333 000 signatures.
Les comptes officiels de PlayStation sur les réseaux sociaux sont restés quasiment silencieux pendant des jours après le début de la polémique. Quand ils ont enfin posté, c'était pour promouvoir une manette de combat tierce, pas pour répondre à la controverse sur les disques — une décision qui n'a fait qu'attiser la colère.
En coulisses, la situation était plus contrôlée. Selon Alanah Pearce, ancienne scénariste de Santa Monica Studio, Sony a imposé ce que les initiés ont appelé ses « directives les plus strictes jamais vues » concernant les réseaux sociaux aux développeurs first-party, créant de fait un bâillon pour les empêcher de commenter ou de critiquer l'abandon des disques. TweakTown a décrit cette politique comme visant à empêcher les développeurs d'ajouter « aux critiques croissantes autour de la décision de l'entreprise ».
Yves Guillemot (PDG d'Ubisoft) — Lors de la conférence téléphonique sur les résultats du premier trimestre de l'exercice 2027 d'Ubisoft, le 23 juillet, Guillemot a été interrogé sur l'abandon des disques par Sony. Il a estimé que cette décision « ne perturbera pas trop l'industrie », citant le marché du PC comme preuve que le passage au tout-numérique a « aidé à faire croître le marché ». Il a également noté que les consoles sans lecteur de disque pourraient être moins chères à produire, ce qui pourrait profiter aux consommateurs. Tout en reconnaissant des avantages et des inconvénients, il y voyait un bénéfice net pour les éditeurs.
Chet Faliszek (ancien scénariste de Valve, Left 4 Dead) — Dans une vidéo YouTube publiée le 20 juillet, Faliszek a rejeté la responsabilité sur les joueurs eux-mêmes. « Vous, le consommateur, avez fait un choix, et votre choix est pour le numérique », a-t-il déclaré. Il a fait valoir que les consommateurs, en votant avec leur portefeuille pendant des années — en achetant du numérique plutôt que du physique — avaient provoqué ce changement, et non un complot d'entreprise. « Aujourd'hui même, les jeux dont nous parlons sont disponibles dans le commerce. Les jeux d'occasion sont disponibles dans le commerce, et vous n'allez pas dans ces magasins », a déclaré Faliszek.
Ses commentaires ont été largement partagés et ont suscité d'importantes discussions dans les médias spécialisés.
Le signal le plus fort que l'abandon des disques par Sony est irréversible vient peut-être de ce qui se passe à l'usine Sony DADC de Thalgau, en Autriche — la plus grande installation de fabrication de disques optiques de Sony. L'usine produit actuellement environ 600 000 disques par jour, dont environ la moitié pour la PlayStation.
Selon un rapport du radiodiffuseur public autrichien ORF Salzburg (repris par The Verge et d'autres médias), Sony a déjà commencé à restructurer l'usine pour fabriquer des microlentilles optiques au lieu de disques de jeux. Sony a investi entre 30 et 34 millions d'euros (~34 millions de dollars) dans cette conversion et reconvertit la totalité de ses 300 employés pour travailler avec la nouvelle technologie.
D'ici 2028, la production de disques PlayStation dans cette installation devrait chuter à seulement 10 % de son volume actuel.
Une affirmation spécifique a circulé pendant la controverse : une plainte antitrust aurait été déposée au Mexique, arguant que le PlayStation Store deviendrait un monopole illégal sans les disques comme alternative concurrentielle. Si la préoccupation antitrust plus large — que l'élimination des disques supprime la seule véritable concurrence à la boutique numérique propriétaire de Sony — a été largement discutée dans les articles, aucune plainte formelle déposée au Mexique n'a pu être vérifiée dans les résultats de recherche consultés pour cet article. Cette affirmation reste non confirmée et nécessiterait une vérification plus approfondie auprès des sources réglementaires mexicaines.
La position officielle de Sony reste inchangée depuis l'article de blog du 1er juillet : l'entreprise considère la fin des disques comme une adaptation inévitable aux tendances de consommation. La pétition, bien que symboliquement puissante, n'a reçu aucune reconnaissance publique de la part des dirigeants de PlayStation. La reconversion de l'usine en Autriche suggère que le calendrier est fixé, indépendamment du tollé général.
Pour les joueurs qui attachent de l'importance à la possession physique, à la préservation des jeux et à la possibilité de revendre ou d'échanger leurs titres, les 18 prochains mois pourraient représenter la dernière fenêtre pour acheter de nouveaux jeux PlayStation sur disque. La PS5, semble-t-il, sera la dernière console PlayStation à proposer de nouveaux jeux sur support physique.
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Une pétition « Ne tuez pas le disque » dépasse les 330 000 signatures.