Le 22 juillet 2026, la France est devenue le premier État membre de l’Union européenne à rejeter officiellement la demande d’homologation au niveau européen du système Full Self-Driving (Supervised) de Tesla . Le ministre des Transports, Philippe Tabarot, a publié une déclaration vidéo exposant le refus du gouvernement, faisant de la France l’obstacle le plus important à ce jour à l’expansion européenne du FSD de Tesla
. Voici exactement ce que la France a contesté, où en est la procédure d’approbation et comment la situation a dégénéré.
Philippe Tabarot a reconnu que le FSD représente un progrès technologique significatif, mais il a déclaré sans détour que « les compromis en matière de sécurité ne sont pas encore suffisants pour l’autoriser en l’état » . Il a identifié deux problèmes principaux :
Excès de vitesse pouvant aller jusqu’à 50 %. Selon Tabarot, le FSD permet au véhicule de dépasser les limitations de vitesse affichées jusqu’à 50 % . C’est un point décisif au regard du code de la route français. Tabarot a fait valoir qu’un système d’aide à la conduite ne devrait en aucun cas être conçu pour enfreindre les limitations de vitesse
. (L’autorité des transports suédoise a fait indépendamment la même recommandation : elle a indiqué à l’UE qu’elle devait voter contre le FSD si la capacité à excéder les limitations n’était pas supprimée
.)
Attention du conducteur aux intersections. Tabarot a estimé que le FSD ne garantit pas de manière adéquate que le conducteur reste attentif dans les environnements urbains complexes, en particulier aux intersections . Le ministre a souligné que le FSD n’est pas un système entièrement autonome — le conducteur reste légalement responsable en toutes circonstances — et que les mesures de surveillance actuelles du conducteur sont insuffisantes face aux risques de la conduite en ville
.
Tabarot a également précisé que la France est ouverte aux véritables voitures autonomes de niveau 4 (autonomie complète sans supervision du conducteur) dès 2027, mais uniquement si la technologie respecte de manière démontrable le code de la route .
L’homologation provisoire des Pays-Bas. En avril 2026, l’autorité néerlandaise des véhicules (RDW) a accordé à Tesla une homologation provisoire par type au titre du règlement UN R-171, après 18 mois d’évaluation . La RDW a ensuite demandé une reconnaissance à l’échelle de l’UE via le Comité technique des véhicules à moteur de l’UE.
Les autres pays qui ont suivi. La Belgique, le Danemark, l’Estonie et la Lituanie ont également approuvé provisoirement le FSD sur leurs routes, reconnaissant l’homologation néerlandaise .
Le refus de la France. Les 22 et 23 juillet 2026, la France est devenue le premier gouvernement de l’UE à s’opposer formellement à l’initiative néerlandaise. Philippe Tabarot a déclaré que la France n’allait pas « entériner » l’approbation néerlandaise et exigeait que le système réponde à des critères de sécurité plus stricts avant de pouvoir circuler sur les routes françaises .
L’impasse actuelle et le prochain vote européen. Un vote à l’échelle de l’UE par le Comité technique des véhicules à moteur pourrait avoir lieu dès l’automne 2026 . Selon les règles de l’UE, l’approbation nécessite le soutien d’États membres représentant 55 % des pays de l’UE et 65 % de la population du bloc
. L’opposition de la France — associée à la recommandation suédoise de voter contre le FSD — rend désormais une approbation unanime incertaine
. Pour l’instant, l’autorité française de réception des véhicules (CNRV) a indiqué qu’elle n’autoriserait pas le FSD Supervised tant que l’examen au niveau européen ne sera pas terminé
.
Le 22 juillet 2026, Elon Musk a publié sur X : « Retarder l’approbation du FSD en France coûtera des vies » . Il s’agissait d’une réponse directe à la vidéo de Philippe Tabarot expliquant la décision de la France
. Ce message s’inscrit dans l’argumentation de longue date de Musk selon laquelle la technologie de conduite assistée de Tesla est plus sûre que les conducteurs humains et que les retards réglementaires empêchent une réduction des accidents
. Plusieurs médias ont qualifié cette réponse d'« avertissement vital » visant à faire pression sur les régulateurs français
.
La réponse ferme de Musk n’a pas modifié la position de la France. Tabarot a indiqué que la France poursuit les discussions techniques avec Tesla et d’autres pays européens, mais que le logiciel doit être modifié avant de pouvoir être approuvé . Fin juillet 2026, l’impasse persiste.
L’opposition de la France n’est pas un rejet pur et simple de la conduite autonome — c’est une exigence que le FSD respecte les limitations de vitesse affichées et maintienne une surveillance adéquate du conducteur dans les environnements urbains complexes. Le prochain vote européen déterminera si le FSD de Tesla pourra circuler dans toute l’Europe avec ces modifications, ou si le système devra être reconçu pour répondre aux normes des régulateurs européens.
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La France a officiellement opposé son veto au système Full Self Driving (Supervised) de Tesla en juillet 2026, citant deux motifs de sécurité : le système autorise un dépassement des limitations de vitesse jusqu’à 50...
La France a officiellement opposé son veto au système Full Self Driving (Supervised) de Tesla en juillet 2026, citant deux motifs de sécurité : le système autorise un dépassement des limitations de vitesse jusqu’à 50... Les Pays Bas, la Belgique, le Danemark, l’Estonie et la Lituanie ont accordé une homologation provisoire au FSD, mais la France est le premier État membre à rejeter publiquement l’initiative néerlandaise, créant une i...
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