Polymarket a suspendu les nouveaux échanges sur sa plateforme internationale le jeudi 29 octobre 2026, après la compromission d’un service tiers. La plateforme a ensuite annoncé que le problème était corrigé et promis de rembourser les utilisateurs touchés.
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16 Des analyses ont relié le code malveillant à un script de suivi de performance web associé à DebugBear.
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Polymarket est un marché de prédiction : les utilisateurs y prennent position sur l’issue d’événements, par exemple politiques ou économiques. Le jour de l’incident, l’entreprise a brièvement limité les opérations sur son site international. D’après CNBC, la plateforme américaine semblait, elle, ne pas avoir été touchée.
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Une suspension d’environ une heure
Polymarket a placé son échange international en mode « cancel-only » : les utilisateurs pouvaient annuler des ordres existants, mais pas en passer de nouveaux. La plateforme a aussi suspendu son relayer, un service qui facilite certaines opérations sur la blockchain.
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Les échanges ont repris vers 15 h, heure de la côte Est des États-Unis, après une interruption d’environ une heure.
16 Les informations disponibles ne précisent pas complètement quelles opérations de transfert de jetons ou d’autorisation de dépense ont été bloquées pendant la suspension.
Le rôle présumé d’un script tiers
Les informations publiées relient l’incident à un script de Real User Monitoring (RUM), un outil qui collecte des données sur l’expérience des visiteurs d’un site, associé à DebugBear et intégré au site de Polymarket.
7 Polymarket a parlé d’un fournisseur tiers compromis. Toutefois, les éléments disponibles ne permettent pas de confirmer indépendamment la faille précise chez DebugBear ni le déroulé technique complet de l’attaque.
Des récits ont évoqué le vol d’identifiants conservés dans le navigateur, la vente de positions à prix réduit, puis le transfert des fonds vers une adresse contrôlée par l’attaquant. Mais ces étapes ne sont pas toutes établies de manière indépendante par les éléments disponibles.
Des pertes rapportées, mais pas de bilan définitif
Un trader a déclaré avoir perdu 800 000 dollars et affirmé qu’un ami en avait perdu 600 000. Ces montants sont des pertes rapportées par les intéressés, et non un bilan vérifié.
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Les données de blockchain citées dans plusieurs articles montrent qu’une adresse suspectée d’appartenir à l’attaquant a échangé des USDC.e et des USDC contre du POL. Elle aurait détenu à un moment donné environ 2,65 millions de dollars en POL, avant de transférer des fonds. Cette estimation correspond à la valeur observée à un moment donné : elle ne constitue pas un décompte confirmé des pertes des utilisateurs.
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Une analyse technique a également relevé dans le script une adresse de réception de secours codée en dur. Une capture d’écran associée à cette analyse montrait environ 2,18 millions de dollars en POL à cette adresse à un autre moment. Les informations disponibles ne permettent pas d’attribuer avec certitude cette découverte à Hudson Rock.
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Remboursements annoncés, nombre de victimes inconnu
Polymarket a déclaré avoir corrigé le problème, indiqué avoir saisi les autorités et promis d’indemniser tous les utilisateurs touchés. CNBC a rapporté que la démarche avait été portée auprès des autorités britanniques.
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16 La plateforme n’avait pas communiqué le nombre de comptes concernés dans les informations citées par CNBC.
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En parallèle, Polymarket enquêtait sur des paris jugés suspects autour de l’élection israélienne : des centaines de comptes récemment créés auraient pris des positions peu avant la clôture du scrutin, et certains paris se seraient révélés très rentables. Rien dans les informations disponibles n’établit un lien entre cette enquête et le piratage.
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D’autres éléments évoqués dans la question — notamment un précédent vol en juin, l’affirmation qu’il s’agirait du troisième incident de sécurité de l’année, une valorisation de 21 milliards de dollars ou un afflux attendu de paris avant les élections de mi-mandat américaines — ne sont pas suffisamment confirmés par les sources disponibles pour être présentés ici comme des faits établis.