Dan Ives voit dans le repli de Nvidia une occasion d’achat, et non le signe que le moteur de l’IA cale. L’analyste de Yorkville Ives & Co. maintient une recommandation « Outperform » et un objectif de cours de 300 dollars. Il décrit Nvidia comme le « socle de la révolution de l’IA ».
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Son raisonnement repose sur une distinction importante : les investisseurs s’inquiètent du financement de l’infrastructure d’IA, mais ces craintes ne prouvent pas, à elles seules, que la demande de puces Nvidia faiblit. Lors d’une intervention chez Bloomberg le 16 octobre, Ives a notamment évoqué CoreWeave, le coût du capital de Nvidia et les marchés du crédit.
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Une croissance encore soutenue, avec l’offre comme limite
Nvidia a prévu une progression d’environ 70 % de son chiffre d’affaires pour l’exercice 2028. L’entreprise a aussi averti que des pénuries de composants mémoire pourraient limiter la vitesse à laquelle elle augmente sa production. Pour Ives, cette perspective cadre avec l’idée que l’offre — plutôt qu’un manque de demande — freine encore la croissance.
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Les engagements liés à l’IA donnent un exemple concret de cette demande attendue : Reuters a rapporté que Nvidia et AWS prévoyaient de déployer deux millions de GPU supplémentaires en 2027 et 2028.
3 Des informations contemporaines faisaient également état de déclarations de Jensen Huang sur une demande soutenue et appuyée par des contrats.
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Ives mise aussi sur les avantages de Nvidia au-delà de ses seules puces : sa combinaison de matériel et de logiciels contribue, selon cette thèse, à sa position dans l’infrastructure d’IA.
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17 Cela renforce l’argument haussier, mais ne suffit pas à écarter les risques financiers associés à la construction de ces infrastructures.
La demande ne fait pas disparaître le risque de financement
C’est la principale réserve à garder en tête. Des contrats et des besoins élevés ne garantissent pas, à eux seuls, que les clients pourront financer leurs installations, rembourser leurs emprunts ou exploiter leurs capacités de calcul de façon rentable. Ives défend une vision optimiste de la demande, mais les éléments disponibles ne montrent pas qu’il ait entièrement répondu à ces questions de solvabilité.
Le débat est particulièrement visible avec CoreWeave. Les informations rapportées mettent en avant un engagement de Nvidia de 6,3 milliards de dollars lié à des capacités de calcul de l’entreprise, au cœur des interrogations sur son financement.
18 Ives a, de son côté, qualifié la baisse de CoreWeave d’occasion d’achat, en invoquant notamment la demande et le carnet de commandes.
9 Ces éléments expliquent son optimisme, mais ne règlent pas la question de la capacité de CoreWeave — ou d’autres clients — à financer leurs projets sur la durée.
En somme, Ives estime que la faiblesse du titre reflète surtout l’inquiétude sur le financement de l’essor de l’IA, plutôt qu’une rupture de la dynamique de Nvidia. Il conserve donc son objectif de 300 dollars et sa recommandation « Outperform ».
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17 Les sources disponibles confirment un repli du titre, mais ne permettent pas de vérifier précisément la baisse d’environ 5 % sur deux séances mentionnée dans la question.