L’enquête 2026 de Pew Research Center révèle une inquiétude croissante : aux États Unis, 64 % des adultes estiment que les réseaux sociaux nuisent davantage à la démocratie qu’ils ne lui sont bénéfiques. Les répondants leur reconnaissent aussi des atouts pour s’informer et faire entendre leur voix en politique, tout...
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Les réseaux sociaux peuvent-ils à la fois élargir l’accès à l’information et fragiliser la démocratie ? Pour beaucoup de personnes interrogées par le Pew Research Center, les deux idées coexistent. L’enquête de 2026 fait état d’une inquiétude grandissante face à la manipulation et aux divisions politiques, sans effacer les bénéfices civiques que les répondants associent à ces plateformes. Elle mesure des perceptions : elle ne démontre pas que les réseaux sociaux sont à l’origine de ces effets.
Les répondants reconnaissent que les réseaux sociaux peuvent aider à s’informer et donner davantage de place à l’expression politique. Mais beaucoup estiment aussi qu’ils rendent la manipulation plus facile et creusent les divisions. Autrement dit, il est possible d’en apprécier les usages civiques tout en s’inquiétant de leur influence sur la vie politique. 1
Cette distinction compte : une enquête d’opinion indique ce que les personnes pensent de l’impact des plateformes. Elle ne prouve pas, à elle seule, qu’elles ont modifié les comportements politiques ou affaibli les institutions démocratiques.
La progression est nette dans plusieurs pays. En Allemagne, la part des personnes qui jugent que les réseaux sociaux ont été une mauvaise chose pour la démocratie est passée de 41 % en 2022 à 61 % en 2026. 4 En France, elle a également augmenté, de 51 % à 65 % sur la même période.
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Les inquiétudes concernant la polarisation politique montent aussi. En Allemagne, la proportion de personnes estimant que l’accès à Internet et aux réseaux sociaux a rendu les opinions politiques plus divisées est passée de 65 % en 2022 à 82 % en 2026. En France, elle est passée de 52 % à 69 %. 6
Aux États-Unis, le jugement est particulièrement sévère : 64 % des adultes interrogés estiment que les réseaux sociaux ont été davantage une mauvaise chose qu’une bonne chose pour la démocratie. 2 Ce résultat traduit une perception générale, et non l’idée que toutes les plateformes ou tous les usages produisent les mêmes effets.
Les opinions varient sensiblement d’un pays à l’autre. Les comparaisons de Pew font apparaître un contraste général : les inquiétudes sont plus marquées dans les pays à revenu élevé, tandis que les réseaux sociaux sont plus souvent perçus favorablement dans les pays à revenu plus faible. Cette tendance ne résume toutefois ni chaque pays ni les opinions de toutes les personnes qui y vivent.
Les résultats s’ajoutent aux débats sur la responsabilité des grandes plateformes, mais ne tranchent aucune question juridique. Reuters rapporte que Meta, Snap et TikTok ont notamment été visés par des poursuites alléguant des préjudices pour les utilisateurs, et que certaines affaires ont donné lieu à des accords. Une opinion sur les effets des réseaux sociaux sur la démocratie ne remplace pas l’examen des faits et des arguments juridiques propres à chaque dossier.
L’Australie illustre, de son côté, la réponse politique à ces inquiétudes. Une loi adoptée le 10 décembre 2025 restreint l’accès aux réseaux sociaux pour les moins de 16 ans ; 82 % des adultes australiens soutiennent cette restriction, selon Pew. Le gouvernement a aussi proposé de donner aux utilisateurs le choix de désactiver les fils d’actualité personnalisés par algorithme. 17
Le fil conducteur est le même : beaucoup souhaitent conserver les possibilités d’information et de participation offertes par les réseaux sociaux, tout en limitant les risques de manipulation et de division qu’ils leur associent. L’enquête documente cette tension ; elle ne permet pas, à elle seule, de savoir quelles mesures seront efficaces.
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L’enquête 2026 de Pew Research Center révèle une inquiétude croissante : aux États Unis, 64 % des adultes estiment que les réseaux sociaux nuisent davantage à la démocratie qu’ils ne lui sont bénéfiques.
L’enquête 2026 de Pew Research Center révèle une inquiétude croissante : aux États Unis, 64 % des adultes estiment que les réseaux sociaux nuisent davantage à la démocratie qu’ils ne lui sont bénéfiques. Les répondants leur reconnaissent aussi des atouts pour s’informer et faire entendre leur voix en politique, tout en jugeant qu’ils facilitent la manipulation et accentuent les divisions.
En France, la part des personnes qui considèrent les réseaux sociaux comme mauvais pour la démocratie est passée de 51 % en 2022 à 65 % en 2026.