Kyrylo Boudanov affirme que la Corée du Nord apprend de la guerre en Ukraine pour moderniser ses armes et produire en série des drones d’attaque à usage unique. Un rapport de surveillance des sanctions cité par Bloomberg estime que jusqu’à 25 000 Nord Coréens pourraient travailler dans le secteur russe des drones :...
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Create a landscape editorial hero image for this Studio Global article: How does Kyrylo Budanov say North Korea is using its support for Russia’s war in Ukraine—including weapons supplies, troops, and battlefield. Article summary: Kyrylo Budanov says North Korea is turning its support for Russia’s war into a military-development program: it supplies weapons, sends personnel, learns from combat, and uses that experience and cooperation with Moscow . Topic tags: general, news, general web. Style: premium digital editorial illustration, source-backed research mood, clean composition, high detail, modern web publication hero. Use reference image context only for broad subject, composition, and topical grounding; do not copy the exact image. Avoid: logos, brand marks, copyrighted characters, real person likenesses, fake screenshots, UI text, readable text, watermarks, charts with fake numbers
Kyrylo Boudanov estime que la Corée du Nord transforme son soutien à la guerre menée par la Russie contre l’Ukraine en occasion de renforcer ses propres forces armées. Selon lui, Pyongyang fournit des armes et du matériel à Moscou, envoie des soldats combattre et s’appuie sur l’expérience acquise sur le terrain pour faire évoluer son arsenal, notamment ses drones d’attaque à usage unique. 2
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Des exercices récents et des images diffusées lors de visites d’usines montrent que les drones occupent une place visible dans le développement militaire nord-coréen. Mais ces éléments ne permettent pas, à eux seuls, de confirmer l’ampleur de la production ni de conclure qu’une attaque est imminente.
Dans l’analyse de Boudanov, la relation entre les deux pays ne se résume pas à des livraisons d’armes nord-coréennes à la Russie. Il affirme que des militaires nord-coréens prennent part aux combats et que Pyongyang tire des enseignements de cette expérience pour développer ses propres capacités. La Corée du Nord adopterait aussi de nouveaux systèmes, dont certains seraient d’origine russe. 2
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Boudanov a également déclaré que la Russie aiderait la Corée du Nord à produire des drones de longue portée de type Shahed, en lui transmettant des technologies et un savoir-faire industriel. 11 Cette information est attribuée au responsable ukrainien : les éléments disponibles ne précisent ni les modalités ni l’ampleur exacte d’un éventuel transfert.
Selon l’Institut pour l’étude de la guerre, un exercice organisé le 12 septembre a mobilisé des missiles balistiques de courte portée, des lance-roquettes multiples, des missiles de croisière et deux types de drones. Reuters a également rapporté que Pyongyang avait annoncé un exercice de tir réel réunissant drones, missiles et artillerie. 7
17 Ces manœuvres montrent plusieurs systèmes testés dans le cadre d’un même exercice, mais ne permettent pas, à elles seules, d’évaluer leur efficacité au combat.
Des images publiées après les visites de Kim Jong-un dans des installations de l’industrie de défense, du 16 au 18 septembre, montrent plusieurs modèles de drones, dont des appareils d’attaque à usage unique. Elles donnent à voir une production de drones mise en avant par le régime. En revanche, elles ne confirment pas indépendamment l’affirmation de Boudanov selon laquelle la production de masse serait déjà établie. 2
Les liens militaires et industriels entre Moscou et Pyongyang se manifesteraient aussi par la présence de travailleurs nord-coréens en Russie. Bloomberg a rapporté qu’un document de l’Équipe multilatérale de surveillance des sanctions estimait que jusqu’à 25 000 Nord-Coréens travaillaient dans le secteur russe des drones, notamment dans des installations d’Alabouga, où sont assemblés des appareils sans pilote. Ce chiffre est une estimation, et non un décompte vérifié.
De son côté, Kim Jong-un a promis d’« élargir et d’approfondir » la coopération avec la Russie, selon les médias d’État nord-coréens cités par Reuters. Ces informations suggèrent que les échanges entre les deux pays dépassent les seules fournitures destinées au champ de bataille. Elles ne précisent toutefois pas quelles technologies ou compétences militaires Pyongyang pourrait recevoir en retour.
L’avertissement de Boudanov repose sur un risque à venir : l’expérience acquise au combat, l’amélioration de l’arsenal et le rapprochement avec Moscou pourraient élargir les options militaires de Pyongyang et accroître les dangers d’une escalade dans la péninsule coréenne. 9 Il s’agit d’une mise en garde sur l’évolution des capacités nord-coréennes, pas d’une preuve qu’une attaque est imminente.
Les éléments doivent donc être distingués : les déclarations de Boudanov décrivent ce que la Corée du Nord pourrait apprendre et développer ; les exercices et les images d’usines témoignent d’activités militaires ; et le chiffre des travailleurs en Russie reste une estimation. Pris ensemble, ces informations étayent les préoccupations liées au rapprochement militaire entre Moscou et Pyongyang, sans établir le calendrier ni la probabilité d’un conflit.
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Kyrylo Boudanov affirme que la Corée du Nord apprend de la guerre en Ukraine pour moderniser ses armes et produire en série des drones d’attaque à usage unique.
Kyrylo Boudanov affirme que la Corée du Nord apprend de la guerre en Ukraine pour moderniser ses armes et produire en série des drones d’attaque à usage unique. Un rapport de surveillance des sanctions cité par Bloomberg estime que jusqu’à 25 000 Nord Coréens pourraient travailler dans le secteur russe des drones : il s’agit d’une estimation, pas d’un décompte confirmé.
Les mises en scène d’armes et les exercices alimentent les inquiétudes sur les capacités de Pyongyang, mais ne prouvent pas qu’une attaque soit imminente.