À Singapour, souhaiter une éducation moins centrée sur les notes ne signifie pas cesser de s’en préoccuper. Selon les comptes rendus des travaux publiés en 2026 par l’Institute of Policy Studies (IPS), un institut de recherche singapourien, les parents donnent davantage de poids au caractère, aux valeurs et au développement social et émotionnel de leurs enfants. Ils restent pourtant attentifs aux résultats scolaires et de plus en plus inquiets pour leur avenir.
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Des priorités élargies, pas remplacées
Le point de départ de la comparaison est une enquête menée en 2016 auprès de 1 500 parents de nationalité singapourienne ou résidents permanents, ayant des enfants dans des écoles primaires locales. Les recherches ultérieures s’appuient sur cette enquête, mais les éléments disponibles ne montrent pas que les mêmes familles ont été interrogées de nouveau. Il s’agit donc d’une comparaison des attitudes déclarées, et non du parcours suivi par chaque parent sur dix ans.
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Les résultats rapportés en 2026 dessinent une ambition plus large pour les enfants : bien grandir compte davantage, mais les performances scolaires restent un repère important. Ces deux préoccupations coexistent, plutôt que de s’exclure.
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Choisir une école, préparer le PSLE
La question de l’accès à l’école souhaitée était déjà présente en 2016 : environ 28 % des parents déclaraient avoir rencontré des difficultés pour y inscrire leur enfant. Aucun chiffre comparable pour 2026 n’est établi par les éléments fournis ; impossible, donc, de dire si cette difficulté a augmenté ou diminué.
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Le Primary School Leaving Examination (PSLE), l’examen passé à la fin de l’école primaire, concentre une autre tension. Lors de la première enquête, plus de la moitié des parents ne souhaitaient pas repousser les examens à forts enjeux à un âge plus avancé. En 2026, le PSLE reste jugé important, même si beaucoup de parents veulent le réformer pour réduire le stress et améliorer l’équité.
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Le dispositif Direct School Admission (DSA) permet, lui, d’accéder à des établissements secondaires ou préuniversitaires sur la base de talents et d’atouts que les examens nationaux ne révèlent pas nécessairement.
12 Il représente ainsi une autre voie de sélection, mais les extraits disponibles ne permettent pas de mesurer l’évolution de l’opinion des parents à son sujet entre 2016 et 2026.
Moins de devoirs, davantage de cours privés
Les enfants passeraient moins de temps à faire leurs devoirs qu’il y a dix ans, mais davantage en cours privés de soutien et en activités complémentaires. Les dépenses des parents dans ces domaines ont augmenté, malgré leurs réserves sur la multiplication de ces activités ; la pression exercée par les autres familles figure parmi les raisons évoquées.
7 Une charge scolaire allégée à la maison ne se traduit donc pas nécessairement par moins de pression en dehors de l’école.
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Cette inquiétude n’est pas nouvelle : dans l’enquête initiale, 70,8 % des parents disaient ressentir du stress ou de l’anxiété lorsqu’ils aidaient leurs enfants à préparer contrôles et examens. Les comptes rendus plus récents font état de préoccupations accrues quant aux perspectives d’avenir des enfants et à leur capacité à suivre le rythme scolaire.
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Le défi pour les réformes
Ces constats suggèrent un obstacle concret : des parents peuvent adhérer à une éducation plus globale tout en hésitant à réduire la préparation scolaire s’ils pensent que l’accès aux établissements et les possibilités futures de leurs enfants sont en jeu.
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7 Rendre crédibles les parcours fondés sur d’autres aptitudes et diminuer le poids perçu des examens apparaît comme une piste de réflexion. C’est une interprétation des éléments disponibles, non une recommandation précise que l’on peut attribuer aux chercheurs de l’IPS sur la base des extraits fournis.
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