Anthropic demande, selon Reuters, l’approbation d’une catégorie spéciale d’actions qui donnerait à ses sept cofondateurs, ensemble, 50,1 % des voix sur la plupart des questions soumises aux actionnaires.[2] Ce contrôle durerait tant qu’au moins trois cofondateurs conserveraient un nombre minimal d’actions ; ce seuil...
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Détenir des actions et peser dans les votes ne seraient pas nécessairement la même chose chez Anthropic. Selon Reuters, qui cite The Information, l’entreprise demande à ses actionnaires d’approuver une catégorie spéciale d’actions accordant à ses sept cofondateurs 50,1 % des droits de vote, collectivement, sur la plupart des questions relatives à la société. Il s’agit d’un projet rapporté par la presse, pas d’un dispositif déjà approuvé ni des statuts définitifs d’une société cotée.2
Les sept cofondateurs concernés sont Dario Amodei, Daniela Amodei, Jack Clark, Jared Kaplan, Sam McCandlish, Tom Brown et Christopher Olah.32 Les 50,1 % représenteraient leur pouvoir de vote cumulé : les informations disponibles ne disent pas quelle part reviendrait à chacun.
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La condition de maintien est elle aussi collective. Le dispositif resterait en vigueur tant qu’au moins trois des sept cofondateurs détiendraient un nombre minimal d’actions Anthropic. Le seuil exact et l’ensemble des circonstances susceptibles de mettre fin à ces droits renforcés ne sont pas précisés.2
Reuters rapproche le projet d’un modèle de contrôle des fondateurs utilisé par Palantir : une catégorie d’actions leur permettrait de conserver la majorité des voix sur de nombreuses décisions, même si leur part du capital ne leur donnait pas, à elle seule, cette majorité.2 Cela ne signifie pas que les règles des deux entreprises seraient identiques.
« La plupart » ne veut pas dire « toutes » les décisions. La composition du conseil d’administration mérite notamment d’être examinée à part. Reuters indiquait en août qu’Anthropic entendait maintenir un groupe d’administrateurs indépendants des actionnaires, doté d’une catégorie d’actions destinée à lui permettre d’élire la majorité des membres du conseil.3 Les informations disponibles ne permettent pas de déterminer exactement comment ce mécanisme et les nouvelles actions des fondateurs cohabiteraient dans des statuts définitifs.
La nouvelle catégorie d’actions s’ajouterait, d’après les informations disponibles, au statut de société poursuivant une mission d’intérêt public d’Anthropic et à son Long-Term Benefit Trust, son dispositif de gouvernance à long terme ; elle ne remplacerait pas, à ce stade, le rôle prévu pour les administrateurs indépendants des actionnaires.3
4 Pour un investisseur extérieur, la question est simple : il pourrait posséder une part du capital sans disposer d’un poids équivalent dans de nombreux votes, si les fondateurs conservent leur majorité collective.
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Un média secondaire estime la participation économique personnelle de Dario Amodei à environ 2 %, un chiffre que les sources les plus solides fournies ici ne permettent pas de vérifier indépendamment. Il ne faut en tout cas pas le confondre avec les 50,1 % de droits de vote envisagés pour les sept fondateurs réunis.11
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Anthropic se prépare à une éventuelle entrée en Bourse, mais les modalités des actions peuvent encore changer et les sources citées ne fixent aucune date ferme de cotation.3
4 Ce sont les règles finalement approuvées puis, en cas de cotation, les documents publiés à l’intention des investisseurs qui permettront de mesurer précisément les droits de chacun.
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Anthropic demande, selon Reuters, l’approbation d’une catégorie spéciale d’actions qui donnerait à ses sept cofondateurs, ensemble, 50,1 % des voix sur la plupart des questions soumises aux actionnaires.[2]
Anthropic demande, selon Reuters, l’approbation d’une catégorie spéciale d’actions qui donnerait à ses sept cofondateurs, ensemble, 50,1 % des voix sur la plupart des questions soumises aux actionnaires.[2] Ce contrôle durerait tant qu’au moins trois cofondateurs conserveraient un nombre minimal d’actions ; ce seuil n’est pas précisé dans les informations disponibles.[2]
Le projet s’ajouterait à un dispositif distinct dans lequel des administrateurs indépendants des actionnaires sont appelés à élire la majorité du conseil d’administration.