Un drone dissimulé dans un conteneur à bord d’un navire marchand, puis lancé depuis la Méditerranée : c’est le scénario décrit par le quotidien espagnol El Mundo. Il s’agit, à ce stade, d’une opération possible rapportée par des sources anonymes, et non de la preuve qu’une attaque a été décidée, préparée ou menée.
2
7
Que sait-on de l’alerte attribuée à la CIA ?
Le 23 septembre 2026, El Mundo a rapporté que les services de renseignement américains avaient partagé avec des gouvernements européens une alerte concernant une possible opération russe contre l’un de ces pays : l’Espagne, la France ou l’Italie. Des drones cachés dans des conteneurs seraient, selon ce scénario, lancés depuis des navires marchands. Une source proche du ministère lituanien de la Défense a évoqué le modèle Gerbera.
2
7
13
Les comptes rendus de l’article citent notamment cette source anonyme, des sources diplomatiques baltes et des analystes de défense. Mais le renseignement sous-jacent n’a pas été rendu public. Ni la CIA ni les trois gouvernements n’ont confirmé publiquement l’alerte telle qu’elle est rapportée. Ces éléments ne permettent donc pas de conclure que la Russie a arrêté un plan d’attaque.
7
13
Pourquoi la réponse italienne compte-t-elle ?
Selon plusieurs comptes rendus, les autorités italiennes ont démenti avoir reçu une alerte de ce type. La députée d’opposition Lia Quartapelle a demandé au gouvernement de préciser ce qu’il savait et comment il réagissait. Ce démenti soulève une question sur la diffusion supposée de l’alerte ; il ne démontre ni qu’une menace existe, ni qu’un lancement depuis un navire serait impossible.
2
8
Les autres incidents constituent-ils des preuves ?
Non. Des activités suspectes de drones ont été signalées en Allemagne et des incursions dans l’espace aérien de la Moldavie ont été rapportées. En Lituanie, un avion de chasse italien engagé dans le dispositif de l’OTAN a abattu un drone Gerbera. Le président lituanien a indiqué que l’appareil se dirigeait très probablement vers l’Ukraine, et non vers la Lituanie. Aucun de ces épisodes n’établit de lien avec un navire marchand en Méditerranée.
13
1
6
17
Les préoccupations relatives aux câbles sous-marins, notamment près du Svalbard et en mer Baltique, relèvent elles aussi du contexte plus large des menaces dites hybrides — des actions de perturbation qui ne prennent pas nécessairement la forme d’une attaque militaire ouverte. Elles ne corroborent pas le scénario d’un lancement de drones depuis des conteneurs.
2
3
Enfin, certains articles évoquent une possible volonté de déstabilisation à l’approche d’échéances électorales en 2027. C’est une hypothèse sur le mobile éventuel d’une telle opération, pas une preuve d’une décision russe d’attaquer ou d’intervenir dans une élection. La question décisive reste de savoir si l’alerte existe bien sous la forme décrite et si elle repose sur un projet concret.
2
18