À l’Assemblée générale de l’ONU, Recep Tayyip Erdogan a présenté les politiques de « neutralisation des genres » comme une campagne contre les familles et les enfants, appelant à défendre une famille « formée d’un hom... L’opération « Ma famille est en sécurité » a visé des associations LGBTQ+, des bars et des domic...
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Create a landscape editorial hero image for this Studio Global article: How did Turkish President Recep Tayyip Erdogan characterize “global gender-neutralisation policies” in his UN General Assembly address, what. Article summary: Erdogan portrayed “global gender-neutralisation policies” as a campaign against families and children, arguing that the answer was to safeguard the “traditional family.” His remarks followed a nationwide campaign that au. Topic tags: general, news, general web. Style: premium digital editorial illustration, source-backed research mood, clean composition, high detail, modern web publication hero. Use reference image context only for broad subject, composition, and topical grounding; do not copy the exact image. Avoid: logos, brand marks, copyrighted characters, real person likenesses, fake screenshots, UI text, readable text, watermarks, charts with fake numbers
Recep Tayyip Erdogan a utilisé son discours devant l’Assemblée générale des Nations unies pour dénoncer ce qu’il appelle les « politiques mondiales de neutralisation des genres ». Selon lui, elles se seraient transformées en campagne visant les familles et les enfants. Il a affirmé que la réponse consistait à protéger une famille traditionnelle « formée d’un homme et d’une femme ». 2
4
Ces propos intervenaient environ une semaine après une vaste opération menée en Turquie contre des organisations, des militant·es et des lieux fréquentés par des personnes LGBTQ+, baptisée par le gouvernement « Ma famille est en sécurité ». 1
2
L’opération de septembre a donné lieu à des perquisitions dans les bureaux d’associations LGBTQ+, des bars et boîtes de nuit gays, ainsi qu’aux domiciles d’activistes. Les premiers bilans faisaient état d’au moins 47 personnes interpellées dans 12 provinces. Les autorités ont ensuite indiqué que les procédures visaient 162 suspects, neuf associations et 13 entreprises dans 15 provinces. 17
3
13
Les enquêtes étaient coordonnées depuis Istanbul, Ankara, Izmir, Aydın et Mersin. Kaos GL, une importante association turque de défense des droits LGBTQ+, figure parmi les organisations ciblées. Human Rights Watch a rapporté que les raids, menés du 12 au 14 septembre, avaient aussi visé des groupes défendant les droits LGBT et des organisations venant en aide aux personnes vivant avec le VIH. 3
Les procureurs ont lié les investigations à des soupçons de prostitution et d’obscénité. Il s’agit d’allégations dans le cadre de procédures en cours, et non de condamnations. 17
7
Les bilans publiés au fil de la répression ne peuvent pas être additionnés mécaniquement : ils correspondent à des étapes différentes — personnes visées par une enquête, interpellées par la police, placées en détention provisoire ou encore détenues sur décision de justice.
Les autorités ont également ciblé la présence numérique des organisations LGBTQ+. Des sites et comptes sur les réseaux sociaux leur appartenant ont été bloqués. Le ministère de la Justice a par ailleurs demandé aux procureurs de tout le pays d’examiner les plaintes liées à des contenus qu’il affirme exposer les enfants à l’obscénité ou promouvoir « l’absence de genre ». 6
15
Le ministre de la Justice, Akın Gürlek, a présenté l’opération comme une mesure de protection des enfants, de la famille et de l’ordre public.
Human Rights Watch estime au contraire que les raids portent atteinte à l’État de droit. D’autres défenseurs des droits et responsables de l’opposition les décrivent comme l’élargissement d’une campagne contre la communauté LGBTQ+ et les libertés fondamentales. 1
18
Le désaccord porte donc sur le fondement même de l’opération : pour les autorités, il s’agit de protéger les familles et les mineurs ; pour ses détracteurs, les accusations d’obscénité et la rhétorique familiale servent à limiter l’organisation collective, l’expression et la visibilité publique des personnes LGBTQ+.
Le gouvernement a rattaché cette campagne à la Décennie de la famille et de la population 2026-2035, une stratégie annoncée alors que les autorités alertent sur la baisse de la natalité en Turquie. D’après les informations disponibles, elle vise officiellement à renforcer un modèle familial traditionnel et conservateur et à répondre au recul de la fécondité.
Ce contexte éclaire la proximité entre les raids et le discours d’Erdogan à l’ONU : famille, enfants, préoccupations démographiques et opposition à ce que les responsables turcs appellent « l’absence de genre ». Des critiques y voient l’utilisation de la politique familiale et démographique pour justifier des discriminations envers les personnes LGBTQ+. 15
Erdogan a appelé les États à accroître la pression sur Israël, demandé que la reconstruction de Gaza commence sans délai et exhorté les pays qui ne reconnaissent pas la Palestine à revoir leur position. Il a également accusé Israël de conduite génocidaire à Gaza.
Son intervention a aussi abordé les guerres et crises humanitaires en Ukraine, en Syrie et au Soudan. Il a présenté la Turquie comme un pays soutenant les efforts diplomatiques, tout en jugeant que le système international avait failli à protéger les populations prises dans les conflits.
Le président turc a affirmé que l’ONU s’était affaiblie et n’était plus en mesure de remplir sa mission de maintien de la paix et de la sécurité internationales. Il a de nouveau réclamé une réforme du Conseil de sécurité, critiquant un système où cinq membres permanents disposent d’un pouvoir déterminant — une idée résumée par son slogan : « le monde est plus grand que cinq ».
Dans ce discours, les thèmes intérieurs et internationaux se rejoignent dans un même message politique : Erdogan estime que les institutions, de la famille à l’ONU, doivent être défendues ou refondées face à ce qu’il présente comme des menaces systémiques. Mais les conséquences les plus immédiates se sont fait sentir en Turquie, avec les raids, les détentions et les restrictions visant les groupes LGBTQ+.
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À l’Assemblée générale de l’ONU, Recep Tayyip Erdogan a présenté les politiques de « neutralisation des genres » comme une campagne contre les familles et les enfants, appelant à défendre une famille « formée d’un hom...
À l’Assemblée générale de l’ONU, Recep Tayyip Erdogan a présenté les politiques de « neutralisation des genres » comme une campagne contre les familles et les enfants, appelant à défendre une famille « formée d’un hom... L’opération « Ma famille est en sécurité » a visé des associations LGBTQ+, des bars et des domiciles d’activistes.
Les autorités invoquent la protection des enfants, de la famille et de l’ordre public.
À l’Assemblée générale de l’ONU, Recep Tayyip Erdogan a présenté les politiques de « neutralisation des genres » comme une campagne contre les familles et les enfants, appelant à défendre une famille « formée d’un hom... L’opération « Ma famille est en sécurité » a visé des associations LGBTQ+, des bars et des domic...
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Recep Tayyip Erdogan a utilisé son discours devant l’Assemblée générale des Nations unies pour dénoncer ce qu’il appelle les « politiques mondiales de neutralisation des genres ». Selon lui, elles se seraient transformées en campagne visant les familles et les enfants. Il a affirmé que la réponse consistait à protéger une famille traditionnelle « formée d’un homme et d’une femme ». 2
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Ces propos intervenaient environ une semaine après une vaste opération menée en Turquie contre des organisations, des militant·es et des lieux fréquentés par des personnes LGBTQ+, baptisée par le gouvernement « Ma famille est en sécurité ». 1
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L’opération de septembre a donné lieu à des perquisitions dans les bureaux d’associations LGBTQ+, des bars et boîtes de nuit gays, ainsi qu’aux domiciles d’activistes. Les premiers bilans faisaient état d’au moins 47 personnes interpellées dans 12 provinces. Les autorités ont ensuite indiqué que les procédures visaient 162 suspects, neuf associations et 13 entreprises dans 15 provinces. 17
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Les enquêtes étaient coordonnées depuis Istanbul, Ankara, Izmir, Aydın et Mersin. Kaos GL, une importante association turque de défense des droits LGBTQ+, figure parmi les organisations ciblées. Human Rights Watch a rapporté que les raids, menés du 12 au 14 septembre, avaient aussi visé des groupes défendant les droits LGBT et des organisations venant en aide aux personnes vivant avec le VIH. 3
Les procureurs ont lié les investigations à des soupçons de prostitution et d’obscénité. Il s’agit d’allégations dans le cadre de procédures en cours, et non de condamnations. 17
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Les bilans publiés au fil de la répression ne peuvent pas être additionnés mécaniquement : ils correspondent à des étapes différentes — personnes visées par une enquête, interpellées par la police, placées en détention provisoire ou encore détenues sur décision de justice.
Les autorités ont également ciblé la présence numérique des organisations LGBTQ+. Des sites et comptes sur les réseaux sociaux leur appartenant ont été bloqués. Le ministère de la Justice a par ailleurs demandé aux procureurs de tout le pays d’examiner les plaintes liées à des contenus qu’il affirme exposer les enfants à l’obscénité ou promouvoir « l’absence de genre ». 6
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Le ministre de la Justice, Akın Gürlek, a présenté l’opération comme une mesure de protection des enfants, de la famille et de l’ordre public.
Human Rights Watch estime au contraire que les raids portent atteinte à l’État de droit. D’autres défenseurs des droits et responsables de l’opposition les décrivent comme l’élargissement d’une campagne contre la communauté LGBTQ+ et les libertés fondamentales. 1
18
Le désaccord porte donc sur le fondement même de l’opération : pour les autorités, il s’agit de protéger les familles et les mineurs ; pour ses détracteurs, les accusations d’obscénité et la rhétorique familiale servent à limiter l’organisation collective, l’expression et la visibilité publique des personnes LGBTQ+.
Le gouvernement a rattaché cette campagne à la Décennie de la famille et de la population 2026-2035, une stratégie annoncée alors que les autorités alertent sur la baisse de la natalité en Turquie. D’après les informations disponibles, elle vise officiellement à renforcer un modèle familial traditionnel et conservateur et à répondre au recul de la fécondité.
Ce contexte éclaire la proximité entre les raids et le discours d’Erdogan à l’ONU : famille, enfants, préoccupations démographiques et opposition à ce que les responsables turcs appellent « l’absence de genre ». Des critiques y voient l’utilisation de la politique familiale et démographique pour justifier des discriminations envers les personnes LGBTQ+. 15
Erdogan a appelé les États à accroître la pression sur Israël, demandé que la reconstruction de Gaza commence sans délai et exhorté les pays qui ne reconnaissent pas la Palestine à revoir leur position. Il a également accusé Israël de conduite génocidaire à Gaza.
Son intervention a aussi abordé les guerres et crises humanitaires en Ukraine, en Syrie et au Soudan. Il a présenté la Turquie comme un pays soutenant les efforts diplomatiques, tout en jugeant que le système international avait failli à protéger les populations prises dans les conflits.
Le président turc a affirmé que l’ONU s’était affaiblie et n’était plus en mesure de remplir sa mission de maintien de la paix et de la sécurité internationales. Il a de nouveau réclamé une réforme du Conseil de sécurité, critiquant un système où cinq membres permanents disposent d’un pouvoir déterminant — une idée résumée par son slogan : « le monde est plus grand que cinq ».
Dans ce discours, les thèmes intérieurs et internationaux se rejoignent dans un même message politique : Erdogan estime que les institutions, de la famille à l’ONU, doivent être défendues ou refondées face à ce qu’il présente comme des menaces systémiques. Mais les conséquences les plus immédiates se sont fait sentir en Turquie, avec les raids, les détentions et les restrictions visant les groupes LGBTQ+.
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À l’Assemblée générale de l’ONU, Recep Tayyip Erdogan a présenté les politiques de « neutralisation des genres » comme une campagne contre les familles et les enfants, appelant à défendre une famille « formée d’un hom...
À l’Assemblée générale de l’ONU, Recep Tayyip Erdogan a présenté les politiques de « neutralisation des genres » comme une campagne contre les familles et les enfants, appelant à défendre une famille « formée d’un hom... L’opération « Ma famille est en sécurité » a visé des associations LGBTQ+, des bars et des domiciles d’activistes.
Les autorités invoquent la protection des enfants, de la famille et de l’ordre public.