L’enquête chinoise rapportée vise surtout un possible transfert non déclaré de requêtes d’utilisateurs vers Claude, le modèle d’Anthropic. Anthropic accuse notamment Moonshot et DeepSeek d’avoir utilisé Claude à grande échelle pour extraire des capacités et améliorer leurs propres modèles.
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Create a landscape editorial hero image for this Studio Global article: What prompted China’s Cyberspace Administration to investigate DeepSeek and Moonshot AI over Anthropic’s allegations that they secretly rout. Article summary: China’s investigation appears to be driven primarily by a data-security and sovereignty concern, not an endorsement of Anthropic’s intellectual-property claim: if Chinese users’ prompts were secretly passed to Claude, se. Topic tags: general, documentation, general web, government, news. Style: premium digital editorial illustration, source-backed research mood, clean composition, high detail, modern web publication hero. Use reference image context only for broad subject, composition, and topical grounding; do not copy the exact image. Avoid: logos, brand marks, copyrighted characters, real person likenesses, fake screenshots, UI text, readable text, watermark
L’enquête que l’Administration chinoise du cyberespace (CAC), le régulateur d’internet du pays, aurait ouverte contre DeepSeek et Moonshot AI semble découler d’un enjeu de sécurité des données aux conséquences géopolitiques : des requêtes destinées à des services d’IA chinois auraient-elles été acheminées, à l’insu des utilisateurs, vers Claude d’Anthropic, entreprise américaine ?
Si cela était établi, la question ne se limiterait pas à une éventuelle copie des capacités d’un modèle concurrent. Les régulateurs chinois chercheraient aussi à savoir si des données potentiellement sensibles ont été transmises à un système d’IA américain sans que les utilisateurs en soient informés. L’enquête resterait en cours et les allégations n’ont pas été publiquement confirmées comme des conclusions du régulateur.
Anthropic affirme avoir détecté des campagnes menées à l’échelle industrielle par DeepSeek, Moonshot et MiniMax afin d’extraire les capacités de Claude pour améliorer d’autres modèles. Selon l’entreprise, ces campagnes auraient reposé sur des comptes frauduleux et enfreint ses restrictions d’accès. Anthropic qualifie cette pratique de « distillation illicite ». 4
5
L’accusation la plus sensible sur le plan réglementaire concerne le trafic de véritables utilisateurs, et non de simples tests opérés par les entreprises. Anthropic affirme que Moonshot, qui développe la famille de modèles Kimi, aurait transféré discrètement des requêtes de clients à Claude avant de présenter les réponses de Claude comme des résultats produits par Kimi. Sur une période de dix jours, Moonshot aurait relayé près de 300 000 requêtes de clients via un réseau de 5 380 comptes frauduleux, selon Anthropic. 10
Anthropic accuse également DeepSeek d’avoir routé des requêtes d’utilisateurs vers Claude. Des informations rapportant les affirmations d’Anthropic évaluent l’activité attribuée à DeepSeek à 12,1 millions d’échanges avec Claude sur quatorze jours en juillet. Dans un précédent compte rendu, Anthropic indiquait que les campagnes visaient notamment des fonctions de raisonnement, de programmation, d’analyse de données, d’utilisation d’outils et de capacités dites agentiques. 4
Il s’agit d’allégations d’Anthropic, et non de conclusions indépendamment vérifiées de la CAC. La nuance est essentielle : l’ampleur des faits, leur attribution et leur finalité sont précisément au centre du différend.
L’enquête rapportée de la CAC porte sur la possibilité que des données d’utilisateurs aient atteint Anthropic via ce routage présumé. Selon les informations disponibles, le régulateur aurait convoqué les sept entreprises citées dans le rapport d’Anthropic et interrogé des collaborateurs de DeepSeek et de Moonshot. Aucune sanction n’avait encore été arrêtée au moment de ces informations.
Ce volet réglementaire est distinct du litige sur la propriété intellectuelle. Même si les accusations de distillation d’Anthropic sont contestées, le fait pour un fournisseur de transmettre discrètement des requêtes clients à un autre prestataire de modèles pourrait soulever plusieurs questions :
Autrement dit, Pékin peut examiner une pratique présumée de routage de données au nom de la souveraineté numérique et de la protection des utilisateurs, sans pour autant reprendre à son compte l’ensemble du récit américain ou d’Anthropic sur un supposé vol de modèle.
La distillation désigne généralement l’entraînement d’un modèle moins performant à partir des réponses d’un modèle plus avancé. Anthropic soutient que, dans les cas qu’elle a identifiés, cette pratique aurait été non autorisée et conçue pour obtenir à grande échelle des capacités propriétaires. 4
Dans son rapport sur les menaces de septembre, Anthropic a présenté le routage présumé de Moonshot comme une partie d’une campagne plus large : plus de 23 millions d’échanges attribués à Moonshot auraient été observés entre mai et juillet 2026. 10 L’entreprise a également cité des campagnes impliquant d’autres laboratoires d’IA établis en Chine.
Le débat ne porte donc pas sur l’idée que toute distillation de modèles serait, par nature, illégitime. Il concerne l’association alléguée de comptes à accès restreint, de réseaux de proxys, d’un transfert non divulgué de requêtes clients et de l’utilisation des réponses obtenues pour entraîner des systèmes concurrents.
Pékin a rejeté les accusations américaines selon lesquelles des développeurs chinois d’IA mèneraient une extraction « agressive » ou « malveillante » des capacités de modèles américains de pointe. 18
La réponse des États-Unis s’inscrit plus directement dans une logique de sécurité nationale. Dans un avis conjoint, le FBI, la NSA et la CISA ont cité DeepSeek, Moonshot AI, Alibaba, MiniMax, StepFun et Z.AI. Les agences américaines les accusent d’avoir, probablement avec la connaissance du gouvernement chinois, extrait des milliards de jetons au fil de millions de requêtes auprès de modèles américains de pointe, dont Claude, GPT, Gemini et Grok, au moins depuis la fin de 2024. 17
Cet avis est une évaluation des services américains de renseignement et de cybersécurité ; il ne constitue ni un jugement de tribunal ni une décision établissant une responsabilité juridique. De même, l’enquête rapportée de la CAC ne prouve pas à elle seule les accusations d’Anthropic. Une chose est claire : les deux gouvernements regardent les mêmes faits présumés à travers des prismes différents. Les États-Unis mettent l’accent sur l’extraction de capacités d’IA américaines ; l’enquête chinoise rapportée porte sur un éventuel envoi de données chinoises à l’étranger.
L’affaire a éclaté alors que DeepSeek devait intervenir devant le Conseil de sécurité de l’ONU sur les risques liés à l’IA, pendant la semaine de l’Assemblée générale des Nations unies. Elle coïncidait aussi avec l’attente de discussions entre Donald Trump et Xi Jinping sur la sécurité de l’IA et la rivalité stratégique.
Le dossier dépasse ainsi le conflit entre plusieurs entreprises technologiques. Il illustre la collision entre règles de gouvernance de l’IA, transferts transfrontaliers de données, contrôles d’accès aux modèles et politiques de sécurité nationale, dans un secteur où les modèles sont entraînés et utilisés à travers plusieurs juridictions.
Plusieurs questions déterminantes n’ont pas encore reçu de réponse publique :
Pour les utilisateurs et surtout les organisations qui manipulent des informations confidentielles, la leçon est simple : le nom affiché d’un modèle d’IA ne permet pas, à lui seul, de savoir où une requête est réellement traitée. Il est prudent d’exiger des réponses documentées sur le routage des requêtes, les sous-traitants, la conservation des données et les transferts internationaux.
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L’enquête chinoise rapportée vise surtout un possible transfert non déclaré de requêtes d’utilisateurs vers Claude, le modèle d’Anthropic.
L’enquête chinoise rapportée vise surtout un possible transfert non déclaré de requêtes d’utilisateurs vers Claude, le modèle d’Anthropic. Anthropic accuse notamment Moonshot et DeepSeek d’avoir utilisé Claude à grande échelle pour extraire des capacités et améliorer leurs propres modèles.
Les accusations d’Anthropic, tout comme l’enquête de l’autorité chinoise, ne constituent pas à ce stade des conclusions judiciaires définitives.
L’enquête chinoise rapportée vise surtout un possible transfert non déclaré de requêtes d’utilisateurs vers Claude, le modèle d’Anthropic. Anthropic accuse notamment Moonshot et DeepSeek d’avoir utilisé Claude à grande échelle pour extraire des capacités et améliorer leurs propres modèles.
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L’enquête que l’Administration chinoise du cyberespace (CAC), le régulateur d’internet du pays, aurait ouverte contre DeepSeek et Moonshot AI semble découler d’un enjeu de sécurité des données aux conséquences géopolitiques : des requêtes destinées à des services d’IA chinois auraient-elles été acheminées, à l’insu des utilisateurs, vers Claude d’Anthropic, entreprise américaine ?
Si cela était établi, la question ne se limiterait pas à une éventuelle copie des capacités d’un modèle concurrent. Les régulateurs chinois chercheraient aussi à savoir si des données potentiellement sensibles ont été transmises à un système d’IA américain sans que les utilisateurs en soient informés. L’enquête resterait en cours et les allégations n’ont pas été publiquement confirmées comme des conclusions du régulateur.
Anthropic affirme avoir détecté des campagnes menées à l’échelle industrielle par DeepSeek, Moonshot et MiniMax afin d’extraire les capacités de Claude pour améliorer d’autres modèles. Selon l’entreprise, ces campagnes auraient reposé sur des comptes frauduleux et enfreint ses restrictions d’accès. Anthropic qualifie cette pratique de « distillation illicite ». 4
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L’accusation la plus sensible sur le plan réglementaire concerne le trafic de véritables utilisateurs, et non de simples tests opérés par les entreprises. Anthropic affirme que Moonshot, qui développe la famille de modèles Kimi, aurait transféré discrètement des requêtes de clients à Claude avant de présenter les réponses de Claude comme des résultats produits par Kimi. Sur une période de dix jours, Moonshot aurait relayé près de 300 000 requêtes de clients via un réseau de 5 380 comptes frauduleux, selon Anthropic. 10
Anthropic accuse également DeepSeek d’avoir routé des requêtes d’utilisateurs vers Claude. Des informations rapportant les affirmations d’Anthropic évaluent l’activité attribuée à DeepSeek à 12,1 millions d’échanges avec Claude sur quatorze jours en juillet. Dans un précédent compte rendu, Anthropic indiquait que les campagnes visaient notamment des fonctions de raisonnement, de programmation, d’analyse de données, d’utilisation d’outils et de capacités dites agentiques. 4
Il s’agit d’allégations d’Anthropic, et non de conclusions indépendamment vérifiées de la CAC. La nuance est essentielle : l’ampleur des faits, leur attribution et leur finalité sont précisément au centre du différend.
L’enquête rapportée de la CAC porte sur la possibilité que des données d’utilisateurs aient atteint Anthropic via ce routage présumé. Selon les informations disponibles, le régulateur aurait convoqué les sept entreprises citées dans le rapport d’Anthropic et interrogé des collaborateurs de DeepSeek et de Moonshot. Aucune sanction n’avait encore été arrêtée au moment de ces informations.
Ce volet réglementaire est distinct du litige sur la propriété intellectuelle. Même si les accusations de distillation d’Anthropic sont contestées, le fait pour un fournisseur de transmettre discrètement des requêtes clients à un autre prestataire de modèles pourrait soulever plusieurs questions :
Autrement dit, Pékin peut examiner une pratique présumée de routage de données au nom de la souveraineté numérique et de la protection des utilisateurs, sans pour autant reprendre à son compte l’ensemble du récit américain ou d’Anthropic sur un supposé vol de modèle.
La distillation désigne généralement l’entraînement d’un modèle moins performant à partir des réponses d’un modèle plus avancé. Anthropic soutient que, dans les cas qu’elle a identifiés, cette pratique aurait été non autorisée et conçue pour obtenir à grande échelle des capacités propriétaires. 4
Dans son rapport sur les menaces de septembre, Anthropic a présenté le routage présumé de Moonshot comme une partie d’une campagne plus large : plus de 23 millions d’échanges attribués à Moonshot auraient été observés entre mai et juillet 2026. 10 L’entreprise a également cité des campagnes impliquant d’autres laboratoires d’IA établis en Chine.
Le débat ne porte donc pas sur l’idée que toute distillation de modèles serait, par nature, illégitime. Il concerne l’association alléguée de comptes à accès restreint, de réseaux de proxys, d’un transfert non divulgué de requêtes clients et de l’utilisation des réponses obtenues pour entraîner des systèmes concurrents.
Pékin a rejeté les accusations américaines selon lesquelles des développeurs chinois d’IA mèneraient une extraction « agressive » ou « malveillante » des capacités de modèles américains de pointe. 18
La réponse des États-Unis s’inscrit plus directement dans une logique de sécurité nationale. Dans un avis conjoint, le FBI, la NSA et la CISA ont cité DeepSeek, Moonshot AI, Alibaba, MiniMax, StepFun et Z.AI. Les agences américaines les accusent d’avoir, probablement avec la connaissance du gouvernement chinois, extrait des milliards de jetons au fil de millions de requêtes auprès de modèles américains de pointe, dont Claude, GPT, Gemini et Grok, au moins depuis la fin de 2024. 17
Cet avis est une évaluation des services américains de renseignement et de cybersécurité ; il ne constitue ni un jugement de tribunal ni une décision établissant une responsabilité juridique. De même, l’enquête rapportée de la CAC ne prouve pas à elle seule les accusations d’Anthropic. Une chose est claire : les deux gouvernements regardent les mêmes faits présumés à travers des prismes différents. Les États-Unis mettent l’accent sur l’extraction de capacités d’IA américaines ; l’enquête chinoise rapportée porte sur un éventuel envoi de données chinoises à l’étranger.
L’affaire a éclaté alors que DeepSeek devait intervenir devant le Conseil de sécurité de l’ONU sur les risques liés à l’IA, pendant la semaine de l’Assemblée générale des Nations unies. Elle coïncidait aussi avec l’attente de discussions entre Donald Trump et Xi Jinping sur la sécurité de l’IA et la rivalité stratégique.
Le dossier dépasse ainsi le conflit entre plusieurs entreprises technologiques. Il illustre la collision entre règles de gouvernance de l’IA, transferts transfrontaliers de données, contrôles d’accès aux modèles et politiques de sécurité nationale, dans un secteur où les modèles sont entraînés et utilisés à travers plusieurs juridictions.
Plusieurs questions déterminantes n’ont pas encore reçu de réponse publique :
Pour les utilisateurs et surtout les organisations qui manipulent des informations confidentielles, la leçon est simple : le nom affiché d’un modèle d’IA ne permet pas, à lui seul, de savoir où une requête est réellement traitée. Il est prudent d’exiger des réponses documentées sur le routage des requêtes, les sous-traitants, la conservation des données et les transferts internationaux.
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Cette page comprend une réponse basée sur la source que vous pouvez continuer dans Studio Global.
L’enquête chinoise rapportée vise surtout un possible transfert non déclaré de requêtes d’utilisateurs vers Claude, le modèle d’Anthropic.
L’enquête chinoise rapportée vise surtout un possible transfert non déclaré de requêtes d’utilisateurs vers Claude, le modèle d’Anthropic. Anthropic accuse notamment Moonshot et DeepSeek d’avoir utilisé Claude à grande échelle pour extraire des capacités et améliorer leurs propres modèles.
Les accusations d’Anthropic, tout comme l’enquête de l’autorité chinoise, ne constituent pas à ce stade des conclusions judiciaires définitives.