Après avoir porté son taux de dépôt à 2,50 % le 10 septembre, la BCE a averti que l’inflation pourrait rester au dessus de son objectif de 2 % pendant une période prolongée. Goldman Sachs, Citi et Barclays prévoient une hausse supplémentaire de 25 points de base en décembre, qui porterait le taux de dépôt à 2,75 %.
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Create a landscape editorial hero image for this Studio Global article: What prompted Commerzbank, Goldman Sachs, Citi, Barclays, and Morgan Stanley to forecast another 25-basis-point ECB interest-rate hike at th. Article summary: The shift toward a December ECB hike reflects a materially more persistent inflation outlook after the September decision, driven chiefly by the Middle East energy shock and an economy viewed as resilient enough to absor. Topic tags: general, government, news, general web. Style: premium digital editorial illustration, source-backed research mood, clean composition, high detail, modern web publication hero. Use reference image context only for broad subject, composition, and topical grounding; do not copy the exact image. Avoid: logos, brand marks, copyrighted characters, real person likenesses, fake screenshots, UI text, readable text, watermarks, charts with
La hausse des taux décidée par la Banque centrale européenne (BCE) en septembre a déplacé le débat. Pour plusieurs grandes banques, le cycle de resserrement monétaire n’est plus considéré comme achevé : une nouvelle hausse d’un quart de point en décembre est désormais leur scénario central.
Ce changement ne tient pas seulement à la décision elle-même. La BCE l’a accompagnée d’un message ferme : sous l’effet notamment des tensions sur les prix de l’énergie, l’inflation pourrait rester durablement supérieure à son objectif de 2 %. 1
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Le 10 septembre 2026, la BCE a relevé ses trois principaux taux directeurs de 25 points de base, soit 0,25 point de pourcentage. À compter du 16 septembre, le taux de la facilité de dépôt — le principal instrument utilisé par le Conseil des gouverneurs pour orienter sa politique monétaire — est passé à 2,50 %. Le taux des opérations principales de refinancement a été fixé à 2,65 % et celui de la facilité de prêt marginal à 2,90 %. 1
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Il s’agissait de la deuxième hausse d’un quart de point depuis juin. À l’époque, les analyses ont relié la dégradation des perspectives d’inflation au conflit au Moyen-Orient et à la hausse des prix de l’énergie. 4
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Selon Reuters, Goldman Sachs, Citigroup et Barclays ont toutes anticipé une nouvelle hausse des taux de la BCE après la décision de septembre. Leur préoccupation commune est que l’inflation reste élevée plus longtemps que prévu. 3
Une hausse supplémentaire de 25 points de base ferait passer le taux de dépôt de 2,50 % à 2,75 %. Dans une note de recherche publiée après la réunion, Goldman Sachs prévoit ce relèvement en décembre et estime que le point haut pourrait même atteindre 3,00 % si les pressions inflationnistes se révélaient durables. 6
Le point essentiel est donc la durée du resserrement. Le scénario selon lequel les taux avaient atteint leur sommet a laissé place, chez ces établissements, à une logique de taux « élevés plus longtemps ». Les conditions monétaires resteraient restrictives — et pourraient encore se durcir — tant que la BCE ne serait pas convaincue du retour durable de l’inflation vers 2 %. 3
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Des taux plus élevés ne peuvent pas augmenter l’offre de pétrole ou de gaz. Mais la BCE doit évaluer le risque qu’un choc énergétique externe se diffuse à l’ensemble de l’économie, par les prix des biens et services, les salaires et les anticipations d’inflation.
La BCE a indiqué que le conflit au Moyen-Orient continuait d’alimenter les pressions inflationnistes et que l’inflation devrait demeurer nettement supérieure à l’objectif pendant une période prolongée. 4 Cette formulation est déterminante : une hausse ponctuelle des prix de l’énergie peut se résorber d’elle-même, mais des effets plus persistants sur les prix et les salaires sont beaucoup plus difficiles à enrayer.
La trajectoire dépendra donc largement de deux éléments : la stabilisation éventuelle des prix de l’énergie et des signes convaincants de ralentissement de l’inflation sous-jacente. Une détente durable affaiblirait l’argument en faveur d’un nouveau relèvement ; à l’inverse, la persistance de la pression énergétique et de hausses de prix plus généralisées le renforcerait.
Les éléments disponibles confirment que Goldman Sachs, Citi et Barclays anticipaient une hausse en décembre. Reuters rapporte également que Citi envisageait la possibilité d’un relèvement supplémentaire en mars 2027. 3
En revanche, les informations fournies ne permettent pas de vérifier de façon indépendante les prévisions précises attribuées à Commerzbank et à Morgan Stanley, notamment l’hypothèse d’une seule baisse de taux en 2027. Ces affirmations ne doivent donc pas être considérées comme établies sur la base des sources disponibles ici.
Surtout, les prévisions des banques restent des scénarios, pas des engagements de la BCE. D’après le compte rendu de BBVA Research sur la réunion de septembre, la BCE n’a pas donné d’indication prospective sur sa prochaine décision. 8
L’argument en faveur d’une nouvelle hausse est plus solide si la zone euro peut absorber un crédit plus cher sans basculer dans une forte récession. En Allemagne, l’enquête ZEW de septembre a livré quelques signes de résistance : les anticipations économiques ont légèrement progressé, à 34,7 contre 34,2, et l’évaluation de la situation actuelle s’est nettement améliorée, à -47,1 contre -61,1.
Ces chiffres décrivent toutefois une économie dont la situation présente reste dégradée, non une reprise généralisée. Ils constituent plutôt un indice limité contre le scénario d’un effondrement immédiat qu’un feu vert pour un resserrement agressif.
L’argument opposé est que le choc actuel relève en grande partie de l’offre. Les hausses de taux peuvent freiner la demande et limiter les effets de second tour sur les prix et les salaires, mais elles renchérissent aussi les emprunts des ménages, des entreprises et des États.
La BCE fait donc face à un arbitrage délicat :
La décision de septembre montre que les responsables monétaires ont jugé le risque inflationniste suffisamment sérieux pour agir. Leur choix de décembre dépendra des données à venir : pas seulement des prix de l’énergie, mais aussi de l’inflation plus large, de l’activité et des signes de persistance des hausses de prix internes.
L’hypothèse d’une hausse de 25 points de base en décembre a gagné du terrain parce que la BCE a combiné un relèvement effectif des taux à un discours particulièrement ferme sur l’inflation. Le choc énergétique accroît le risque que l’inflation reste longtemps au-dessus de la cible de 2 %, tandis que certains indicateurs de résistance économique rendent, aux yeux de plusieurs analystes, un tour de vis supplémentaire envisageable. 1
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Mais un taux de dépôt à 2,75 % reste une prévision, pas une certitude. Plus les pressions sur l’énergie et l’inflation sous-jacente se dissiperont rapidement, moins il sera justifié de prolonger le cycle de resserrement en 2027.
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Après avoir porté son taux de dépôt à 2,50 % le 10 septembre, la BCE a averti que l’inflation pourrait rester au dessus de son objectif de 2 % pendant une période prolongée.
Après avoir porté son taux de dépôt à 2,50 % le 10 septembre, la BCE a averti que l’inflation pourrait rester au dessus de son objectif de 2 % pendant une période prolongée. Goldman Sachs, Citi et Barclays prévoient une hausse supplémentaire de 25 points de base en décembre, qui porterait le taux de dépôt à 2,75 %.
Le dilemme reste entier : lutter contre une inflation persistante sans trop fragiliser une économie de la zone euro déjà pénalisée par les coûts de l’énergie et le renchérissement du crédit.