La conférence générale de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), organisée à Vienne le 14 septembre, a mis en lumière une confrontation qui ne se limite plus aux inspections nucléaires. Elle mêle désormais pression diplomatique, menace militaire et insécurité pour la navigation dans le Golfe.
Une offre de combustible assortie d’un ultimatum
Le secrétaire américain à l’Énergie, Chris Wright, a déclaré que Washington soutiendrait un dispositif permettant à l’Iran d’être approvisionné en combustible nucléaire depuis l’étranger, à condition que Téhéran abandonne définitivement l’enrichissement d’uranium sur son territoire. Il a affirmé que les États-Unis privilégiaient une issue négociée, tout en avertissant que l’Iran pourrait sinon faire face à une action militaire américaine. Washington exige aussi une coopération complète avec l’AIEA et l’accès de ses inspecteurs.
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L’enjeu est central : l’enrichissement peut servir à produire du combustible pour des usages civils, mais la maîtrise de cette capacité suscite des inquiétudes de prolifération lorsqu’elle atteint des niveaux élevés et échappe à une vérification jugée suffisante.
Le responsable nucléaire iranien écarté de la conférence
L’Autriche a refusé l’entrée sur son territoire à Mohammad Eslami, vice-président iranien chargé des affaires nucléaires et dirigeant de l’Organisation iranienne de l’énergie atomique. Cette décision est intervenue après l’opposition américaine à une dérogation aux sanctions qui aurait permis son déplacement à Vienne.
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Téhéran y a vu une offense politique. L’ambassadeur iranien Reza Najafi a estimé que cette mesure portait atteinte aux droits de l’Iran et au principe d’égalité souveraine ; les autorités iraniennes ont convoqué le chargé d’affaires autrichien.
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Le bras de fer sur les garanties et les inspections
Le différend est aggravé par la pression exercée par le Conseil des gouverneurs de l’AIEA sur l’Iran, accusé de ne pas fournir les accès et informations demandés. Parallèlement, l’Agence a fait état d’activités de construction sur le site très fortifié de Pickaxe Mountain. L’Iran a rejeté les accusations liées à ce site, les qualifiant de battage médiatique, et maintient respecter ses obligations de garanties.
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Les récits des deux camps restent opposés. Les messages américains laissent entendre que les capacités nucléaires iraniennes pourraient devoir être éliminées si la diplomatie échoue. De son côté, Téhéran affirme que les actions militaires américaines ont rendu les inspections impraticables, tout en se disant disposé à un dialogue de bonne foi et en répétant ne pas chercher à acquérir l’arme nucléaire. Les sources établissent surtout une impasse des discussions et de la vérification, sans permettre de trancher indépendamment la responsabilité de chacun.
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Le détroit d’Ormuz, autre théâtre de la crise
La tension s’étend à la sécurité maritime. Les Gardiens de la révolution iraniens ont affirmé que le pétrolier battant pavillon panaméen El Gaia avait heurté une mine navale avant de s’embraser. Le Commandement central américain (CENTCOM) a rejeté cette version, soutenant que le navire avait été rendu hors d’état par une attaque iranienne — un missile, puis un drone. Reuters a rapporté ces versions contradictoires : le déroulé précis des faits et leur attribution demeurent donc contestés.
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Au total, la diplomatie reste officiellement évoquée par les parties, mais ses conditions concrètes se dégradent : accès des inspecteurs, acceptation des garanties nucléaires et lecture commune des incidents militaires régionaux font tous défaut.