Près de 4 000 milliards de dollars d’engagements saoudiens, qataris et émiratis envers les États Unis pourraient être plus difficiles à réaliser, les dépenses de sécurité et les besoins économiques intérieurs prenant... Le FMI a fortement révisé à la baisse ses prévisions pour 2026 après les perturbations de product...
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Create a landscape editorial hero image for this Studio Global article: How is the US-Israel war with Iran affecting Middle Eastern economies—particularly the Gulf states’ ability to fulfill nearly $4 trillion in. Article summary: The war is turning Gulf investment pledges to the United States from political commitments into fiscal and strategic trade-offs. Disrupted energy exports, higher defence and reconstruction costs, weaker investment inflow. Topic tags: general, news, general web, government, education. Style: premium digital editorial illustration, source-backed research mood, clean composition, high detail, modern web publication hero. Use reference image context only for broad subject, composition, and topical grounding; do not copy the exact image. Avoid: logos, brand marks, copyrighted characters, real person likenesses, fake screenshots, UI text, readable text, watermarks, c
Les conséquences économiques de la guerre en Iran ne se limitent pas à la hausse des cours du pétrole. Pour les pays du Golfe, les perturbations des routes d’exportation, le renforcement des dépenses de sécurité et les dégâts aux infrastructures entrent en concurrence avec leurs grands programmes de développement intérieur — ainsi qu’avec près de 4 000 milliards de dollars d’engagements d’investissement ou d’échanges économiques en faveur des États-Unis dans le cadre de l’agenda « America First » de Donald Trump. 9
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L’enjeu est donc moins l’annulation immédiate de ces annonces que leur crédibilité opérationnelle : les ressources financières et la marge politique nécessaires à leur exécution se réduisent.
Selon le Peterson Institute for International Economics (PIIE), l’Arabie saoudite, le Qatar et les Émirats arabes unis (EAU) représentent à eux trois presque 4 000 milliards de dollars sur près de 6 000 milliards d’engagements de gouvernements étrangers associés à l’initiative américaine. Mais il ne s’agit pas d’une somme disponible à transférer immédiatement : ces montants agrègent investissements et échanges commerciaux, s’inscrivent souvent sur plusieurs années et ne sont pas toujours assortis d’un calendrier ou de projets précisément définis. 7
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En période de guerre, cette distinction devient décisive. Le PIIE estime que le conflit soulève des interrogations sur la capacité des trois pays à tenir leurs engagements, mais aussi, potentiellement, sur leur volonté de le faire lorsque les besoins domestiques deviennent urgents. 9
Les pressions se cumulent :
Pour l’Arabie saoudite, l’arbitrage est particulièrement sensible. Sa stratégie économique repose sur la poursuite de lourds investissements de transformation intérieure. Dans un contexte plus contraint, financer les projets et l’emploi sur le territoire peut logiquement primer sur des placements extérieurs discrétionnaires. Cela ne signifie pas nécessairement une rupture avec Washington, mais reflète le coût concret du risque de guerre et des engagements internes.
Les projections du Fonds monétaire international (FMI) ont été fortement dégradées à mesure que le conflit a affecté les infrastructures énergétiques et le transport maritime.
Dans sa mise à jour régionale d’avril, le FMI prévoyait une croissance de 1,4 % en 2026 pour la région Moyen-Orient, Afrique du Nord, Afghanistan et Pakistan (MENAP), y compris dans un scénario de référence où le commerce et la production se normaliseraient vers le milieu de l’année. C’était une baisse de 2,3 points par rapport à sa prévision d’octobre 2025. Le Fonds signalait que les exportateurs pétroliers du Golfe directement touchés pouvaient subir des révisions allant jusqu’à 15 points.
Dans sa mise à jour de juillet, rapportée par plusieurs médias, le FMI n’attendait plus que 0,7 % de croissance en 2026 pour l’ensemble élargi Moyen-Orient et Asie centrale, soit 1,2 point de moins que dans sa prévision d’avril. Cette trajectoire repose sur l’hypothèse d’une réouverture progressive du détroit d’Ormuz à partir de la mi-juillet et d’un retour du trafic à son niveau d’avant-guerre d’ici mars 2027.
Les prévisions nationales illustrent l’inégale exposition des économies :
Un rebond en 2027 devrait toutefois être interprété avec prudence : il pourrait surtout traduire la reprise de volumes de production et d’échanges interrompus depuis un niveau très déprimé en 2026, sans effacer les vulnérabilités structurelles.
Le détroit d’Ormuz concentre une grande part du choc économique régional. Environ 25 à 30 % du pétrole mondial et 20 % du gaz naturel liquéfié y transitent, selon le FMI. Lorsque la navigation y est bloquée ou jugée trop risquée, les exportateurs peuvent perdre des volumes de vente, même si les prix de référence de l’énergie montent.
Les conséquences diffèrent donc fortement selon les pays. Ceux qui disposent de voies alternatives conservent une partie de leurs capacités d’exportation. L’Irak et le Koweït, qui ont peu d’options de contournement, sont davantage exposés à l’effondrement des recettes lorsque le détroit est fermé.
L’Irak est le cas le plus frappant. Reuters a rapporté que la production de ses principaux champs pétroliers du Sud avait initialement diminué d’environ 70 %, à 1,3 million de barils par jour, faute de pouvoir exporter normalement par Ormuz. Lorsque les capacités de stockage se sont remplies, la production a dû être davantage réduite.
L’effet budgétaire est considérable, le pétrole étant au cœur des finances publiques irakiennes. Le Center on Global Energy Policy de l’université Columbia a estimé que le FMI anticipait 79 milliards de dollars de recettes d’exportations pétrolières irakiennes en 2026, sur la base d’exportations moyennes de 3,5 millions de barils par jour. Aux hypothèses de prix d’avant-guerre, chaque mois d’exportations proches de zéro représenterait environ 6,6 milliards de dollars de recettes perdues.
La guerre a révélé une faiblesse déjà présente : l’Irak est peu protégé contre l’interruption de ses flux de recettes pétrolières. L’arrêt de sa principale voie d’exportation affecte simultanément les revenus de l’État, la production, les importations et la capacité des pouvoirs publics à maintenir leurs dépenses.
La prévision de contraction de 6,8 % du FMI est liée aux perturbations de la production de pétrole et de la logistique d’exportation. Le rebond envisagé en 2027 suppose précisément que ces systèmes reviennent à la normale. Une reprise reste donc possible, mais elle ne suffirait pas, à elle seule, à réduire la dépendance structurelle du pays aux hydrocarbures ni à créer une base d’exportations plus diversifiée.
Ces engagements d’investissement posent aussi un problème de suivi. Leur ampleur les rend politiquement attrayants, mais leurs horizons lointains et le manque de détails au niveau des projets compliquent la distinction entre une mise en œuvre ferme et de larges ambitions commerciales. Le PIIE avait déjà qualifié les promesses plus larges de l’initiative « America First » d’incertaines. 11
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Cette incertitude peut devenir un instrument de négociation. L’engagement sud-coréen de 350 milliards de dollars d’investissements aux États-Unis s’est trouvé mêlé à des discussions tarifaires : Washington a menacé de relever de 15 % à 25 % les droits de douane sur certaines importations sud-coréennes, en invoquant des retards dans l’application de l’accord. Cet épisode ne constitue ni un modèle direct pour le Golfe ni la preuve qu’une mesure comparable y serait envisagée. Il montre néanmoins que des promesses d’investissement peuvent servir de levier dans des relations plus larges de commerce et de sécurité.
Pour les gouvernements du Golfe, le conflit met également à l’épreuve une hypothèse stratégique centrale : l’alignement étroit avec les États-Unis garantit-il une protection suffisamment fiable des infrastructures énergétiques et des voies maritimes ? Si les dirigeants jugent que cette relation les laisse exposés à l’escalade ou aux représailles, ils pourraient rechercher davantage d’autonomie stratégique et disposer plus librement de leurs fonds souverains. Dans ce cas, les décisions d’investissement deviendraient moins sensibles aux pressions politiques de Washington.
La variable déterminante reste la durée des perturbations. Un rétablissement durable de la navigation à Ormuz, des exportations d’énergie et de la confiance des investisseurs dégagerait de nouvelles marges budgétaires et soutiendrait un rebond en 2027. À l’inverse, un conflit prolongé imposerait des choix plus douloureux entre défense, reconstruction, diversification intérieure et investissements à l’étranger.
Les engagements du Golfe envers les États-Unis n’ont pas disparu. Mais la guerre en a changé la nature : ils ne sont plus seulement des annonces diplomatiques ou des ambitions commerciales. Leur réalisation dépend désormais de la capacité de la région à sécuriser ses routes commerciales, protéger ses infrastructures critiques et financer sa propre résilience économique. 9
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Près de 4 000 milliards de dollars d’engagements saoudiens, qataris et émiratis envers les États Unis pourraient être plus difficiles à réaliser, les dépenses de sécurité et les besoins économiques intérieurs prenant...
Près de 4 000 milliards de dollars d’engagements saoudiens, qataris et émiratis envers les États Unis pourraient être plus difficiles à réaliser, les dépenses de sécurité et les besoins économiques intérieurs prenant... Le FMI a fortement révisé à la baisse ses prévisions pour 2026 après les perturbations de production énergétique et du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz.
L’Irak est particulièrement exposé : le FMI prévoit une contraction de 6,8 % en 2026, tandis que la production de ses principaux champs du Sud a initialement chuté d’environ 70 %.