Dans l’étape 1 non pivot de PRESERVE 003, la survie globale médiane a atteint 18,5 mois avec le gotistobart, contre 10,0 mois avec le docétaxel. Le hazard ratio de 0,56 suggère une réduction relative de 44 % du risque instantané de décès, sans pour autant constituer une preuve définitive.
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BioNTech et OncoC4 ont présenté à la Conférence mondiale 2026 sur le cancer du poumon (WCLC) des données actualisées de la première étape, non pivot, de l’essai de phase 3 PRESERVE-003. Chez des patients déjà traités pour un cancer du poumon non à petites cellules (CPNPC) épidermoïde métastatique, le gotistobart a montré un signal de survie globale potentiellement majeur face au docétaxel. Ce résultat reste toutefois à confirmer dans la seconde étape randomisée, conçue comme pivot pour une éventuelle demande d’autorisation.
Dans cette première cohorte de 87 patients, la survie globale médiane a été de 18,5 mois avec le gotistobart, contre 10,0 mois avec le docétaxel. Le hazard ratio (HR) était de 0,56 (p nominal = 0,0295), ce qui correspond à une réduction relative de 44 % du risque instantané de décès à un moment donné durant le suivi. 1
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Une analyse antérieure, réalisée avec un suivi médian de 14,5 mois, n’avait pas encore atteint la survie médiane dans le groupe gotistobart. Elle rapportait alors un HR de 0,46 (IC à 95 % : 0,25–0,84 ; p nominal = 0,0102). 1
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Les participants avaient un CPNPC épidermoïde métastatique sans altération génomique actionnable, en progression après une immunothérapie anti-PD-(L)1 et une chimiothérapie à base de platine. Il s’agit d’une situation thérapeutique difficile, dans laquelle les options après les traitements initiaux sont limitées. Si le résultat de 18,5 mois était reproduit, il serait particulièrement important. 1
Les résultats du gotistobart ne permettent pas de conclure qu’il est supérieur à Trodelvy (sacituzumab govitecan), Datroway (datopotamab déruxtécan), ou à l’association Cabometyx (cabozantinib) et Tecentriq (atezolizumab).
Une comparaison chiffrée entre ces traitements serait méthodologiquement fragile sans essai les opposant directement : les populations incluses, l’histologie tumorale, les lignes de traitement antérieures, les critères d’évaluation et la durée de suivi diffèrent. Trodelvy, par exemple, présente aussi des toxicités cliniquement importantes ; dans sa population de tolérance figurant dans l’information produit, des diarrhées de grade 3 ou 4 ont été rapportées chez 11 % des patients. 6
Les cancers épidermoïdes du poumon disposent généralement de moins de possibilités de traitements ciblés que les CPNPC non épidermoïdes porteurs de certaines altérations génomiques. Après l’immunothérapie et la chimiothérapie au platine, les alternatives restent limitées.
Dans ce contexte, un traitement sans chimiothérapie associé à un bénéfice durable et solide sur la survie globale pourrait représenter une avancée importante, plutôt qu’un simple gain incrémental. Mais à ce stade, il s’agit d’une hypothèse clinique prometteuse : le gotistobart ne constitue pas encore un nouveau standard de soins. 1
Le gotistobart, aussi appelé BNT316 ou ONC-392, est un anticorps monoclonal anti-CTLA-4 sensible au pH. Il est conçu pour réduire sélectivement les lymphocytes T régulateurs immunosuppresseurs — souvent appelés Treg — présents dans le microenvironnement tumoral. 1
Sa conception sensible au pH vise à permettre la dissociation du complexe anticorps–CTLA-4 après son internalisation dans la cellule, afin de favoriser le recyclage de CTLA-4. L’objectif est de préserver davantage la fonction de ce point de contrôle immunitaire en périphérie, tout en renforçant la réponse immunitaire antitumorale au sein de la tumeur. 1
La Food and Drug Administration (FDA) américaine a accordé au gotistobart la désignation de médicament orphelin pour le CPNPC épidermoïde en 2025. Le candidat avait déjà obtenu une désignation Fast Track en 2022 pour les CPNPC métastatiques progressant après un traitement anti-PD-(L)1. 1
Les données de survie ne doivent pas faire oublier les effets indésirables immunologiques. Dans l’actualisation présentée à la WCLC, des événements indésirables liés au traitement de grade 3 ou plus ont concerné 44,4 % des patients sous gotistobart, contre 48,8 % sous docétaxel. 1
Les effets indésirables liés au traitement ont conduit à l’arrêt du traitement chez 15,6 % des patients sous gotistobart, contre 4,9 % sous docétaxel. La colite sévère était la principale toxicité liée au gotistobart de grade 3 ou supérieur. 1
Le bénéfice potentiel sur la survie doit donc être évalué au regard de cette toxicité immunitaire significative, notamment digestive. Les immunothérapies anticancéreuses peuvent provoquer une colite d’origine immunitaire nécessitant une interruption, voire un arrêt du traitement. 3
La seconde étape pivot de PRESERVE-003 se poursuit à l’échelle internationale afin de confirmer le bénéfice du gotistobart sur la survie globale face au docétaxel. 1
BioNTech a indiqué qu’une analyse intermédiaire était attendue vers la fin de 2026. Un résultat positif, obtenu dans une étude suffisamment puissante, pourrait modifier sensiblement la prise en charge de deuxième ligne ou des lignes ultérieures du CPNPC épidermoïde en rechute. À l’inverse, un résultat négatif ou moins convaincant atténuerait fortement l’interprétation des données de la première étape. Il est trop tôt pour anticiper cette issue.
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Dans l’étape 1 non pivot de PRESERVE 003, la survie globale médiane a atteint 18,5 mois avec le gotistobart, contre 10,0 mois avec le docétaxel.
Dans l’étape 1 non pivot de PRESERVE 003, la survie globale médiane a atteint 18,5 mois avec le gotistobart, contre 10,0 mois avec le docétaxel. Le hazard ratio de 0,56 suggère une réduction relative de 44 % du risque instantané de décès, sans pour autant constituer une preuve définitive.
L’étape 2 pivot de l’essai doit confirmer le bénéfice ; une analyse intermédiaire est attendue vers la fin de 2026.