Dans la nuit du 2 septembre, des dizaines de comptes Instagram de militants, journalistes et figures proches de l’opposition ont été désactivés ; les organisateurs évoquent un total pouvant dépasser 200 comptes. Les comptes relayaient les manifestations contre un projet de complexe de 1,4 milliard d’euros, soutenu p...
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Create a landscape editorial hero image for this Studio Global article: What happened when Instagram disabled dozens—possibly more than 200—accounts belonging to Albanian activists, journalists, and opposition fi. Article summary: The September 2 suspensions removed a key organizing and reporting channel for Albania’s anti resort movement just as protests against the Kushner linked development had become a wider challenge to Prime Minister Edi Ram. Topic tags: general web, chatgpt, prompt engineering, ai, workflow. Style: premium digital editorial illustration, source-backed research mood, clean composition, high detail, modern web publication hero. Use reference image context only for broad subject, composition, and topical grounding; do not copy the exact image. Avoid: logos, brand marks, copyrighted characters, real person likenesses, fake screenshots, UI text, readable text, watermar
La vague de suspensions du 2 septembre a privé le mouvement albanais opposé au projet de complexe hôtelier d’un outil essentiel de mobilisation et de couverture des rassemblements. Les éléments disponibles décrivent des suppressions rapprochées dans le temps, mais ils ne permettent pas d’établir que le gouvernement albanais ou le promoteur en est à l’origine. 13
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Des dizaines de comptes Instagram appartenant à des militants, journalistes et personnalités liées à l’opposition ont été suspendus ou désactivés pendant la nuit. Les organisateurs ont affirmé que le nombre réel de comptes touchés pourrait dépasser 200. Ces profils documentaient les manifestations, les heurts avec la police et le projet de complexe hôtelier de 1,4 milliard d’euros porté par Affinity Partners, la société d’investissement de Jared Kushner, sur l’île inhabitée de Sazan et le long de la côte protégée de Vjosa-Narta, dans le sud de l’Albanie. 13
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Les protestations, commencées à la fin du mois de mai, étaient initialement centrées sur l’environnement et la transparence autour du projet. Elles se sont ensuite élargies à des appels à la démission du Premier ministre Edi Rama. 11
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Des personnes concernées ont signalé avoir reçu, les semaines précédentes, des notifications pour atteinte présumée au droit d’auteur, des suppressions de contenus puis des suspensions de comptes. La disparition quasi simultanée de profils associés au même mouvement a nourri les soupçons d’une utilisation abusive ou coordonnée des procédures de signalement pour droit d’auteur. 13
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Le droit d’auteur peut légitimement conduire une plateforme à retirer un contenu contrefaisant. Mais l’existence de cette règle ne prouve pas que les plaintes visant ces publications étaient fondées. Le caractère apparemment fragile de certaines réclamations, associé à la concentration des sanctions, est précisément ce qui alimente les interrogations. 13
Meta a déclaré examiner les mesures prises et avoir déjà rétabli certains comptes supprimés par erreur, tout en présentant ses excuses pour les désagréments causés. 13
Toutefois, la restauration d’un compte ne signifie pas nécessairement un retour immédiat à la normale. Des utilisateurs ont fait état de restrictions persistantes, notamment sur la publication, la portée de leurs messages ou certaines fonctions du compte. Dans un mouvement où Instagram servait à informer en direct, mobiliser les participants et documenter les interventions policières, ces limitations peuvent continuer à entraver la communication, même après une réactivation. 13
Les rétablissements partiels renforcent l’hypothèse que certaines décisions initiales ont pu être erronées. Ils ne constituent cependant pas, à eux seuls, la preuve d’une censure politique intentionnelle.
L’eurodéputé Sandro Gozi, membre de Renew Europe et secrétaire général du Parti démocrate européen, a demandé des explications à Meta et à la Commission européenne. Les questions portent notamment sur la conformité de ces mesures avec les obligations des plateformes et sur une éventuelle influence des autorités albanaises dans les retraits. 15
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L’Albanie n’étant pas membre de l’Union européenne, les voies de recours directement prévues dans l’UE par le règlement sur les services numériques (DSA) ne s’y appliquent pas de la même façon. Meta reste néanmoins soumise aux règles européennes pour ses activités dans l’UE. L’épisode peut aussi peser politiquement dans le processus d’adhésion de l’Albanie, où la liberté des médias, la liberté d’expression et l’État de droit sont examinés.
Dans son rapport 2025 sur l’Albanie, la Commission européenne avait déjà relevé qu’en mars 2025, le gouvernement avait suspendu pendant douze mois l’accès à une grande plateforme sociale, officiellement au nom de la protection des mineurs. 3
Le point central demeure l’attribution. Les informations publiées font état d’une opération de modération très perturbatrice, concentrée sur des comptes reliés à la contestation, ainsi que de plaintes pour droit d’auteur contestées. Mais aucune preuve publique ne permet pour l’instant d’affirmer que l’État albanais, le promoteur du projet ou Meta a sciemment cherché à réduire au silence le mouvement.
Edi Rama a nié toute implication de l’État dans les mesures prises sur Instagram. Pour les opposants et les défenseurs des libertés numériques, l’affaire illustre néanmoins la vulnérabilité d’une mobilisation dont l’organisation, l’information et l’archivage reposent largement sur une seule plateforme. 13
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Dans la nuit du 2 septembre, des dizaines de comptes Instagram de militants, journalistes et figures proches de l’opposition ont été désactivés ; les organisateurs évoquent un total pouvant dépasser 200 comptes.
Dans la nuit du 2 septembre, des dizaines de comptes Instagram de militants, journalistes et figures proches de l’opposition ont été désactivés ; les organisateurs évoquent un total pouvant dépasser 200 comptes. Les comptes relayaient les manifestations contre un projet de complexe de 1,4 milliard d’euros, soutenu par Affinity Partners, sur l’île de Sazan et le littoral de Vjosa Narta.
Plusieurs utilisateurs disent avoir reçu auparavant des signalements pour atteinte au droit d’auteur.